Sélection de fonds

Obligations

Edmond de Rothschild Fund Bond Allocation

Funds Magazine - Mise à jour janvier 2021 - Marianne di Meo

Pourquoi investir dans ce fonds ?

La crise financière entraînée par la pandémie de covid 19 a démontré tout l’intérêt des gestions actives, capables d’adapter les portefeuilles aux conditions de marchés en utilisant différents instruments. C’est l’approche retenue par le fonds Edmond de Rothschild Fund Bond Allocation, qui est géré de manière dynamique et flexible.

Ce fonds, dont les encours sous gestion atteignent à fin novembre 2,2 milliards d’euros, repose sur trois piliers. Tout d’abord, le risque de taux du portefeuille est géré de manière active en fonction des anticipations des gérants sur la courbe des taux, sa sensibilité pouvant osciller entre - 2 et + 8. Ensuite, l’univers d’investissement est très large et porte sur tous les actifs obligataires, le but étant de sélectionner de manière opportuniste ceux qui présentent le meilleur potentiel de performance dans un environnement de marché donné. L’équipe de gestion peut mettre en place différentes stratégies sur ces classes d’actifs : portage, duration, courbe ou encore valeur relative. Au final, le fonds bénéficie donc d’une double diversification, par segment de marché et par stratégie. Enfin, la sélection des émetteurs repose sur les expertises que les 19 gérants obligataires de la société de gestion ont développées sur les différents segments (dettes souveraines, émergentes et financières, crédit investment grade et high yield, obligations convertibles). En leur confiant le choix des obligations, le fonds capitalise sur l’ensemble des savoir-faire d’Edmond de Rothschild Asset Management en matière de gestion obligataire.

Le processus de gestion

L’équipe de gestion a développé un processus de gestion fondé sur une double approche top-down et bottom-up, qui associe l’analyse macroéconomique et les convictions sur chacun des segments du marché obligataire à une sélection d’obligations – le «bond picking» – opérée par les spécialistes de ces différents segments.

La première étape consiste en une analyse macroéconomique, des risques (politiques…) et du positionnement de marché, en fonction desquels sont déterminées les positions sur chaque classe d’actifs (taux, crédit, devises, …). Dans un second temps, l’allocation entre les différents segments obligataires est définie en fonction des anticipations sur les marchés de taux. Ces convictions de gestion sont ensuite mises en œuvre pour construire le portefeuille. La sélection des titres, opérée par les équipes spécialisées, repose sur une analyse fondamentale et traduit les plus fortes convictions d’investissement.

La gestion des risques est strictement encadrée : outre la gestion dynamique de la sensibilité aux taux, le risque de change est systématiquement couvert, les dettes à haut rendement et émergentes ne peuvent représenter plus de 50 % du portefeuille et l’exposition aux actions, qui ne peut se faire que par le biais d’obligations convertibles, ne peut excéder 10 %.

La société de gestion

Edmond de Rothschild Asset Management se positionne comme un acteur multi-spécialiste. Il s’appuie sur des segments d’expertise reconnus, comme la gestion actions, la dette d’entreprises, l’allocation d’actifs, l’overlay ou les actifs réels. Edmond de Rothschild Asset Management totalise 70,5 milliards d’euros d’encours sous gestion au 31 décembre 2019 et plus de 700 collaborateurs, dont 350 professionnels de l’investissement. 

Achevé de rédiger le 4 décembre 2020. Principaux risques du fonds : ce fonds est noté en catégorie 3, en ligne avec la nature des titres et les zones géographiques présentées dans la rubrique «objectifs et politique d’investissement» du document d’informations clé pour l’investisseur (DICI). Les risques décrits ci-dessous ne sont pas limitatifs. Il appartient aux investisseurs d’analyser le risque inhérent à chaque investissement et de se forger leur propre opinion. Principaux risques du fonds : risque de perte en capital, risques liés à l’investissement sur les marchés émergents, risque inhérent à la gestion discrétionnaire, risque de taux, risque de crédit, risque de crédit lié à l’investissement dans des titres spéculatifs, risque lié à l’engagement sur des contrats financiers et risque de contrepartie. Edmond de Rothschild Fund – Bond Allocation est un compartiment de la SICAV de droit luxembourgeois agréée par la CSSF et autorisé à la commercialisation en France.

Les convictions de l’équipe de gestion

L’équipe de gestion

Nicolas Leprince (à gauche) a rejoint Edmond de Rothschild Asset Management en décembre 2019 pour prendre en charge la gestion du fonds EdR Fund Bond Allocation. Il était depuis 2016 responsable de l’équipe de gestion obligataire de BNP Paribas Cardif en France. De 2004 à 2016, il avait par ailleurs occupé différentes fonctions au sein de BNP Paribas Cardif, notamment dans les équipes de gestion obligataire. Titulaire du CFA, Nicolas Leprince est diplômé d’un Magistère d’économie et finance internationales de l’Université Montesquieu Bordeaux 4 et d’un Master II Gestion des risques de l’Université Rennes 1.

Julien Tisserand est gérant du fonds EdR Fund Bond Allocation depuis janvier 2020. Après un début de carrière en 2010 chez Schroders Investment Management à Londres, en tant qu’analyste fixed income, il a rejoint J.P Morgan Asset Management pour intégrer les équipes de recherche et stratégie en tant que quantitative macro researcher, avant de devenir gérant global fixed income. Titulaire du CFA, Julien Tisserand est diplômé de l’EIGSI (Ecole d’ingénieurs en génie des systèmes industriels) et du Mastère spécialisé techniques financières de l’ESSEC Business School.

Quel scénario central retenez-vous pour 2021 ?

Après une année 2020 très mouvementée pour l’ensemble des classes d’actifs, nous sommes confiants pour les prochains mois, car le cadre général est favorable. Les nombreux plans de relance mis en place vont soutenir la reprise économique, l’interventionnisme des banques centrales va se poursuivre – permettant de limiter la volatilité sur les marchés – et, en ce qui concerne les taux d’intérêt, nous n’anticipons pas de hausse significative.

Nous identifions toutefois deux points d’attention pour l’année à venir. En fonction des politiques de vaccination mises en œuvre et des taux de vaccination de la population, les économies pourraient connaître des divergences de croissance. Par ailleurs, la fin du mandat d’Angela Merkel pourrait générer un peu d’incertitude en fin d’année, même si nous estimons que la transition politique en Allemagne devrait être relativement fluide.

Comment le portefeuille s’articule-t-il ?

Le crédit investment grade, dont le poids ressort à 29 %, constitue le socle d’investissement du fonds. La classe d’actifs est solide, ses perspectives sont stables et les spreads sont encore relativement attrayants. Nous sommes également présents sur les titres d’Etat – principalement ceux des pays périphériques de la zone euro : Italie, Grèce, Chypre, Espagne – malgré la hausse des dettes publiques, car ces obligations souveraines bénéficient du soutien de la BCE. En parallèle, nous avons une conviction marquée sur la dette émergente, qui représente 25 % de l’actif, un niveau historiquement élevé pour le fonds. L’environnement est en effet très favorable pour les pays émergents. Avec l’élection de Joe Biden, les tensions entre les Etats-Unis et la Chine, qui ont beaucoup pesé sur ces pays, devraient s’amenuiser. Les économies émergentes, qui sont de grosses exportatrices de matières premières, devraient par ailleurs profiter du fort rebond de la croissance économique chinoise à la sortie de la crise sanitaire. Enfin, le dollar nous semble entré dans un cycle d’ajustement structurel à la baisse, ce qui leur est favorable. Notre exposition se fait majoritairement à travers les obligations souveraines – deux tiers de l’exposition, contre un tiers pour le crédit corporate –, car elles offrent des spreads plus attrayants. Nous sommes par ailleurs positionnés sur les dettes subordonnées financières – essentiellement dans la zone euro – à hauteur de 12,5 %, car les banques, qui sont aujourd’hui bien capitalisées, sont solides, et les niveaux de spreads sont équivalents à ceux du high yield. Concernant ce segment du high yield, il représente 9,5 % du portefeuille, majoritairement à travers des obligations européennes – les trois quarts de l’exposition –, car les programmes d’achats d’actifs par la banque centrale sont plus conséquents de ce côté-ci de l’Atlantique. Enfin, en novembre, nous avons fortement augmenté le poids des obligations indexées sur l’inflation – en euro et en dollar –, qui atteint désormais 20 %. La rhétorique de reflation devrait faire son retour, et les banques centrales, qui souhaitent un retour de l’inflation vers leurs objectifs cibles, devraient accompagner ce mouvement.

La sensibilité du fonds est pilotée de manière dynamique. Quelle est-elle à l’heure actuelle ?

La sensibilité, qui peut atteindre au maximum huit ans, est montée jusqu’à 7,5 cette année. La duration du portefeuille ressort aujourd’hui à 5,2 années.

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