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CPR Invest-Global Disruptive Opportunities

Funds Magazine - Septembre 2018 - Marianne di Meo

Dans un monde en faible croissance et en profonde mutation, que ce soit au niveau de la pyramide des âges, des échanges commerciaux, des habitudes de consommation ou des technologies, le thème de la disruption devient global et davantage prégnant.

Pourquoi investir sur ce fonds ?

En effet, si l’homme n’a jamais cessé d’innover, nous traversons cependant une phase où l’histoire s’accélère, ce qui génère de grandes mutations des modes de vie des citoyens et des entreprises. Les mégatendances qui favorisent l’accélération des disruptions apparaissent de plus en plus clairement : changements démographiques, mondialisation, évolutions des technologies et défis environnementaux. Les disruptions s’imposent de plus en plus vite au plus grand nombre. Pour exemple, s’il a fallu trente-huit ans pour que les récepteurs radio soient achetés par 50 millions d’utilisateurs, il n’aura fallu que dix-neuf jours pour que le jeu Pokémon Go atteigne ce niveau d’adoption. Pour les acteurs de ces changements, les tendances disruptives peuvent être fortement créatrices de valeur. La disruption s’impose donc comme un thème porteur d’une vive dynamique, mondialement réparti et qui touche une multitude de secteurs avec des niveaux de maturation différents selon le cycle. Si le e-commerce et le marketing digital ont été parmi les premiers secteurs touchés par la disruption, la fintech et la cybersécurité sont quant à elles des dimensions disruptives moins présentes sur le marché, mais qui évoluent à grande vitesse. Par ailleurs, l’univers des sociétés définies comme «disruptives» est composé d’une grande diversité de capitalisations boursières faisant la part belle aux petites et moyennes (moins de 3 % d’entre elles ont une capitalisation de marché supérieure à 200 milliards de dollars). Lancé fin décembre 2016, le fonds CPR Invest - Global Disruptive Opportunities a pour objectif de saisir l’ensemble des opportunités créées par le thème de la disruption. Une stratégie qui séduit les investisseurs. Moins de deux ans après son lancement, le fonds affiche un encours de plus d’un milliard d’euros et il touche une clientèle large puisqu’elle est à 65 % internationale (Europe, avec en premier lieu l’Italie, l’Autriche et l’Allemagne mais aussi l’Asie, notamment Hong-Kong et Taïwan).

Le processus de gestion

Dans un premier temps, l’équipe de gestion s’attache à identifier les nouvelles tendances disruptives et les valeurs composant l’univers d’investissement. Elle s’appuie sur l’expertise des douze gérants spécialistes de l’équipe actions thématiques de CPR AM, mais s’est également entourée d’un comité composé des analystes financiers d’Amundi et des experts des marchés financiers de CPR AM. Actuellement, l’univers d’investissement mondial construit autour de quatre dimensions – l’économie digitale, l’industrie 4.0, la planète, la santé et les sciences de la vie – compte environ 750 valeurs réparties sous 28 sous-thèmes tels que le Big Data, la chirurgie robotique, l’intelligence artificielle, le stockage d’énergie, l’agriculture de précision… Cet univers n’est pas figé et est amené à évoluer avec l’accélération du phénomène «disruptif». En outre, les gérants utilisent deux filtres quantitatifs. L’un pour mettre en exergue les sociétés les plus fortement génératrices de cash-flow par rapport au coût du capital, et ainsi détecter celles dont la profitabilité s’améliore ; l’autre pour identifier les valeurs qui bénéficient d’une dynamique de marché intéressante.
Enfin forte de ses convictions, l’équipe mène une analyse fondamentale approfondie pour sélectionner environ 80 valeurs «disruptives» susceptibles d’être les plus porteuses dans le contexte de marché identifié. L’approche tous pays, tous secteurs, toutes tailles de capitalisation boursière (hors non cotées) vise à surperformer les marchés actions internationaux avec une volatilité comparable et ce, quel que soit le cycle de marché.

L’équipe actions thématiques

CPR AM est, depuis 2015, le centre d’expertise en gestion actions thématiques pour le groupe Amundi au niveau mondial et figure parmi les acteurs les plus importants dans ce domaine en Europe.
L’approche thématique de CPR AM trouve son origine dans l’identification des mégatendances sociétales, démographiques, économiques, environnementales et technologiques qui caractérisent notre présent et façonnent notre futur.  Avec plus de 7,5 milliards d’euros d’actifs sous gestion à fin juin et une gamme riche de fonds ouverts et dédiés, déployée à travers le monde, CPR AM a su être pionnière sur des thématiques phares telles que le vieillissement de la population et les entreprises disruptives. Elle compte également des stratégies aussi variées que les restructurations, les styles de vie, la chaîne de valeur alimentaire ou encore les ressources naturelles. L’équipe de 12 professionnels de l’investissement partage ses savoir – faire pour optimiser et enrichir les capacités de gestion à thème avec une ambition majeure, celle d’assurer la pérennité et le développement des solutions d’investissement thématiques existantes et à venir qui concilient «sens et potentiel de performance». 

Les convictions des gérants, Wesley Lebeau et Estelle Ménard

Wesley Lebeau et Estelle Ménard

L’équipe de gestion
Wesley Lebeau intègre l’équipe actions thématiques de CPR AM en 2016. Il gère la thématique disruption depuis son lancement fin 2016 et participe au binôme de gestion des thématiques luxe et bien-être. Wesley commence sa carrière en 2005 chez Amundi à Paris en tant que gérant actions monde. En 2013, Wesley rejoint l’équipe actions monde d’Amundi Londres en charge du secteur des technologies de l’information. Wesley est titulaire d’une maîtrise en analyse financière internationale de l’Ecole supérieure des affaires de Lille.
Estelle Ménard est responsable adjointe de la gestion actions thématiques depuis la création de cette équipe en 2015. Elle gère la thématique restructurations depuis 2002 et cogère la thématique disruption depuis son lancement fin 2016. Estelle commence sa carrière en 1997 au Crédit Agricole Asset Management en tant que gérante actions européennes, puis rejoint l’équipe thématique monde Amundi constituée en 2012. Estelle est titulaire d’un DESS de banque, finance et négoce international obtenu à l’université de Bordeaux. Elle est membre diplômée de la SFAF.


Les encours du fonds viennent de passer la barre du milliard d’euros, ce qui traduit une nette accélération de la collecte. Comment expliquez-vous ce succès ?
Nous avons pris le parti, dès le lancement du fonds, d’avoir un univers d’investissement large, allant au-delà des seules valeurs technologiques et incluant l’ensemble des secteurs touchés par le phénomène de disruption. Nous sommes en effet convaincus que cette diversification permet de capter tout le potentiel de création de valeur sur le long terme et donc de bénéficier des perspectives de performance liées à ce phénomène  tout en réduisant les risques et la volatilité. Cette approche fait écho auprès des investisseurs dans un contexte de marché plus compliqué.
 
Les valeurs technologiques recèlent-elles encore du potentiel ?
Nous estimons que la valorisation du secteur dans son ensemble n’a rien d’excessif. Le PER pour 2019 ressort à 19 fois, ce qui représente une légère prime par rapport au marché, mais elle est justifiée. Les structures de bilan sont saines, les entreprises génèrent d’importants free cash flow (de l’ordre de 50 à 60 milliards de dollars par an pour Apple !) et la croissance de l’activité et des profits est solide. La situation du secteur est donc très différente de celle qui prévalait dans les années 2000.
Dans ce secteur, nous privilégions deux sous-segments. En ce qui concerne la fintech, nous sommes par exemple positionnés sur Paypal. Le groupe, qui propose aux cybermarchands des solutions de paiement en ligne sécurisées, profite du boom du e-commerce. Les entreprises intervenant dans le domaine du cloud, à l’image d’Ultimate Software (solution de gestion du capital humain à destination des entreprises), nous semblent également attrayantes.
 
Quelles thématiques d’investissement vous paraissent actuellement porteuses?
Depuis cet été, nous avons pris des profits sur le secteur de l’économie digitale, qui affichait une belle performance, et nous avons rééquilibré le portefeuille au profit de la dimension «planète», avec des valeurs dans le solaire (Solaredge et First Solar) et dans l’éolien (via TPI, le plus grand fabricant indépendant de pales d’éoliennes composites). Nous avons également renforcé le thème «santé et sciences de la vie»  notamment à travers le secteur de la santé (le groupe américain de matériel médical Edwards Lifescience figure parmi les dix plus grosses positions du fonds).
De manière générale, nous considérons que les valeurs de taille moyenne, «pure players» de la disruption, pourraient faire l’objet d’OPA. Les grands acteurs historiques qui n’ont pas suffisamment investi dans ce domaine pourraient en effet chercher à combler leur retard en rachetant des sociétés spécialisées. 58 titres, soit 8 % de notre univers d’investissement, ont d’ailleurs fait l’objet d’une offre d’achat au cours des deux dernières années.

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