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CM-CIC Entrepreneurs Europe

Option Finance - 1er juillet 2019 - Marianne di Meo

Investir dans des entreprises dont la structure actionnariale assure un alignement d’intérêts entre les actionnaires et les dirigeants : c’est ce que CM-CIC Asset Management propose avec succès depuis 1985, avec son fonds CM-CIC

Pourquoi investir sur ce fonds ?

Désireuse d’exploiter un gisement d’investissement plus large, la société de gestion a lancé CM-CIC Entrepreneurs Europe il y a deux ans.
Ce fonds de pur stock-picking investit dans des entreprises européennes dont 20 % au moins du capital sont détenus par un actionnaire stable impliqué dans l’élaboration de la stratégie. «Il peut s’agir d’une famille, du fondateur ou encore d’un partenaire industriel, précise Ingrid Pfyffer-Edelfelt, la gérante du fonds. Ce type d’actionnaire a généralement une vision de long terme, ce qui laisse le temps à la société de mettre en œuvre sa stratégie, dont les objectifs sont souvent bien équilibrés entre croissance du chiffre d’affaires et des bénéfices.»
Le fonds cible donc des sociétés innovantes, qui investissent pour le futur de façon raisonnable et raisonnée, et qui peuvent s’appuyer sur un actionnaire de référence disposé à accompagner leur stratégie sur le long terme. A la clé, de bons résultats économiques et financiers, qui se traduisent par une surperformance en Bourse sur le long terme. Le fonds est éligible au PEA.

Le processus de gestion

L’univers d’investissement global comprend environ 4 000 sociétés à l’échelle européenne (y compris la Scandinavie et le Royaume-Uni).
Deux filtres sont successivement appliqués : la capitalisation boursière des valeurs retenues doit être comprise entre 800 millions et 10 milliards d’euros, et 20 % au moins du capital de l’entreprise doivent être détenus par un actionnaire stable. Cette première sélection permet de réduire l’univers d’investissement à environ 800 titres, qui font l’objet d’une analyse quantitative.
Trois critères sont pris en compte dans ce cadre. La croissance du chiffre d’affaires doit être supérieure à 5 % par an sur les cinq dernières années (à ce titre, 70 % des sociétés actuellement en portefeuille affichent une croissance moyenne de plus de 10 % sur cinq ans). La rentabilité des capitaux investis doit dépasser 10 % (la moyenne pondérée du portefeuille ressortant à 17 %). Enfin, gage d’un bilan sain et d’un endettement maîtrisé, le ratio rapportant la dette nette à l’Ebitda ne doit pas excéder 2. «Environ 80 % des entreprises dans lesquelles nous sommes investis respectent ce ratio, précise Ingrid Pfyffer-Edelfelt. Toutefois, nous pouvons faire des exceptions, de manière temporaire, par exemple en cas d’acquisition transformante.»
Afin de se forger une opinion sur les dossiers, les quatre membres de l’équipe de gestion petites et moyennes capitalisations européennes de CM-CIC Asset Management rencontrent très régulièrement les équipes dirigeantes (environ 400 contacts chaque année). Ils organisent également des visites de sites pour mieux comprendre les business models et confronter le discours des managers avec celui des opérationnels.
L’analyse fondamentale des sociétés, à la fois quantitative et qualitative, permet de réduire encore l’univers d’investissement, qui compte au final environ 200 titres.
Ingrid Pfyffer-Edelfelt opère ensuite la sélection de valeurs introduites dans le portefeuille sans se conformer à un indice de référence. Le fonds est bien diversifié, puisqu’il compte une soixantaine de lignes. S’agissant d’un portefeuille de convictions, les dix premières positions représentent au moins 30 % de l’actif.
Le risque est encadré de plusieurs manières. En premier lieu, le poids d’un titre ne peut excéder 6 %. Par ailleurs, aucun secteur ou zone géographique ne peut représenter plus de 30 % du portefeuille. Enfin, s’agissant de l’impératif de liquidité, 50 % du fonds doivent être cessibles sous cinq jours, en respectant 20 % des volumes quotidiens (une contrainte qui s’applique à tous les fonds petites et moyennes capitalisations de CM-CIC Asset Management).

La société de gestion

CM-CIC Asset Management est la société de gestion d’actifs de Crédit Mutuel Alliance Fédérale. Avec plus de 65 milliards d’euros d’encours, CM-CIC Asset Management se place, à fin avril 2019, au quatrième rang national des groupes financiers en actifs gérés (source : Six). Son offre intègre les gestions classiques (actions, diversifiées, obligataires, monétaires, gestions indicielles et structurées) et des pôles plus novateurs (gestion flexible, gestion multistratégie, gestion de style growth et value, ISR, gestion quantitative et gestion thématique).

Les convictions de la gérante, Ingrid Pfyffer-Edelfelt

Ingrid Pfyffer-Edelfelt

CM-CIC Entrepreneurs Europe est géré par Ingrid Pfyffer-Edelfelt depuis sa création. Elle a rejoint CM-CIC Asset Management en 2017 et dispose d’une expérience de plus de treize ans sur les marchés financiers.
Dirigée par Jean-Pierre Mariaud, l’équipe de gestion petites et moyennes valeurs européennes gère près d’un milliard d’euros d’encours. Elle est composée de trois gérants et d’un analyste. L’expérience moyenne de l’équipe est supérieure à quinze ans.

Dans un environnement de marché plus complexe, avez-vous infléchi la composition du portefeuille ?
Les prévisions sur les perspectives de croissance économique étant devenues plus à risque, nous avons progressivement réduit notre exposition aux valeurs cycliques (industrie, consommation discrétionnaire) depuis la fin de l’année dernière. En contrepartie, nous avons accentué le poids des sociétés bénéficiant de thématiques de long terme. C’est par exemple le cas de Straumann Holding, en Suisse. Ce spécialiste des composants pour la chirurgie dentaire (notamment les implants) affiche une croissance annuelle de son chiffre d’affaires supérieure à 15 %. Nous sommes également positionnés sur Tomra Systems. Cette entreprise norvégienne, qui fournit des solutions pour le recyclage du plastique (systèmes de récupération automatisés, solutions de tri, etc.), profite des réglementations de plus en plus exigeantes en la matière.
À l’heure actuelle, 65 % des sociétés que nous détenons en portefeuille sont peu dépendantes du cycle économique, mais nous pourrions de nouveau nous intéresser aux valeurs industrielles si la visibilité s’améliorait sur le plan macroéconomique.

Le fonds est-il pleinement investi ?

Nous avons mis à profit la hausse des marchés en début d’année pour prendre une partie de nos profits. Le niveau de cash, qui peut évoluer dans une fourchette comprise entre 5 et 15 %, s’établit par conséquent à 8 %. Cette réserve nous permet de saisir les opportunités d’investissement.

Pouvez-vous illustrer votre gestion de convictions par un ou deux cas d’investissement ?
Nous nous intéressons par exemple à Wizz Air Holdings, cotée à Londres. Il s’agit d’une compagnie aérienne à bas coût hongroise, qui opère en Europe centrale et dans les pays de l’Est. Elle bénéficie du faible taux de pénétration de ce mode de transport dans ces pays et de la forte croissance de ces marchés. La société est toujours dirigée par son fondateur, qui occupe aujourd’hui le poste de PDG, et elle a pour actionnaire de référence Indigo Partners, une société de capital-investissement américaine spécialisée dans les investissements dans les compagnies aériennes low cost outre-Atlantique. La croissance attendue pour les prochaines années est de l’ordre de 15 % par an, avec des marges élevées et un bilan sain.
Le groupe italien Amplifon en est un autre exemple. Il occupe une position de leader mondial sur un marché de la distribution d’appareils auditifs très fragmenté et l’actionnariat familial détient 44 % du capital.

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