Sélection de fonds

Obligations

Edmond de Rothschild Fund Bond Allocation

Funds Magazine - Décembre 2018-Janvier 2019 - Marianne di Meo

Après plusieurs années très favorables, les marchés obligataires évoluent aujourd’hui dans un environnement plus contrasté : ils sont chers, offrent un rendement limité et sont exposés au risque de remontée des taux.

Pourquoi investir sur ce fonds ?

Le fonds Edmond de Rothschild Fund Bond Allocation, géré selon une approche active et flexible, apporte une réponse adaptée à ces nouveaux défis.
Ce fonds, dont les encours sous gestion à fin octobre avoisinent les 3 milliards d’euros, repose sur trois piliers. Tout d’abord, le risque de taux du portefeuille est géré de manière active en fonction des anticipations des gérants sur la courbe des taux, sa sensibilité pouvant osciller entre - 2 et + 8. Ensuite, l’univers d’investissement est très large et porte sur tous les actifs obligataires, le but étant de sélectionner de manière opportuniste ceux qui présentent le meilleur potentiel de performance dans un environnement de marché donné. L’équipe de gestion peut mettre en place différentes stratégies sur ces classes d’actifs : portage, duration, courbe ou encore valeur relative. Au final, le fonds bénéficie donc d’une double diversification, par segment de marché et par stratégie. Enfin, la sélection des émetteurs repose sur les expertises que les 20 gérants obligataires de la société de gestion ont développées sur les différents segments (dettes souveraines, émergentes et financières, crédit investment grade et high yield, obligations convertibles). En leur confiant le choix des obligations, le fonds capitalise sur l’ensemble des savoir-faire d’Edmond de Rothschild Asset Management en matière de gestion obligataire.

Le processus de gestion

L’équipe de gestion a développé un processus de gestion fondé sur une double approche top-down et bottom-up, qui associe l’analyse macroéconomique et les convictions sur chacun des segments du marché obligataire à une sélection d’obligations – le «bond picking» – opérée par les spécialistes de ces différents segments.
La première étape consiste en une analyse mensuelle de l’ensemble des indicateurs macroéconomiques, en fonction de laquelle sont déterminées les positions sur chaque classe d’actifs (actions, taux, devises…). Dans un second temps, l’allocation entre les différents segments obligataires est définie en fonction des anticipations sur les marchés de taux. Ces convictions de gestion sont ensuite mises en œuvre pour construire le portefeuille. La sélection des titres, opérée par les équipes spécialisées, repose sur une analyse fondamentale et traduit les plus fortes convictions d’investissement.
La gestion des risques est strictement encadrée : outre la gestion dynamique de la sensibilité aux taux, le risque de change est systématiquement couvert, les dettes à haut rendement et émergentes ne peuvent représenter plus de 50 % du portefeuille et l’exposition aux actions, qui ne peut se faire que par le biais d’obligations convertibles, ne peut excéder 10 %.

La société de gestion

Edmond de Rothschild Asset Management se positionne comme un acteur multispécialiste. Il s’appuie sur des segments d’expertise reconnus, comme la gestion actions (européennes et américaines), la dette d’entreprise, la multigestion, l’overlay, l’allocation d’actifs ou encore la gestion quantitative. Edmond de Rothschild Asset Management totalise 65 milliards d’euros d’encours sous gestion au 31 décembre 2017 et 440 collaborateurs, dont 100 professionnels de l’investissement.

Achevé de rédiger le 30 novembre 2018. Principaux risques du fonds : ce fonds est noté en catégorie 3, en ligne avec la nature des titres et les zones géographiques présentées dans la rubrique «objectifs et politique d’investissement» du document d’informations clé pour l’investisseur (DICI).Les risques décrits ci-dessous ne sont pas limitatifs. Il appartient aux investisseurs d’analyser le risque inhérent à chaque investissement et de se forger leur propre opinion. Principaux risques du fonds : risque de perte en capital, risques liés à l’investissement sur les marchés émergents, risque inhérent à la gestion discrétionnaire, risque de taux, risque de crédit, risque de crédit lié à l’investissement dans des titres spéculatifs, risque lié à l’engagement sur des contrats financiers et risque de contrepartie. Edmond de Rothschild Fund – Bond Allocation est un compartiment de la SICAV de droit luxembourgeois agréée par la CSSF et autorisé à la commercialisation en France.

Les convictions de l’équipe de gestion

L’équipe de gestion

Guillaume Rigeade, (à gauche) a rejoint Edmond de Rothschild Asset Management en 2009 en tant que gérant senior spécialisé en modélisation et gestion quantitative ; il a été nommé gérant taux en 2012. Il a commencé sa carrière en 1999, chez Sinopia AM, où il a successivement été assistant gérant obligations, puis gérant obligataire et enfin responsable adjoint de la gestion obligataire. Il a ensuite rejoint Société Générale Asset Management en 2007, pour devenir gérant senior obligations internationales et devises. Guillaume Rigeade est diplômé de l’ISUP en tant qu’actuaire.
Eliezer Ben Zimra,
(à droite) a rejoint Edmond de Rothschild Asset Management en 2011 en tant que gérant taux. Il a commencé sa carrière en 2008 au sein du hedge fund OneSeven Capital Management, en tant que trader quantitatif sur dérivés de taux, puis a rejoint le hedge fund Capstone Investment Advisors en tant qu’assistant de gestion taux. Il a ensuite fait partie de l’équipe recherche et stratégie taux d’Amundi. Eliezer Ben Zimra est diplômé de l’ENSAE avec un master en statistiques, économie et finance, et possède un MSc. de l’université Harvard.


Quels arbitrages opérez-vous actuellement entre les différents marchés obligataires ?

Dans un contexte de valorisations tendues et de détérioration de certains indicateurs, nous restons globalement prudents et privilégions le crédit européen dans notre allocation.
En ce qui concerne l’Europe, notre préférence va aux obligations à haut rendement et aux subordonnées financières. Nous sommes en revanche neutres, voire négatifs, sur les obligations investment grade, car le coussin de spread n’est pas suffisamment reconstitué. En parallèle, nous avons une poche importante d’obligations souveraines, principalement des pays périphériques de la zone euro : la Grèce, dont les fondamentaux se redressent ; l’Espagne, car les valorisations sont revenues à des niveaux plus intéressants ; l’Italie, où nous sommes positionnés sur la partie courte de la dette (deux/quatre ans).
Nous sommes plus prudents sur les Etats-Unis, car le cadre macroéconomique se dégrade. L’impact de la réforme fiscale lancée par Donald Trump devrait en effet être moindre en 2019, et la croissance devrait décélérer. Deux indicateurs semblent d’ailleurs démontrer que la fin de cycle approche. Les taux de marge des entreprises sont au plus haut. Par ailleurs, l’écart entre les taux américains à deux ans et à dix ans s’est réduit, conduisant à un aplatissement de la courbe. Ceci est historiquement le signal précurseur d’une récession à moyen terme. Au cours du mois d’octobre, nous avons donc coupé nos positions sur le crédit américain. Sur cette zone, nous conservons uniquement une exposition aux taux réels, via des obligations indexées sur l’inflation.

Vous êtes également positionnés sur les pays émergents…

Nous avons effectivement augmenté notre exposition sur ces pays entre le printemps et l’été, à travers des obligations corporate et du risque souverain. En ce qui concerne les émergents, nous estimons que le risque potentiel vient davantage d’une poursuite de l’appréciation du dollar que de la remontée des taux américains.

Quel est actuellement le niveau de sensibilité aux taux du fonds ?
Le pilotage dynamique de la sensibilité nous permet d’améliorer la résilience du portefeuille, quelles que soient les conditions de marché. Elle se situe actuellement autour de 3,2/3,4. En ce qui concerne notre gestion de la courbe des taux, nous sommes donc exposés aux taux réels américains (qui ont augmenté et dépassent 1 %) et, en Europe, nous privilégions les maturités courtes (quatre/cinq ans) qui offrent un niveau de carry intéressant. Par ailleurs, la volatilité implicite évoluant beaucoup, nous avons mis en place des positions optionnelles. Grâce à ces positions optionnelles et à notre allocation d’actifs plus prudente, nous sommes en mesure d’amortir la baisse des marchés.

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