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Gestion diversifiée

BHF Value Balanced FT

Funds Magazine - Janvier 2018 - Marianne di Meo

BHF Value Balanced FT

Le fonds BHF Value Balanced FT vient d’être enregistré à la commercialisation en France, mais il a été lancé il y a une dizaine d’années sur le marché allemand.

Pourquoi investir dans ce fonds ?

Le processus de gestion a donc été largement éprouvé. Depuis sa création, en 2007, le fonds a régulièrement surperformé son indice de référence, tout en maintenant un niveau de risque maîtrisé. Ce produit, qui offre un couple rendement/risque attrayant sur le moyen terme, moyennant toutefois un risque de perte en capital, s’adresse aux investisseurs qui recherchent une performance supérieure à celle des actifs non risqués sans subir un niveau de volatilité trop élevé. Il est exposé sur les actions (européennes et américaines), mais son exposition à cette classe d’actifs est flexible et varie entre 35 % et 60 % selon les opportunités d’investissement de l’équipe de gestion. Le solde du portefeuille est investi en obligations, essentiellement notées investment grade (supérieure à BBB), afin d’aller chercher un rendement complémentaire sans pour autant accroître significativement la volatilité. Cette stratégie a permis de limiter à environ 7 % la volatilité annualisée du fonds sur les cinq dernières années, alors qu’elle se situe entre 17 et 20 % pour les marchés d’actions européens. Par ailleurs, la baisse maximum du fonds sur cinq ans est inférieure à 10 %, preuve que le risque est bien maîtrisé dans ce fonds en partie exposé aux actions. BHF Value Balanced FT est classé cinq étoiles chez Morningstar.
Actuellement, le fonds est géré par FRANKFURT-TRUST Invest Luxemburg AG et conseillé par BHF Trust.

Le processus de gestion

La gestion du fonds va s’appuyer sur un certain nombre de facteurs pour déterminer l’allocation d’actifs, et notamment la place accordée aux actions dans le portefeuille. A ce stade, les facteurs tels que la croissance et la dynamique des résultats, le sentiment des investisseurs et les niveaux de valorisation des marchés boursiers vont influencer l’exposition aux actions.
Le processus de gestion repose sur une approche bottom-up, c’est-à-dire sur la recherche de sociétés offrant les meilleures notes sur trois thématiques bien précises : la croissance (y compris sa régularité dans le temps), la rentabilité (marge opérationnelle, retour sur capitaux engagés) et la valorisation (en matière de PER, de VE/Ebit…). La gestion applique dans un second temps une analyse qualitative et fondamentale, qui consiste par exemple à vérifier si les marchés sous-jacents sont en croissance régulière, si la société bénéficie d’avantages compétitifs ou si le management a fait ses preuves en matière de réalisation des objectifs. Au final, 25 à 35 titres en moyenne sont intégrés dans le portefeuille.
En ce qui concerne la partie obligataire du portefeuille, elle peut être composée d’obligations d’Etat ou d’entreprises. Régulièrement, la connaissance acquise sur les sociétés, notamment en matière de génération de cash-flow, permet de s’intéresser non seulement à leurs actions mais aussi à leurs obligations. La qualité et la visibilité sont privilégiées, notamment par rapport au rendement, avec comme objectif d’apporter une contribution complémentaire à la performance du portefeuille sans augmenter significativement sa volatilité.

La société de gestion

ODDO BHF Asset Management, qui est en charge de la distribution du fonds en France, fait partie du groupe financier franco-allemand ODDO BHF fondé en 1849. ODDO BHF AM est un leader indépendant de la gestion d’actifs en Europe. Il regroupe les entités ODDO BHF AM GmbH et FRANKFURT-TRUST en Allemagne et ODDO BHF AM SAS en France qui, ensemble, gèrent des actifs totalisant plus de 61 milliards d’euros.
ODDO BHF AM propose à ses clients institutionnels et distributeurs une gamme unique de solutions d’investissement performantes dans toutes les principales classes d’actifs, y compris les actions européennes, les stratégies quantitatives, les obligations et les solutions d’allocation d’actifs.
Sur une base combinée, 70 % des actifs sous gestion proviennent de clients institutionnels et 30 % de partenaires de distribution. Les équipes opèrent à partir des centres d’investissement de Düsseldorf, Francfort et Paris, avec des implantations supplémentaires au Luxembourg, à Milan, Genève, Stockholm, Madrid et Abu Dhabi.
ODDO BHF AM se concentre sur l’accompagnement à long terme de ses clients. La taille, l’indépendance et la gestion de l’entreprise permettent à ses équipes d’être réactives, flexibles et innovantes pour aider ses clients à maîtriser leurs défis.

Les convictions de gestion

L’équipe en charge du fonds : Armel Coville (ODDO BHF AM SAS, porte‐parole du fonds en France) est diplômé de l’ESC Bordeaux et membre de la SFAF. Il a commencé sa carrière en 1994 en tant qu’analyste financier dans le secteur automobile, puis dans la distribution spécialisée chez Massonaud, Fontenay, Kervern (groupe ABN AMRO). Il a rejoint Oddo Securities en 2000 pour diriger l’équipe d’analyse financière consommation. En 2008, il est devenu analyste-gérant allocation d’actifs et gestion alternative, en charge des marchés actions européens, chez ODDO BHF Asset Management.

L’exposition aux actions est actuellement dans le haut de la fourchette. La gestion reste donc très confiante sur cette classe d’actifs ?

Les actions représentent 56 % du portefeuille, un niveau très proche du seuil maximal autorisé de 60 %. Cela reflète une opinion positive sur les marchés d’actions. Le contexte est en effet, selon nos analyses, favorable pour la croissance et donc pour les actifs plus risqués. En Europe, la croissance économique a accéléré en 2017. Quant aux Etats-Unis, on sait maintenant que la réforme fiscale sera bien adoptée, ce qui va soutenir les perspectives. Le portefeuille est surpondéré sur l’Europe par rapport aux Etats-Unis, car les niveaux de valorisation sont plus tendus outre-Atlantique. Le biais sur les sociétés de qualité intervenant sur des segments de marché en croissance se traduit dans la composition du portefeuille : on y trouve des valeurs technologiques (comme Capgemini) et de consommation, notamment celles qui profitent de l’essor de la demande dans les pays émergents (LVMH, Anheuser-Busch).


Quel est le rôle de la poche obligataire du portefeuille ?
Le fonds est équilibré, «balanced». De fait, l’exposition aux produits de taux apporte une décorrélation qui permet d’amortir les phases plus adverses des marchés d’actions, en matière de performances et de volatilité. La poche obligataire ne doit pas démultiplier les sources de risques, qui doivent rester circonscrites à la partie actions du portefeuille. Celui-ci est donc concentré majoritairement sur les émetteurs bien notés (investment grade). Le high yield et les entreprises non notées ne peuvent pas représenter plus de 10 % du fonds.
Le portefeuille a la possibilité d’avoir, de manière tactique, une poche d’investissement à plus court terme.


Quels sont actuellement les partis pris ?

Précisons que cette stratégie de diversification représente généralement entre 5 et 10 % du portefeuille. Depuis environ un an, il a été ajouté une composante «reflation», à travers des secteurs sensibles à la reprise de la croissance, de l’inflation et à la remontée des taux, comme les matières premières et l’assurance. Dans cette optique, le portefeuille est par exemple positionné sur Allianz, qui constitue la quatrième ligne du portefeuille.

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