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BNY Mellon Sustainable Global Real Return Fund (EUR)

Funds Magazine - 24 novembre 2020 - Marianne Di Meo

Pourquoi investir dans ce fonds ?

Depuis 2004, BNY Mellon Investment Management propose une stratégie diversifiée absolute return qui totalise 13,9 milliards d’euros d’encours (au 31 octobre 2020), gérée par sa filiale Newton Investment Management. Un certain nombre d’investisseurs ayant exprimé leur volonté de pouvoir se positionner sur une version responsable de cette stratégie, la société de gestion a lancé au mois de février dernier le fonds BNY Mellon Sustainable Global Real Return Fund. Ce dernier est géré par la même équipe et suit la même stratégie, qui a fait ses preuves au fil du temps, notamment en résistant bien dans les périodes de crise. Seule différence notable entre les deux versions de la stratégie : l’univers d’investissement du nouveau fonds, qui suit une approche responsable, est plus restreint, avec 80 à 85 % de sous-jacents en commun avec le fonds historique.

La palette d’investissements de ce fonds diversifié est très large : en plus des actions et des obligations à l’échelle globale, la stratégie peut également investir dans l’or physique à travers des ETC ; elle se positionne aussi sur des actifs réels et alternatifs : valeurs immobilières, véhicules d’investissement dans les énergies renouvelables et les infrastructures, etc.La stratégie vise à générer une performance positive indépendamment des phases de marché (l’objectif est de surperformer l’Euribor 1 mois de 4 % par an sur une période de cinq ans, avant imputation des frais), avec un accent fort mis sur la préservation du capital. Dans ce cadre, l’équipe de gestion jouit d’une grande flexibilité pour piloter l’allocation d’actifs. Ce pilotage actif de l’allocation permet notamment de faire face aux phases de marché marquées par un manque de visibilité et une volatilité accrue, comme c’est actuellement le cas.

Le processus de gestion

La conviction qu’aucune entreprise, aucune économie et aucun marché ne peut être analysé(e) isolément, chacun(e) devant être replacé(e) dans un contexte global, est au cœur de la philosophie d’investissement de Newton. La stratégie de gestion suit une approche thématique, consistant à identifier les tendances majeures qui vont tirer la croissance économique et les grands facteurs de changements structurels à moyen et à long termes, afin de cibler les entreprises qui vont en bénéficier. Parmi ces tendances figurent en particulier la révolution numérique, les évolutions démographiques (notamment le vieillissement de la population), et le changement climatique. Ce dernier sujet, très large, englobe l’énergie propre, les infrastructures efficientes, les véhicules électriques et la gestion des ressources tout au long de leur cycle de vie. L’équipe de gestion appréhende également l’impact de ce thème sur les politiques des gouvernements, sur la stratégie des entreprises ainsi que sur les habitudes de consommation.

Le portefeuille est composé de deux poches : un cœur de portefeuille comprenant des actifs de rendement qui ont vocation à générer de la performance, complété par une couche protectrice composée d’actifs de couverture ou de stabilisateurs visant à limiter l’impact de la volatilité des marchés sur la performance totale du fonds. On trouve ainsi dans le cœur de portefeuille des actions, des obligations d’entreprises, de la dette émergente ou encore des investissements dans les infrastructures. Parmi les actifs stabilisateurs figurent l’or physique, les liquidités ou obligations de court terme, les emprunts d’Etat traditionnels et les obligations indexées sur l’inflation.

L’allocation d’actifs du fonds est pilotée de manière active, afin d’optimiser en permanence son positionnement eu égard aux perspectives des entreprises et de lui permettre d’atteindre son objectif de performance. Pour ce faire, l’équipe de gestion s’appuie sur l’équipe de recherche qui compte 29 collaborateurs expérimentés.

La construction du portefeuille est décidée de manière collégiale par les huit gérants de l’équipe «Real Return» et n’est soumise à aucune contrainte.

Le fonds se distingue par l’accent placé sur l’investissement durable : son approche vise à encourager l’amélioration du comportement ESG, notamment à travers des échanges avec les émetteurs détenus en portefeuille ou appartenant à l’univers d’investissement. 

La société de gestion

Avec plus de 2 000 milliards de dollars d’actifs sous gestion au 30 septembre 2020, BNY Mellon Investment Management fait partie des plus grands gérants d’actifs au monde. La société de gestion se distingue par son modèle multi-boutiques reposant sur huit sociétés d’investissement, dont Newton qui gère le fonds BNY Mellon Sustainable Global Real Return Fund (EUR). Basée à Londres, elle a développé depuis quarante ans des expertises fortes en gestion diversifiée, sur les actions internationales et les obligations. Les encours de Newton se montent à près de 50 milliards d’euros (au 30 septembre 2020).

Les convictions de l’équipe de gestion

Philip Shucksmith a rejoint l’équipe «real return» de Newton Investment Management en 2008. Il est gérant responsable de la gestion des obligations d’entreprises, des obligations convertibles et des métaux précieux au sein de la stratégie «Real Return», collaborant étroitement avec l’équipe crédit et les analystes. Il est co-gérant principal de la stratégie «Sustainable Global Real Return». Philip Shucksmith est titulaire du CFA.

Ce nouveau fonds se distingue de la stratégie historique par son approche responsable. Quelle est-elle ?

L’analyse extra-financière intervient à plusieurs niveaux dans le processus de gestion. Tout d’abord, le fonds n’investit pas dans les compagnies de tabac, les entreprises ne respectant pas le Pacte mondial de l’ONU, ou celles que nous jugeons incompatibles avec l’objectif de contenir la hausse de la température planétaire en dessous de 2 °C. Ensuite, nos analystes actions et obligations intègrent les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans leur analyse fondamentale des entreprises. En parallèle, l’équipe de gestion s’appuie sur l’équipe interne dédiée à l’investissement responsable, qui est étroitement associée au processus de prise de décisions d’investissement. Cette équipe, qui est composée de quatre personnes et est chapeautée par Andrew Parry, dispose notamment d’un droit de veto sur les émetteurs confrontés à d’importants problèmes d’ordre environnemental, social ou de gouvernance. Par ailleurs, elle s’engage fortement auprès des entreprises afin de les aider à la transition et de les accompagner pour faire évoluer leurs pratiques.

Grâce à son prisme responsable, ce fonds diversifié permet aux investisseurs de profiter des opportunités d’investissement durable à travers différentes classes d’actifs.

Quels actifs de rendement privilégiez-vous actuellement dans le cœur du portefeuille et pour quelles raisons ?

Le monde est devenu interconnecté. Il faudra composer avec les surprises et l’incertitude, dès lors que nous ne saurons pas forcément d’où viendront les turbulences. Cela dit, il est rassurant de voir que les banques centrales et les gouvernements ont pris des mesures constructives sans tarder, car une économie réelle robuste est illusoire sans une économie financière saine. La nouvelle d’un potentiel vaccin efficace à 90 % a accéléré la perspective d’une reprise économique. Nous avons commencé à nous positionner sur des entreprises plus cycliques, en particulier celles de grande qualité durement frappées par la crise du Covid. A fin octobre, elle était composée à 40,5 % d’actions, avec un biais sur les secteurs de la technologie, de la consommation et de la santé. A noter aussi l’intérêt que nous portons aux valeurs financières pour nous exposer par exemple au thème de l’épargne financière dans les pays émergents. Le fonds est investi à hauteur de 17,6 % en actifs dits «alternatifs», comme l’immobilier, les infrastructures et les opérateurs d’énergies renouvelables, avec un intérêt croissant pour le solaire. Le reste de la poche est composé d’obligations d’entreprises de pays développés et de dette émergente, assurant ainsi une diversification optimale.

Comment est dimensionnée la couche stabilisatrice d’actifs, conçue pour préserver le fonds contre les risques identifiés et réduire la volatilité ?

Si les effets de la crise sont certes de nature déflationniste, la nouvelle d’un éventuel vaccin et une plus grande clarté autour des élections américaines nous amènent à penser que les marchés rentrent dans une phase «reflationniste». Les emprunts d’Etat gardent leur place de couverture à court terme contre les effets négatifs des reconfinements mais nous reconnaissons que les taux longs pourraient remonter avec la reprise économique. L’or joue toujours un rôle important dans le cadre d’une allocation de portefeuille. Il confère en effet une couverture efficace contre un large éventail de risques, tels que les scénarios inflationnistes, la dépréciation des devises ou les événements extrêmes. Enfin, nous recourons à des stratégies de couverture dans un objectif de préservation du capital.

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