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Allianz Global Artificial Intelligence

Option Finance - 2 septembre 2019 - Carole Leclercq

Lancé en Europe fin mars 2017, et totalisant déjà 1,4 milliard d’euros d’encours sous gestion1, Allianz Global Artificial Intelligence investit, sans contrainte de capitalisation, dans des entreprises internationales cotées qui participent à la montée en puissance rapide de l’intelligence artificielle (IA) ou en bénéficient, et ce dans tous les secteurs.

Pourquoi investir dans ce fonds ?

«L’IA désigne la capacité d’un programme ou d’une machine à penser et à apprendre comme un être humain. Nous sommes désormais en mesure d’apprendre aux machines à voir, à entendre, à s’orienter et à interagir en temps réel, explique Johannes Jacobi, spécialiste produit chez Allianz Global Investors. Regroupant un vaste ensemble de technologies et de disciplines - apprentissage profond, apprentissage automatique, big data, vision 3D… -, l’IA a le potentiel de bouleverser les business models de nombreuses entreprises, de stimuler la prochaine vague d’innovation et plus largement de changer notre mode de vie et de travail.»
L’IA, que certains appellent la prochaine révolution industrielle, est déjà utilisée dans de nombreux secteurs (publicité, aérospatial, agriculture, automobile, éducation, énergie, finance, juridique, médias, secteur manufacturier, distribution, technologie, transports et santé)  avec un potentiel significatif sur l’économie mondiale. L’institut McKinsey estime à 13.000 milliards de dollars le potentiel de l’IA d’ici 2030. «C’est donc une thématique d’investissement très prometteuse», fait valoir Johannes Jacobi.
Géré activement, le fonds Allianz Global Artificial Intelligence investit dans un large éventail de technologies et de secteurs accueillant la puissance disruptive de l’IA. L’idée étant qu’au cours des prochaines décennies, l’IA sera probablement le principal facteur d’innovation et de disruption dans tous les secteur d’activité.
La stratégie du fonds capitalise sur l’expertise d’une équipe de gestion basée à San Francisco, très expérimentée dans la couverture du secteur des technologies et ayant noué des relations étroites dans toute la Silicon Valley. «Notre compréhension de l’évolution de l’IA, de ses limites et de ses opportunités nous permet d’avoir une longueur d’avance dans l’identification des entreprises les plus exposées à ce secteur», souligne Johannes Jacobi. Une expertise qui permet au fonds de se distinguer avec une hausse de 42,17 %2 net de frais depuis son lancement le 26 avril 2017 et une hausse de 31,91 % net de frais depuis le début de l’année 2019. 

Le processus d’investissement

La sélection d’environ 40 à 100 valeurs composant le portefeuille repose sur une analyse bottom-up fondamentale approfondie. À partir d’un univers d’actions internationales, l’équipe de gestion, assistée par la plateforme de recherche mondiale d’AllianzGI et des analystes expérimentés du secteur, affine en permanence une liste de plus de 1 000 entreprises innovantes susceptibles de tirer parti de l’IA, et ce au sein des trois grandes catégories de valeurs sur lesquelles le fonds se positionne : infrastructures, applications et secteurs utilisateurs. L’équipe de gestion va ainsi réduire l’univers de départ à quelques 150 à 200 valeurs investissables, en mettant l’accent sur l’effet transformationnel de l’IA sur leur croissance future, leur rentabilité et leurs avantages concurrentiels. Les valeurs doivent aussi répondre à des critères stricts de croissance, qualité et valorisation. «Les interactions fréquentes avec les managements des entreprises, notamment celles de plus petite taille ou dont le suivi n’est pas assez régulier, nous permettent de forger nos opinions quant à leurs perspectives mais aussi pour déterminer les principales différences entre concurrents», explique Johannes Jacobi. Plus de 1 000 réunions sont ainsi organisées chaque année avec les dirigeants des entreprises. L’équipe de gestion a par ailleurs recours à un filtrage quantitatif afin de ne laisser passer aucune entreprise ou idée qui n’aurait pas été détectée par leur recherche fondamentale.
   

La société de gestion

Gestionnaire de premier plan avec 535 milliards d’euros d’actifs sous gestion et plus de 730 professionnels de l’investissement présents dans 24 bureaux à travers le monde3, Allianz Global Investors met en œuvre une approche résolument active de la création de valeur. Le gestionnaire propose des solutions d’investissement internationales pour les particuliers, les family office et les investisseurs institutionnels, portées par d’importantes capacités de recherche, et s’appuie sur des équipes de distribution et de gestion locales.

1.  Au  31/07/2019
2. Part RT EUR non couverte en change au  31/07/2019
3.  Au 31/03/2019


Questions à… Johannes Jacobi, spécialiste produit IA chez Allianz Global Investors

Johannes Jacobi, spécialiste produit IA, Allianz Global Investors
Allianz Global Investors

L’équipe de gestion
Basée à San Francisco, l’équipe en charge du fonds Allianz Global Artificial Intelligence est composée de 2 gérants (Sebastian Thomas et Stephen B. Jue) et de 3 analystes (Catherine McCarthy, James Chen et Stephen K. McDonald). En charge de portefeuilles dans le secteur des technologies depuis 2004, totalisant aujourd’hui quelque 5 milliards de dollars, cette équipe bénéficie de plusieurs décennies d’expérience dans la couverture du secteur des technologies. Elle s’est par ailleurs distinguée en tant que conseil du fonds IA de Sumitomo Mitsui lancé en septembre 2016 et qui détient désormais 3,1 milliards de dollars d’actifs sous gestion.


Un minimum d’investissement dans l’IA est-il requis de la part des sociétés sélectionnées ?
Le marché de l’intelligence artificielle n’en est qu’à ses débuts. Pour être retenues, les entreprises ne doivent donc pas nécessairement tirer aujourd’hui la majorité de leurs revenus directement de l’IA. Mais cela peut déjà être un vecteur de transformation pour les business model avec un niveau d’investissement modeste. Pour qu’une entreprise soit intégrée au portefeuille, elle doit fournir des technologies clés qui accélèrent le développement et l’adoption de l’IA, ou exploiter des ensembles de données uniques à l’aide de l’intelligence artificielle en vue de générer une valeur actionnariale accrue. Elle doit aussi présenter une exposition supérieure à celle de ses pairs, pour gagner durablement des parts de marché et/ou dégager un avantage en termes de coûts.

Quel est le profil actuel du fonds ?
Les infrastructures d’IA, qui permettent le développement d’un écosystème d’IA (gestion des données à travers le Big data, l’Internet des Objets, le Cloud, la téléphonie mobile…), représente environ 45 % de l’actif. Cela regroupe des entreprises des secteurs des semi-conducteurs, des composants électroniques et des logiciels d’infrastructure, comme Nvidia, Broadcom ou On Semi. Le développement de nouveaux logiciels et applications d’IA dans le domaine de l’aide à la décision et à l’analyse de ces données représente environ 25 % de l’actif. Ces applications, proposées par des sociétés comme Salesforce, Yelp ou ServiceNow, contribuent à renforcer l’automatisation, à affiner les recommandations, à accélérer les processus de prise de décision et à diminuer sensiblement les coûts. La 3e catégorie, qui représente environ 30 % de l’actif, regroupe des entreprises de différents secteurs, comme Tesla, Amazon ou Deere & Co qui intègrent déjà les technologies liées à l’IA et en tirent les premiers bénéfices.

Le profil des valeurs sélectionnées est-il appelé à évoluer ?

La représentation d’entreprises hors États-Unis dans le portefeuille est aujourd’hui relativement modeste car les premières phases de développement de l’IA se concentrent encore principalement dans la Silicon Valley. L’intelligence artificielle conquérant de plus en plus d’entreprises aux quatre coins du globe, nous anticipons un renforcement de la diversification géographique du fonds au fil du temps. A ce titre, la Chine ne cache pas ses ambitions de devenir le nouveau hub de l’intelligence artificielle dans les 15 à 20 prochaines années. La diversification sectorielle du fonds devrait également croître. Notre portefeuille est déjà exposé à de nombreuses entreprises non technologiques, et ce dans les secteurs de l’automobile, de la consommation, de la santé et de la finance. À mesure que l’effet disruptif de l’IA va se généraliser, le fonds devrait être de plus en plus exposé à des entreprises relevant d’autres secteurs économiques.

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