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Edmond de Rothschild Emerging Bonds

Option Finance - 15 décembre 2014 2014 - Carole Leclercq

Edmond de Rothschild Emerging Bonds est un fonds obligataire qui, grâce à une exposition à l’ensemble des marchés de la dette émergente, vise à surperformer l’indice JP Morgan EMBI Global couvert en euro sur une durée de placement recommandée supérieure à trois ans.

Pourquoi investir sur ce fonds ?

Lancé en 1998, ce FCP de droit français est l’un des plus anciens de sa catégorie. Il est géré depuis l’automne 2011 par Jean-Jacques Durand. Fort d’une longue expertise de trading sur la dette et les devises émergentes, ce spécialiste de la classe d’actifs a déployé une nouvelle approche, basée sur une grille d’analyse croisée de données macroéconomiques et spécifiques par pays. Il cherche ce faisant à capter les opportunités d’une classe d’actifs en plein essor, de plus en plus diversifiée, mais encore sous-représentée dans les allocations.

«Parce qu’une stratégie benchmarkée n’est pas adaptée, selon nous, à la dette émergente, nous privilégions une approche flexible et opportuniste qui peut s’écarter sensiblement de la composition de l’indice de référence pour éviter les comportements suiveurs», explique Jean-Jacques Durand. «Nous allons ainsi parfois chercher de la performance sur des pays et des instruments à l’encontre du consensus.»

Les deux leviers de performance du fonds, l’exposition globale au marché de la dette émergente d’une part et les fortes convictions du gérant d’autre part, doivent ainsi permettre au fonds de surperformer le marché de la dette émergente sur un cycle complet. Géré de manière dynamique, ­Edmond de Rothschild Emerging Bonds peut voir son allocation varier totalement et de façon très réactive en fonction des perceptions du gérant sur la classe d’actifs «même si nous avons en général des vues de moyen-long terme», indique-t-il. Le gérant peut également prendre des positions de couverture sur des risques spécifiques qu’il aurait identifiés.

Cette approche originale permet à Edmond de Rothschild Emerging Bonds (part I)(1)(2) de s’afficher dans le 1er quartile de sa catégorie Morninsgtar et d’afficher une surperformance de + 15,96 % par rapport à son indice de référence sur 3 ans à fin novembre. Le fonds, dont les encours sont passés de 26,5 Me à 308 Me sur cette même période, est par ailleurs noté 5 étoiles par Morningstar(1)(2) et a remporté cette année plusieurs trophées internationaux, dont un Lipper Awards en mars(1)(2).

(1) Les chiffres ont trait aux années écoulées et ne préjugent pas des résultats futurs. La référence à un classement ou à un prix de cet OPCVM ne préjuge pas des classements ou des prix futurs de cet OPCVM ou du gestionnaire.
(2) Source : Morningstar au 30/11/2014 – Catégorie «Obligations Marchés Emergents dominante EUR» // Source : Lipper au 31/12/2013 – Catégorie «Bond Emerging Markets Global – Hard Currency» sur trois ans.


Le processus de gestion

Le processus de gestion mis en place par Jean-Jacques Durand à l’automne 2011 repose sur une grille d’analyse croisée de l’univers d’investissement, combinant anticipations macroéconomiques et analyses spécifiques par pays.
L’objectif de l’analyse top-down du ­marché est de formuler les préférences par ­segment, zone géographique, secteur, et type d’instruments.

Jean-Jacques Durand analyse pour cela les perspectives globales macroéconomiques, financières et de change de l’univers ainsi que le contexte géopolitique avec l’appui de Romain Bordenave, co-gérant spécialisé sur la dette et les devises émergentes, et en collaboration avec l’équipe Allocation d’actifs et dette souveraine d’Edmond de Rothschild Asset Management (France).

«Nous nous concentrons aussi sur les facteurs techniques comme l’appétit des investisseurs pour le risque, les flux d’investissement, l’activité des intervenants majeurs ; le tout à la lumière de la valorisation de la classe d’actifs»
, précise Jean-Jacques Durand.

L’analyse «spécifique» permet ensuite d’identifier les thèmes pouvant offrir un surcroît de rendement et une diversification par rapport à l’exposition globale et, in fine, de définir des convictions fortes. Le portefeuille final est volontairement très concentré autour d’une vingtaine de positions en moyenne.
«Le portefeuille se compose de trois types de positions dont les pondérations maximales autorisées varient en fonction du degré de nos convictions, du couple rendement/risque attendu et de la liquidité des instruments», précise Jean-Jacques Durand.
L’exposition finale du portefeuille et son niveau de risque sont ensuite ajustés par le biais de produits dérivés de taux, crédit ou change appropriés.

La société de gestion

Avec six centres de gestion dans le monde (France, Suisse, Allemagne, Hong Kong, Luxembourg et Royaume-Uni), la division asset management du groupe Edmond de Rothschild se positionne comme un acteur multispécialiste indépendant.
Son offre se caractérise par une recherche de performance dans la durée à travers une gestion active et des convictions fortes fondées sur une tradition d’innovation. La gestion d’actifs du groupe Edmond de Rothschild se concentre sur des expertises fortes, comme la gestion actions, les obligations, la multigestion, l’overlay management, l’allocation d’actifs ou encore la gestion quantitative, et totalise 45 Mds e d'encours au 31/12/2013.

Le gérant

Le fonds Edmond de Rothschild Emerging Bonds est géré depuis octobre 2011 par Jean-Jacques Durand (18 ans d’expérience), gérant sénior spécialisé sur la dette et les devises émergentes au sein de l’équipe Allocation d’actifs et dette souveraine d’Edmond de Rothschild Asset Management (France). Avant de rejoindre la société de gestion en 2011, Jean-Jacques Durand a notamment été trader de dette émergente chez Salomon Brothers, chargé du développement des Marchés Emergents chez Crédit Agricole Indosuez, puis Responsable Global Produits Structurés (avec un focus Marchés émergents et Matières premières) chez Standard Bank Plc, avant de fonder et gérer le fonds Macro Commodities de Gecko Capital Partners Ltd.

Questions à… Jean-Jacques Durand, gérant du fonds

Jean-Jacques Durand, gérant du fonds
Jean-Jacques Durand

Comment utilisez-vous le large choix de supports dont vous disposez sur la dette émergente ?
Edmond de Rothschild Emerging Bonds peut être positionné sur tous les segments de la dette émergente en devise «dure» ou «locale», sur tous les types d’émetteurs, mais également sur tout le spectre de notation ainsi que sur les devises émergentes. Structurellement, le fonds est majoritairement investi sur la dette souveraine et quasi souveraine en devise «dure» en raison de la très grande diversité des instruments de cette catégorie et de leur liquidité. Les émetteurs quasi souverains ou des leaders établis (ainsi que les entreprises stratégiques où l’Etat joue un rôle majeur) nous permettent notamment d’exploiter les opportunités sur les corporate dits «Tier 1». Nous pourrons privilégier des obligations privées dans la mesure où, pour une liquidité comparable à celle du souverain, elles offrent un rendement supérieur.

Comment le fonds s’est-il comporté ces deux dernières années, dans un contexte plus compliqué pour la classe d’actifs ?

Après un très bon cru en 2012, l’année 2013 a été plus compliquée pour la dette émergente. Dans un environnement marqué par le retour de la volatilité et de fortes disparités de performances, notre approche totalement flexible et opportuniste a démontré ses vertus de décorrélation avec une progression annuelle de 5,3 % pour le fonds quand l’indice perdait 6,58 %(1).
Tout en étant sensiblement sous-exposés à la classe d’actifs sur la première partie de l’année, nous avons affiché de fortes convictions sur des profils de risque très attractifs et décorrélés comme le Bélize ou l’Argentine dont les dettes souveraines en devises dures ont fortement progressé. La volatilité récente sur certaines de nos convictions fortes a réduit l’avance que nous affichions à la fin de l’été, mais nous sommes prêts à sous-performer sur le court terme si nous voyons de la valeur à long terme.

Quelles sont aujourd’hui vos principales convictions ?
Notre principale position demeure le Venezuela. Dans un contexte de baisse des prix du pétrole, ces derniers doivent trouver un plancher lié aux coûts d’extraction du pétrole de schiste. Le souverain bénéficie de nombreuses variables d’ajustement pour préserver le service de la dette : système de change, livraisons de pétrole vers la Chine et l’Amérique centrale, et surtout subventions au secteur énergétique. L’Ukraine reste également une conviction forte. En dépit des difficultés et des événements dramatiques subis par le pays, nous pensons qu’il se dirige à moyen terme vers un processus de normalisation. La situation dans la région a également créé des opportunités sur la dette russe, qui constituait fin novembre notre deuxième position en portefeuille. Par ailleurs, début juin, nous avons mis en place une protection sur la Chine. Les craintes concernant une bulle de crédit sont importantes et nous estimons que le risque de crédit souverain chinois n’est pas valorisé de manière appropriée.

Achevé de rédiger le 03/12/2014. Document non contractuel et exclusivement conçu à des fins d’information. Tout investisseur potentiel doit se rapprocher de son prestataire ou conseiller, afin de se forger sa propre opinion sur les risques inhérents à chaque investissement indépendamment de Edmond de Rothschild Asset Management (France) et sur leur adéquation avec sa situation patrimoniale et personnelle. A cet effet, il devra prendre connaissance du document d’informations clés pour l’investisseur (DICI) remis avant toute souscription et disponible sur le site www.edram.fr

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