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Allianz Strategic Bond

Funds Magazine - 03 Juillet 2020 - Carole Leclercq

Fonds obligataires

Pourquoi investir dans ce fonds ?

«Un fonds obligataire totalement décorrélé du marché actions», tel est le credo du fonds Allianz Strategic Bond lancé fin 2019 au sein de la sicav luxembourgeoise d’Allianz Global Investors (AllianzGI) pour la clientèle européenne. Si ce principe semble évident, la stratégie de ce fonds obligataire international sans contrainte se veut pourtant différente de ses pairs.

Eprouvée depuis 2016 au sein d’un véhicule de droit britannique dont les encours avoisinent les 2 milliards d’euros, elle cherche à surperformer son indice obligataire global de référence quel que soit le contexte de marché, tout en visant explicitement une corrélation nulle avec les actions, et sans jamais dépasser + 0,4 sur un horizon de trois ans. «La majorité des fonds obligataires flexibles présentent un biais marqué sur le crédit investment grade, avec une exposition complémentaire au haut rendement*, souligne Mike Riddell, responsable de l’équipe “macro unconstrainted” d’AllianzGI. De fait, ils se comportent davantage comme des fonds en actions.»

Pour que le fonds Allianz Strategic Bond offre une protection lors de phases baissières et améliore la performance ajustée du risque globale du portefeuille, l’équipe de gestion déploie une stratégie global macro discrétionnaire. «Cela nous confère la flexibilité nécessaire et une large palette d’outils pour repositionner le portefeuille en fonction de l’évolution de nos perspectives économiques», précise Mike Riddell. En vue de diversifier ses sources de rendement, la stratégie repose sur quatre sources d’alpha : les taux, les spreads de crédit, l’inflation et les devises. «Nous pouvons ainsi exploiter de manière optimale les opportunités d’alpha obligataires en ayant notamment la capacité de nous positionner en dehors de l’univers conventionnel», fait valoir Mike Riddell.

Autre point différentiant : son approche résolument «value» et «asymétrique». «Là encore, il paraît évident de rechercher des actifs dont la valorisation ne reflète pas nos perspectives macroéconomiques et qui présentent un potentiel de hausse supérieur aux risques baissiers. La plupart des gestions obligataires reposent sur le momentum et surpondèrent les actifs déjà correctement valorisés.»

La stratégie d’Allianz Strategic Bond peut donc constituer une véritable opportunité pour les investisseurs suivant un indice de référence global aggregate et/ou jouer un rôle de diversification pour les investisseurs exposés au crédit. «Au sein d’un portefeuille diversifié, les investisseurs souhaitent qu’un fonds obligataire conserve sa valeur ou, encore mieux, génère des rendements positifs lorsque les actifs risqués s’effondrent. Nous sommes convaincus que la stratégie d’Allianz Strategic Bond répond également à ce besoin», conclut Mike Riddell.

La construction du portefeuille

Le processus d’investissement du fonds repose sur une approche top-down, plus précisément global macro discrétionnaire. La première étape consiste à identifier des idées d’investissement fondées sur une vision macroéconomique. L’équipe de gestion décide ensuite de la meilleure façon de les mettre en œuvre en utilisant toute la gamme d’outils à sa disposition : taux, spreads de crédit, inflation et devises. «Lors de la construction du portefeuille, nous considérons l’indice de référence comme une position neutre», précise Mike Riddell.

Pour assurer le profil asymétrique du portefeuille, la gestion du risque est essentielle tout au long du processus de gestion. «Notre objectif est de couvrir les risques extrêmes mis en évidence lors des analyses des scénarios et des tests de résistance du portefeuille réalisés durant le processus d’investissement», précise Mike Riddell.

Pour optimiser le potentiel de diversification du fonds et sa capacité à s’adapter à tous les environnements de marché, l’équipe de gestion recourt souvent aux instruments dérivés lors de la construction du portefeuille, et ce afin, justement, d’adapter l’exposition au risque ou de couvrir certains risques. «Outre la vaste gamme d’instruments obligataires traditionnels, nous utilisons régulièrement les contrats “future”, les forwards, les swaps de taux d’intérêt, les swaps d’inflation, les credit default swaps et les options, précise Mike Riddell. Le profil asymétrique des options est particulièrement intéressant avec la possibilité de mettre en place des stratégies d’options longues qui présentent de faibles risques baissiers et un potentiel de hausse considérable**.»

La société de gestion

Allianz Global Investors est un gestionnaire d’actifs de premier plan qui compte près de 800 professionnels de l’investissement présents dans 25 bureaux à travers le monde. AllianzGI gère plus de 510 milliards d’euros d’actifs pour les particuliers, les family offices et les investisseurs institutionnels (données au 31 mars 2020).

Les convictions de l’équipe de gestion

La stratégie Allianz Strategic Bond est gérée par l’équipe de gestion «macro unconstrainted» dont Mike Riddell est responsable. Basée à Londres et composée de quatre gérants expérimentés, cette équipe s’appuie sur la plateforme mondiale de recherche (25 collaborateurs rien que pour le crédit) et d’investissement d’AllianzGI, et sur l’expertise de l’ensemble de la gestion obligataire à travers le monde. «Nous avons la flexibilité et l’autonomie d’une “boutique”, tout en bénéficiant de toutes les ressources d’une organisation internationale de premier plan», résume Mike Riddell.

La stratégie a-t-elle fait ses preuves de non-corrélation aux actions et d’adaptation aux différents contextes de marché ?

La stratégie Allianz Strategic Bond est déployée depuis le 28 juillet 2016 au sein de notre véhicule de droit britannique et peut servir de référence. Son historique de performance témoigne de sa solidité dans différents contextes de marché et de sa capacité à offrir un profil de performance asymétrique. Depuis son lancement, la corrélation avec les actions s’élève à + 0,03. Sa performance est également régulière, avec une progression cumulée de + 39,78 %, contre + 8,89 % pour son indice de référence, et une performance annuelle moyenne de + 9,12 %, contre + 2,24 % pour l’indice (part I en GBP au 29 mai 2020)1. 

Quelle est la valeur ajoutée de l’inflation et des devises comme sources d’alpha ?

Il s’agit, selon nous, de sources d’alpha souvent sous-estimées par les investisseurs obligataires internationaux. Nous pouvons prendre des positions sur les anticipations d’inflation du marché via des obligations indexées sur l’inflation ou des swaps d’inflation, avec par exemple actuellement une position longue sur l’inflation à deux et cinq ans aux Etats-Unis. Même si le portefeuille neutre est entièrement couvert dans la devise de base, nous constituons également des positions de change actives et utilisons souvent les devises pour couvrir les risques extrêmes au sein du portefeuille. C’est actuellement le cas avec une position longue sur le yen, une modeste position longue sur le dollar américain, ainsi que des positions courtes sur les marchés émergents et la livre sterling.

Comment gérez-vous les opportunités au sein du crédit ?

Pour viser une corrélation explicitement nulle avec les actions, nous ne devons pas adopter un biais structurel long sur les spreads de crédit. Pour autant, nous ne négligeons pas les opportunités qui se présentent et en recherchons sur tout le spectre des notations. Nous avons également une gestion très active et flexible sur ce segment. Ainsi, début 2020, nous étions déjà légèrement baissiers sur le crédit en raison de valorisations aux plus hauts historiques. Mais lorsqu’il nous est devenu évident, dès mi-janvier, que la pandémie de Covid-19 allait engendrer un choc économique considérable, nous avons anticipé une correction majeure et avons adopté sur le crédit un positionnement aussi baissier que nous le permettait notre mandat. Nous avons depuis pris des bénéfices et presque intégralement inversé le positionnement du portefeuille sur le crédit, car nous anticipons une forte reprise économique mondiale d’ici la fin de l’année.

Comment abordez-vous la problématique de la liquidité ?

La liquidité des sous-jacents est capitale pour la stratégie, car elle nous donne la flexibilité nécessaire pour repositionner nos expositions en fonction de l’évolution de nos convictions macroéconomiques.

La liquidité est donc prise en compte lors de la sélection des instruments utilisés au sein du portefeuille. Ainsi, le positionnement à plus de 60 % du fonds fin mai sur le crédit est le maximum que nous puissions nous autoriser afin de ne pas nous retrouver dans une situation délicate si les perspectives économiques changeaient brutalement.

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