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Aviva Investors Alpha Yield

Option Finance - 7 mai 2020 - Marianne di Meo

Aviva Investors Alpha Yield est un fonds crédit «high beta» géré de manière flexible et opportuniste, sans contrainte d’investissement.

Pourquoi investir dans ce fonds ?

Aviva Investors Alpha Yield est un fonds crédit «high beta» géré de manière flexible et opportuniste, sans contrainte d’investissement. La flexibilité se traduit de plusieurs manières. Tout d’abord, il s’agit d’une gestion de conviction, qui s’affranchit de tout indice de référence. Il n’y a pas non plus de contrainte en matière de notation des émetteurs (le fonds est néanmoins principalement investi dans les obligations à haut rendement, notation inférieure à BBB- Standard & Poor’s ou équivalent) ou de répartition géographique des investissements. Concernant la duration, celle-ci peut évoluer dans une fourchette comprise entre - 2 et + 10. Enfin, l’équipe de gestion a toute latitude pour couvrir en partie le risque crédit et le risque de taux si l’environnement lui semble défavorable, grâce à l’utilisation de dérivés. Cette philosophie de gestion vise à approcher la performance des fonds de la catégorie high yield dans des marchés haussiers et à amortir les baisses dans des marchés adverses. 

L’un des points forts du fonds repose sur sa gestion collégiale. L’équipe est composée de deux gérants expérimentés aux profils complémentaires : Alban Tourrade, responsable de la gestion crédit euro d’Aviva Investors France, qui a développé une expertise spécifique sur le secteur financier, et Pierre Ceyrac, gérant spécialisé dans le crédit high yield. Ils s’appuient également sur les compétences de Karine Petitjean, gérante crédit euro, plus spécialisée dans le crédit corporate. Les décisions en matière d’allocation du risque entre les différentes stratégies du portefeuille et en matière de protection ou de surexposition au risque crédit sont prises en commun. 

Le processus de gestion

Le fonds, géré par Aviva Investors France, met en œuvre une gestion de conviction, sans contrainte d’indicateur de référence. Son univers d’investissement est très large, puisqu’il peut être exposé à l’ensemble des marchés d’obligations d’entreprises, à l’échelle mondiale. Même si le fonds cible principalement les obligations à haut rendement, il a accès à l’ensemble des notations et peut donc tout à fait être positionné sur des émetteurs mieux notés si les gérants jugent utile d’abaisser le niveau de risque du portefeuille. Il peut par ailleurs utiliser tout le spectre de séniorité de la dette. «Au final, l’univers d’investissement représente environ 15 000 titres investissables, ce qui nous permet de faire preuve de flexibilité lorsque l’environnement de marché change», souligne Pierre Ceyrac, l’un des gérants du fonds. Le portefeuille se décompose en quatre stratégies : le «cœur», axé sur les obligations à haut rendement, la recherche de rendement se faisant principalement à travers ce segment de marché ; une stratégie constituée de dettes subordonnées financières, bancaires et d’assurances ; une autre d’obligations corporate hybrides (il s’agit principalement de dettes subordonnées d’émetteurs notés investment grade, AAA à BBB- selon Standard & Poor’s, qui peuvent offrir un supplément de rendement) ; et, enfin, une stratégie dite «low beta». Cette dernière, dont la duration est longue, constitue le matelas naturel du fonds. Elle permet au fonds d’amortir les chocs lorsque les marchés sont baissiers et d’être un peu moins dépendant du «market timing» en matière de politique de couverture du risque directionnel des spreads de crédit. 

S’agissant d’un fonds de conviction, la performance provient avant tout de la sélection des émissions. Le portefeuille compte entre 110 et 120 lignes, le choix des titres reposant sur trois critères : des éléments fondamentaux (notation de l’émetteur, niveau d’endettement de l’entreprise et ratios de couverture, etc.), des éléments de valorisation (l’équipe de gestion recherche des titres qu’elle estime décotés) et des éléments techniques (taille de l’émission, liquidité…). Pour générer des idées d’investissement, l’équipe de gestion met à profit toutes les expertises d’Aviva Investors. En plus de s’appuyer sur l’équipe de recherche crédit du groupe, composée de 27 analystes à travers le monde, elle échange également avec les autres membres de l’équipe de gestion obligataire globale, Global High Yield et Global Investment Grade, basés dans différents pays. 

Le fonds est libellé en euros mais a la possibilité d’investir dans d’autres devises, l’équipe de gestion s’attachant alors à chercher à limiter au maximum le risque de change par le biais de couvertures. L’équipe bénéficie aussi de l’appui du «distress committee» visant à évaluer de manière approfondie les émissions haut rendement dont la qualité de crédit s’est dégradée.  

La société de gestion

Aviva Investors est la société de gestion d’actifs du groupe d’assurances Aviva. Représentée dans 14 pays, Aviva Investors gère 408 milliards d’euros d’actifs à fin décembre 2019, dont 118 milliards d’euros sur le crédit. Aviva Investors France est le pôle d’expertise du groupe sur les classes d’actifs en euro. La société de gestion attache une importance particulière à son identité d’investisseur responsable, les critères ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance) s’intégrant au cœur de la gestion. 

Les convictions de l’équipe de gestion, Alban Tourrade et Pierre Ceyrac

La gestion d’Aviva Investors Alpha Yield est assurée de manière collégiale par Alban Tourrade (à gauche) et Pierre Ceyrac, en collaboration avec Karine Petitjean. Alban Tourrade est responsable de l’équipe de gestion crédit euro d’Aviva Investors France depuis 2015. Il a tout d’abord intégré la société de gestion en tant qu’analyste crédit sur le secteur financier, avant de devenir gérant obligataire OPC crédit euro. Alban Tourrade est titulaire d’un master de finance de l’université de Cergy-Pontoise, d’un master spécialisé en techniques financières de l’Essec et d’un diplôme de la SFAF. Pierre Ceyrac est gérant au sein de l’équipe Global High Yield. Avant d’occuper ce poste, il était spécialiste d’investissement dans l’équipe Global High Yield d’Aviva Investors. Il est diplômé d’un master en finance de l’université Paris-Dauphine et d’un MSc en banque et finance octroyé par la Queen Mary University of London. Il est aussi CFA® charterholder.

Quels segments du marché du crédit privilégiez-vous ? 

Dans un contexte de taux d’intérêt très bas, nous restons fortement exposés sur les obligations à haut rendement. Elles nous semblent toujours attractives, de part et d’autre de l’Atlantique. Compte tenu de la crise actuelle, nous nous attendons à une hausse du taux de défaut sur les douze prochains mois (de l’ordre de 8 à 10 % en Europe et entre 10 et 12 % aux Etats-Unis du fait de la forte proportion d’émetteurs américains appartenant au secteur de l’énergie). Néanmoins, si l’on fait preuve de sélectivité, ce segment de marché offre toujours des retours sur investissement intéressants, supérieurs à 10 %. Nous identifions également des opportunités d’investissement au sein des financières subordonnées. Les CoCo Bonds (obligations contingentes convertibles) ont beaucoup souffert au cours des dernières semaines, en raison des inquiétudes sur le paiement ou non des coupons. Les valorisations nous semblent aujourd’hui très attrayantes, mais il convient également de faire preuve de sélectivité dans le choix des émetteurs. Pour notre part, nous privilégions les établissements bancaires de certains pays périphériques de la zone euro, comme l’Espagne et l’Italie, en ne retenant que ceux dont les bilans sont jugés sains par nos analystes.  

Avez-vous procédé à des ajustements du portefeuille pour faire face à la crise actuelle ? 

Compte tenu du risque accru de défaut à court terme sur les émetteurs à notation très basse et très endettés, nous avons préféré solder certaines positions jugées fragiles, pour basculer sur des émetteurs moins risqués et plus résilients. Cette flexibilité, qui est caractéristique de notre gestion, permet au fonds de mieux résister que les indices high yield depuis le début de l’année.  

Avez-vous également mis en place des couvertures ? 

Nous avons eu recours aux instruments dérivés dès la fin du mois de janvier. En effet, nous avons observé le nombre de cas de Covid-19 augmenter en Chine et en Asie du Sud-Est et nous nous attendions à ce que la crise sanitaire se propage en Europe. Par ailleurs, nous avons été alertés par un élément technique sur le marché du high yield, avec la détérioration de la balance de liquidités moyenne des gestionnaires de fonds de stratégie «european high yield». Les récentes annonces de la Réserve fédérale américaine, qui envisage de racheter les obligations des «fallen angels» ainsi que des ETF sur obligations à haut rendement, ont entraîné un resserrement sur l’indice Crossover dont nous avons profité pour renforcer nos protections. Elles atteignent actuellement un plus haut historique depuis le lancement du fonds en 2008. 

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