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CPR Focus Inflation

Funds - Mars 2018 - Pierre Gélis

Lancé en décembre 2009, le fonds CPR Focus Inflation bénéficie maintenant d’un environnement plus favorable pour tirer parti des anticipations de hausse de l’inflation qui composent son univers d’investissement, principalement situé aux Etats-Unis et en Europe.

Pourquoi investir sur ce fonds ?

A noter que CPR AM propose également le fonds CPR Focus Inflation US, qui met en œuvre la même stratégie d’exposition aux anticipations d’inflation et de couverture du risque de taux d’intérêt spécifiquement sur les Etats-Unis. Lentement mais progressivement, l’inflation s’installe à nouveau dans le paysage économique. Rien de plus normal compte tenu de la hausse du prix des matières premières depuis deux ans, et notamment du pétrole. Le renchérissement se diffuse avec d’autant plus de vigueur dans les différentes économies que les échanges internationaux reprennent leur progression. Le plein-emploi aux Etats-Unis et le recul du chômage en Europe militent aussi en faveur d’une hausse de l’inflation, mettant un terme à une tendance baissière installée depuis plus de trente ans. Pour autant, ce nouvel environnement est perçu différemment selon les régions et les intervenants, certains analystes tablant sur une hausse temporaire de l’inflation par un effet de base, tandis que d’autres s’avèrent convaincus d’une véritable accélération de la dérive des prix. Ce serait notamment le cas aux Etats-Unis, car le pays enregistre sa neuvième année de croissance, a un marché de l’emploi tendu et continue à pratiquer une politique budgétaire laxiste. Dernièrement, le gouvernement vient de décider d’une réforme de la fiscalité et relance des projets d’investissement dans les infrastructures au risque de créer une surchauffe de l’économie. Dans une moindre mesure, l’Europe suit l’évolution des Etats-Unis comme le montre la hausse du PIB de la zone depuis un an. Ces disparités entre les deux bords de l’Atlantique permettent aux gérants du fonds CPR Focus Inflation de positionner au mieux le portefeuille en fonction de leurs anticipations d’inflation.

Le processus de gestion

CPR Focus Inflation vise à bénéficier de la hausse des anticipations d’inflation, et cela sans avoir à subir la hausse des taux d’intérêt qui se matérialise habituellement dans les phases de reprise économique. Le processus d’investissement top-down repose sur un modèle d’allocation d’actifs global multiscénarios développé en interne, respectant l’ensemble des contraintes d’investissement du portefeuille. Les scénarios sont conçus sur un horizon de trois mois et mis à jour régulièrement, au minimum une fois par mois, avec le département Etudes et Stratégie afin d’identifier les principales tendances et leurs risques. Dans ce processus, les huit gérants de l’équipe obligataire apportent leurs vues en fonction des scénarios de marché probabilisés, de façon à pouvoir intégrer ces données dans le modèle qui délivre des recommandations cibles d’investissement. Dans le cas de CPR Focus Inflation, ces recommandations portent sur la sensibilité du portefeuille au «breakeven» (point mort d’inflation anticipé par les marchés) et d’allocation géographique.

La société de gestion

Filiale autonome à 100 % d’Amundi, CPR AM se consacre exclusivement à la gestion pour compte de tiers (institutionnels, entreprises, professionnels du patrimoine) et couvre les principales classes d’actifs (actions, diversifiés, taux et crédit). Elle se situe parmi les leaders sur la plupart de ces disciplines et gérait à fin septembre 2017 46 milliards d’euros. Depuis près de trois décennies, CPR AM a développé un savoir-faire multidisciplinaire dans la gestion de taux, grâce à l’expertise de l’équipe de huit gérants avec une expérience moyenne de plus de treize années. Ce pôle gère près de 26 milliards, dont plus de 8 milliards sur l’expertise taux avec des stratégies «pure inflation» novatrices.

Les convictions des gérants, Christophe Dehondt et Valérie Quesada

Christophe Dehondt et Valérie Quesada

L’équipe de gestion (sous la direction de Julien Daire)
Christophe Dehondt commence sa carrière en 1997 au sein de la Banque CPR comme analyste risque et résultats. A partir de 2000, il rejoint CPR Asset Management en qualité de gérant obligataire international, et se spécialise notamment dans les obligations indexées à l’inflation. Christophe Dehondt est titulaire d’un DESS en finance d’entreprise et des marchés de l’université de Grenoble.
Valérie Quesada rejoint CPR Asset Management en 1995 en qualité d’économiste. Puis, en 2007, elle devient spécialiste produits actions internationales. Depuis 2013, elle est gérante taux et inflation. Valérie a commencé sa carrière en 1994 chez CDC Asset Management, en charge de la modélisation des actifs financiers et du développement de l’allocation d’actifs. Valérie Quesada est diplômée de l’ENSAI et titulaire d’un DEA en analyse et modélisation macroéconomique de l’université Paris I, Panthéon-Sorbonne (1995).

Comment évoluent les anticipations d’inflation de part et d’autre de l’Atlantique ?
Les anticipations d’inflation progressent depuis un an et demi car le prix des matières premières repart à la hausse tandis que la croissance économique s’étend à l’ensemble du monde. Dans ces conditions, l’inflation progresse aux Etats-Unis de 1,5 % l’an dernier à près de 2 % maintenant. Et cette hausse va s’amplifier car le président Trump a finalement réussi à faire voter sa réforme fiscale et devrait lancer un programme d’investissement dans les infrastructures, facteurs de soutien supplémentaire dans une économie déjà solide. Le vote de la réforme fiscale a d’ores et déjà conduit un certain nombre de grandes entreprises américaines à annoncer des programmes d’augmentation de salaires. En zone euro, l’inflation qui était inférieure à 1 % en 2016 est montée à 1,6 % en 2017 et pourrait atteindre 1,7 % en fin d’année 2018. La confirmation de la bonne santé de l’économie nourrit le mouvement de hausse des anticipations d’inflation bien que celles-ci restent inférieures à leur moyenne de long terme.

Quel est votre point de vue sur la durabilité de la hausse de l’inflation ?
Aujourd’hui, les anticipations de l’inflation à dix ans aux Etats-Unis sont relativement proches de celles à trente ans, soit 2,10 %, ce qui laisse entendre une stabilité de l’inflation. Cependant, les données récentes semblent confirmer que la relation entre baisse du taux de chômage et hausse des salaires est toujours à l’œuvre et pourrait entraîner une hausse durable de l’inflation, au risque de surprendre des marchés aujourd’hui trop complaisants. La réaction de la Réserve fédérale à cette hausse durable de l’inflation est loin d’être évidente, dans la mesure où un nouveau président vient d’être investi et que plusieurs postes vacants devraient être pourvus cette année. Cela ne nous permet pas de savoir quel sera le seuil de tolérance de la banque centrale à une dérive de l’inflation. Il faudra donc probablement compter sur des phases de plus forte volatilité, ce qui nécessite une prime supplémentaire sur les échéances à long terme.

A quels arbitrages avez-vous procédé en ce début d’année ?
Nous sommes très exposés à la hausse des anticipations d’inflation, surtout aux Etats-Unis, où le cycle est déjà bien avancé. Aux Etats-Unis, nous avons une conviction forte sur la hausse des points morts d’inflation et nous privilégions la partie longue de la courbe pour capter la revalorisation de la prime de risque entre le dix ans et le trente ans. Sur les US, nous privilégions comme support d’investissement «swap d’inflation», afin d’éviter le coût de la couverture de change. L’exposition sur la zone euro sera relevée dans le courant du premier semestre, la zone conservant un potentiel de rebond à mesure que le cycle avancera.

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