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Obligations

Edmond de Rothschild Fund Bond Allocation

Funds Magazine - Juillet 2020 - Marianne di Meo

Le fonds Edmond de Rothschild Fund Bond Allocation, géré selon une approche active et flexible, apporte une réponse adaptée à ces nouveaux défis des marchés obligataires.

Pourquoi investir dans ce fonds ?

La crise financière entraînée par la pandémie de covid 19 a démontré tout l’intérêt des gestions actives, capables d’adapter les portefeuilles aux conditions de marchés en utilisant différents instruments. C’est l’approche retenue par le fonds Edmond de Rothschild Fund Bond Allocation, qui est géré de manière dynamique et flexible.

Ce fonds, dont les encours sous gestion atteignent à mi juin 2,2 milliards d’euros, repose sur trois piliers. Tout d’abord, le risque de taux du portefeuille est géré de manière active en fonction des anticipations des gérants sur la courbe des taux, sa sensibilité pouvant osciller entre - 2 et + 8. Ensuite, l’univers d’investissement est très large et porte sur tous les actifs obligataires, le but étant de sélectionner de manière opportuniste ceux qui présentent le meilleur potentiel de performance dans un environnement de marché donné. L’équipe de gestion peut mettre en place différentes stratégies sur ces classes d’actifs : portage, duration, courbe ou encore valeur relative. Au final, le fonds bénéficie donc d’une double diversification, par segment de marché et par stratégie. Enfin, la sélection des émetteurs repose sur les expertises que les 20 gérants obligataires de la société de gestion ont développées sur les différents segments (dettes souveraines, émergentes et financières, crédit investment grade et high yield, obligations convertibles). En leur confiant le choix des obligations, le fonds capitalise sur l’ensemble des savoir-faire d’Edmond de Rothschild Asset Management en matière de gestion obligataire.

Le processus de gestion

L’équipe de gestion a développé un processus de gestion fondé sur une double approche top-down et bottom-up, qui associe l’analyse macroéconomique et les convictions sur chacun des segments du marché obligataire à une sélection d’obligations – le «bond picking» – opérée par les spécialistes de ces différents segments.

La première étape consiste en une analyse macroéconomique, des risques (politiques…) et du positionnement de marché, en fonction desquels sont déterminées les positions sur chaque classe d’actifs (taux, crédit, devises, …). Dans un second temps, l’allocation entre les différents segments obligataires est définie en fonction des anticipations sur les marchés de taux. Ces convictions de gestion sont ensuite mises en œuvre pour construire le portefeuille. La sélection des titres, opérée par les équipes spécialisées, repose sur une analyse fondamentale et traduit les plus fortes convictions d’investissement.

La gestion des risques est strictement encadrée : outre la gestion dynamique de la sensibilité aux taux, le risque de change est systématiquement couvert, les dettes à haut rendement et émergentes ne peuvent représenter plus de 50 % du portefeuille et l’exposition aux actions, qui ne peut se faire que par le biais d’obligations convertibles, ne peut excéder 10 %.

La société de gestion

Edmond de Rothschild Asset Management se positionne comme un acteur multi-spécialiste. Il s’appuie sur des segments d’expertise reconnus, comme la gestion actions, la dette d’entreprises, l’allocation d’actifs, l’overlay ou les actifs réels. Edmond de Rothschild Asset Management totalise 70,5 milliards d’euros d’encours sous gestion au 31 décembre 2019 et plus de 700 collaborateurs, dont 350 professionnels de l’investissement.

Achevé de rédiger le 18 juin 2020. Principaux risques du fonds : ce fonds est noté en catégorie 3, en ligne avec la nature des titres et les zones géographiques présentées dans la rubrique «objectifs et politique d’investissement» du document d’informations clé pour l’investisseur (DICI). Les risques décrits ci-dessous ne sont pas limitatifs. Il appartient aux investisseurs d’analyser le risque inhérent à chaque investissement et de se forger leur propre opinion. Principaux risques du fonds : risque de perte en capital, risques liés à l’investissement sur les marchés émergents, risque inhérent à la gestion discrétionnaire, risque de taux, risque de crédit, risque de crédit lié à l’investissement dans des titres spéculatifs, risque lié à l’engagement sur des contrats financiers et risque de contrepartie. Edmond de Rothschild Fund – Bond Allocation est un compartiment de la SICAV de droit luxembourgeois agréée par la CSSF et autorisé à la commercialisation en France.

Les convictions de l’équipe de gestion

 

Benjamin Melman est directeur des gestions d’Edmond de Rothschild Asset Management. Il a rejoint le groupe Edmond de Rothschild en 2006 et y a occupé différentes responsabilités au sein de l’équipe de gestion. Auparavant, Benjamin Melman avait notamment exercé la fonction de responsable de la stratégie d’investissement de Crédit Lyonnais Asset Management et de Crédit Agricole Asset Management. Benjamin Melman est diplômé de l’ENSAE et de l’Université Paris I Panthéon – La Sorbonne. Nicolas Leprince a rejoint Edmond de Rothschild Asset Management en décembre 2019 pour prendre en charge la gestion du fonds EdR Fund Bond Allocation. Il était depuis 2016 responsable de l’équipe de gestion obligataire de BNP Paribas Cardif en France. De 2004 à 2016, il avait par ailleurs occupé différentes fonctions au sein de BNP Paribas Cardif, notamment dans les équipes de gestion obligataire. Titulaire du CFA, Nicolas Leprince est diplômé d’un Magistère d’économie et finance internationales de l’Université Montesquieu Bordeaux 4 et d’un Master II Gestion des risques de l’Université Rennes 1.

 

Comment le fonds a-t-il traversé la récente crise ?

Notre modèle d’organisation, qui repose sur les expertises de 20 gérants obligataires, et notre gestion active nous ont permis d’adapter le portefeuille pour faire face à cette crise.

Nous avons tout d’abord exploité notre marge de manœuvre en matière de duration, qui peut aller jusqu’à huit années. Elle est montée jusqu’à 7,5 début mars, touchant ainsi un plus haut historique depuis la création du fonds. Nous avons par ailleurs activement protégé le portefeuille contre les mouvements de sell off et contre l’écartement des spreads de crédit via des CDS. Au plus fort de la crise, à la mi-mars, le fonds était ainsi couvert à hauteur de 70 %. Enfin, nous avons diminué notre exposition aux actifs plus risqués.

Selon vous, quels sont maintenant les principaux facteurs de risque ?

Il y a celui d’une deuxième vague de confinement, que nous jugeons néanmoins peu probable, et celui de voir réapparaître les tensions entre les Etats-Unis et la Chine. Le sujet des élections américaines va également revenir sur le devant de la scène. Cependant, nous nous sentons à l’aise dans l’environnement actuel, car les mesures massives de soutien de la part des banques centrales (baisses de taux et rachats d’actifs) viennent en soutien des actifs risqués. Par ailleurs, les flux d’investissement sont devant nous, car les acteurs institutionnels ne sont pas encore revenus sur ces actifs ; or, ils ont peu de solutions alternatives pour obtenir du rendement. Enfin, les niveaux de valorisation actuels constituent des points d’entrée intéressants sur certains segments.

Comment le portefeuille est-il formaté à l’heure actuelle ?

Nous continuons à gérer de manière active la duration, qui évolue entre cinq et six années et demie. Nous utilisons de manière tactique les différents points de la courbe américaine et européenne. Compte tenu de la politique adoptée par les banques centrales pour relancer l’économie, qui exclut pour le moment toute hausse des taux, et de l’environnement déflationniste, la duration devrait rester à des niveaux élevés.

Nous n’avons plus du tout de couvertures. Cela, ajouté au fait que nous avons réinvesti dans certaines classes d’actifs, a fait remonter le niveau de risque du portefeuille. En témoigne l’évolution de la duration au spread de crédit : alors qu’elle est descendue à un niveau proche de zéro pendant la crise, elle dépasse aujourd’hui cinq.

Plus précisément, sur quels segments du marché êtes-vous positionnés ?

Nous sommes désormais exposés à hauteur de 25 % sur le crédit investment grade, sur lequel nous n’étions pas positionnés avant la crise, au détriment des obligations d’Etat – notamment des pays périphériques de la zone euro –, dont le poids est revenu à 11 %. Le crédit investment grade, dont les niveaux de valorisation sont attrayants, nous semble en effet plus stable. Par ailleurs, nous sommes positionnés sur les subordonnées financières (13 % du portefeuille). Elles nous semblent moins risquées que le high yield européen (dont le taux de défaut attendu sur les douze prochains mois ressort entre 6 et 7 % selon nos experts internes), tout en offrant des niveaux de rendement similaires. Enfin, nous avons réinvesti dans la dette émergente au sortir de la crise, uniquement via la dette souveraine et le crédit en devises dures, à hauteur de 25 %.

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