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CM-CIC Global Leaders

Funds Magazine - Décembre 2018-Janvier 2019 - Marianne Di Meo

Investir dans des entreprises qui détiennent des marques fortes et qui disposent de ce fait d’une position de leader : telle est la stratégie de CM-CIC Global Leaders, un fonds d’actions internationales lancé il y a quatre ans.

Pourquoi investir dans ce fonds ?

«La marque est le dernier avantage compétitif, c’est grâce à elle qu’une entreprise peut se différencier de ses concurrents, insiste Rosaine Cousin, qui gère le fonds depuis sa création. La marque permet aussi de bénéficier d’un pricing power, qui enclenche un cercle vertueux sur la croissance du chiffre d’affaires et des bénéfices et sur la génération de cash-flow. Elle constitue donc une source de création de valeur pérenne pour l’actionnaire.»

Le processus de gestion

L’univers d’investissement, qui s’appuie sur les travaux de classement des marques réalisés par des cabinets externes comme Interbrand, est constitué de 400 valeurs à l’échelle mondiale. La première étape du processus de sélection consiste à identifier, au sein de cet univers, des marques leaders affichant une excellence opérationnelle et financière. Pour analyser une marque, l’équipe de gestion s’appuie sur des critères quantitatifs et qualitatifs spécifiques permettant de distinguer la phase de maturité de la marque : établie, montante ou en renaissance. S’y ajoute une analyse de la position stratégique des sociétés. «Plusieurs critères – certains pouvant varier d’un secteur à l’autre – permettent de s’assurer de la force d’une marque, précise Rosaine Cousin. Cela va de la faculté d’orienter le choix des clients à la cohésion entre la capacité d’exécution et la vision stratégique de l’entreprise. Les marques doivent également disposer d’un potentiel d’expansion».
Cette analyse de la marque, qui réduit l’univers de départ de moitié environ, est suivie d’une analyse fondamentale, permettant d’affiner la sélection sur des critères opérationnels et financiers, et ainsi d’identifier les meilleurs potentiels boursiers. Bien que déployant une approche bottom-up de la sélection des titres, l’équipe de gestion est également attentive à l’environnement économique et politique des différentes zones géographiques, et donc aux éventuels risques «pays» et/ou sectoriels.
Le portefeuille est ensuite construit autour de trois piliers : les marques établies, montantes et renaissantes, avec au total environ 50 valeurs. Les marques «établies» représentent 40 à 60 % du portefeuille. Il s’agit pour la plupart de grandes sociétés occidentales (comme Merck, JP Morgan, ou encore L’Oréal), qui détiennent des marques mondialement reconnues, bénéficient d’historiques très longs et affichent des bilans sains. La deuxième catégorie, dont le poids est compris entre 30 et 50 %, correspond aux marques «montantes». On y trouve notamment les entreprises bénéficiant des nouveaux usages de consommation (par exemple l’essor du digital pour Netflix), ainsi que les géants des pays émergents (comme Tencent), qui profitent du développement d’une classe moyenne dans ces zones. La troisième catégorie (5 à 15 % du fonds) est composée par les marques en «renaissance» qui ont connu un «traumatisme» et retrouvent une dynamique forte sous l’action d’un nouveau management ou d’un changement politique (à l’instar de Sony, au Japon, qui se concentre désormais sur ses activités de contenus médias). «Les pondérations sont gérées de manière active et flexible afin d’optimiser la complémentarité de ces typologies de marques selon le contexte de marché», fait valoir Rosaine Cousin.
La composition du portefeuille est libre de toute allocation sectorielle ou géographique prédéfinie. Autre point important du processus de gestion : les rencontres avec les équipes dirigeantes des entreprises dans lesquelles le fonds est investi. «Bien que les groupes qui figurent dans le top 10 du portefeuille soient très internationaux, puisque nous sommes notamment positionnés sur Visa, Microsoft ou encore Alphabet, nous avons rencontré tous les managements», précise à ce titre Rosaine Cousin.

La société de gestion

CM-CIC Asset Management est la société de gestion d’actifs de Crédit Mutuel Alliance Fédérale. Avec plus de 65 milliards d’euros d’encours, CM-CIC Asset Management se place, à fin octobre 2018, au quatrième rang national des groupes financiers en actifs gérés (source SIX). Son offre intègre les gestions classiques (monétaires, obligataires, actions, diversifiées, gestions indicielles et structurées) et des pôles plus novateurs (gestion multistratégie, gestion flexible, gestion de style growth et value, ISR, gestion quantitative et gestion thématique).

Les convictions de gestion

La gérante
CM-CIC Global Leaders est géré depuis sa création par Rosaine Cousin, au sein de l’équipe de gestion actions internationales. Elle dispose d’une expérience de près de vingt ans dans les marchés financiers. Titulaire d’un double diplôme franco-allemand du programme international de Neoma BS, Rosaine Cousin a commencé sa carrière à Londres et a occupé différents postes en «sell side» auprès de la clientèle anglaise.

Êtes-vous sereine en ce qui concerne les perspectives du fonds ?
La manière dont le portefeuille est construit me donne confiance pour les prochains mois. Il repose sur des marques établies, qui ont une assise globale et sont donc capables d’aller chercher la croissance partout où elle se trouve, et qui sont très profitables, ce qui leur permet de réinvestir pour pérenniser leur croissance. Leur politique de distribution est par ailleurs sécurisante dans des marchés volatils. En parallèle, les marques montantes bénéficient de changements structurels de l’économie, appelés à perdurer. Cela leur permet d’évoluer favorablement, même si le cycle économique est moins porteur. Le fonds bénéficie donc à la fois de la croissance régulière des marques établies et de la dynamique soutenue des marques montantes.

La composition du portefeuille fait-elle ressortir certains biais ?
Le fonds CM-CIC Global Leaders compte 52 titres, avec une représentation importante des valeurs de consommation (33 %) et du digital (20 %). Sur le plan géographique, le fonds est relativement bien diversifié entre l’Europe (37 %) et les Etats-Unis (47 %). Le Japon et les pays émergents apportent une diversification supplémentaire.

Sur quels titres avez-vous des convictions marquées ?
Nous avons renforcé Adidas (2,3 % du fonds), car nous sommes confiants quant à la capacité de la marque à se relancer après le succès planétaire de la réédition des Stan Smith. Adidas continue de gagner en visibilité en dehors de l’Europe et sur Internet. Ce canal pourrait représenter 20 % des ventes à l’horizon 2020. Enfin, la rentabilité s’améliorant, le groupe augmente son dividende (2,1 % en 2018).
Après avoir rencontré les équipes dirigeantes de Thermo Fisher Scientific et d’Ecolab, nous avons renforcé nos positions sur ces deux leaders mondiaux. Thermo Fisher Scientific, qui fournit du matériel de recherche et d’analyse aux laboratoires, bénéficie de l’intégration de la société Patheon. Quant à Ecolab, le leader mondial de l’hygiène, il contribue à une meilleure gestion des défis environnementaux auxquels sont confrontés les entreprises et les organismes publics. Avec 11 % d’un marché très fragmenté, le groupe bénéficie par ailleurs d’une grande visibilité sur ses revenus.
Enfin, citons Spotify, qui révolutionne notre manière d’écouter de la musique en la rendant accessible à tout instant sur de nombreux supports et en la personnalisant. La société devrait enregistrer une croissance de 27 % de ses ventes en 2019 et réduire ses pertes opérationnelles de moitié !

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