Asset Management

Réglementation

La loi Pacte ouvre des perspectives aux gestionnaires d’actifs

Option Finance - 2 juillet 2018 - Laurence Boccara

Épargne salariale, Loi PACTE

C’est en septembre que la loi Pacte sera discutée au parlement. Ce texte qui a été présenté le 18 juin dernier, en conseil des ministres, comporte un copieux chapitre consacré à l’épargne retraite. Il prévoit notamment une simplification des dispositifs et la possibilité de sortir en rente ou en capital. Ces changements ont pour objectif de dynamiser le marché de l’épargne retraite. Une aubaine pour les acteurs traditionnels de l’épargne retraite, les gérants, mais aussi pour de nouveaux entrants potentiels comme les fintechs.

Un big bang imminent s’annonce dans l’univers de l’épargne retraite. Présenté le 18 juin dernier en conseil des ministres, le projet de loi Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises baptisé «loi Pacte» comprend un volumineux chapitre consacré à ce sujet. Objectif annoncé : rendre l’épargne retraite davantage attractive de façon à ce qu’elle devienne «le produit phare des Français car elle permettra de préparer l’avenir et de financer les entreprises en fonds propres», précise-t-on à Bercy.

En attendant le débat qui aura lieu en septembre prochain au Parlement, puis l’adoption du texte prévu en principe à l’automne prochain, un chapelet de mesures (voir encadré) est d’ores et déjà arrêté afin de dynamiser ce secteur «pauvre» de l’épargne. A titre indicatif, l’épargne retraite par capitalisation ne totalise, à ce jour, que 220 milliards d’euros d’encours, selon les données collectées par la Drees. C’est bien peu face au mastodonte de 1 700 milliards que représente l’assurance vie et aux 400 milliards placés dans l’épargne réglementée (livrets). Avec cette réforme, le gouvernement ambitionne ainsi de faire gonfler le volume placé dans les produits d’épargne retraite de 100 milliards pour atteindre les 300 milliards d’encours d’ici la fin du quinquennat en 2022.

Cet objectif suppose une accélération à venir de ce marché qui, jusqu’à présent, progressait bon an mal an, de 3 à 4 % par an. Elle pourrait être obtenue grâce à une plus grande simplicité et...

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