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EdR Fund Global Data

Funds - 23 novembre 2015 - Carole Leclercq

Fort de son expertise en gestion actions thématique, Edmond de Rothschild Asset Management (EdRAM) vient de lancer un nouveau fonds innovant : Edmond de Rothschild Fund Global Data.

Pourquoi investir dans ce fonds ?

Géré au sein de l’équipe de gestion actions US et internationales, ce fonds vise à bénéficier de la thématique du big data, c’est-à-dire de la gestion optimisée des flux de données, en sélectionnant, dans un univers actions internationales, les sociétés directement liées à cette révolution technologique ou pouvant transformer leur modèle économique grâce à elle.
«La gestion de ces flux de données est à l’origine d’une révolution industrielle globale avec des retombées financières se chiffrant en centaines de milliards de dollars, fait valoir Jacques-Aurélien Marcireau, le gérant du fonds. Celle-ci entraîne une redéfinition des frontières entre de nombreux secteurs et peut amener, d’une part, des acteurs loin de leur domaine d’activité premier, comme par exemple Google qui se positionne sur l’automobile et la santé, et, d’autre part, la recherche d’avantages comparatifs de la part d’acteurs établis, comme dans le domaine de l’assurance par exemple. La frontière entre technologie et secteurs traditionnels est donc désormais plus que brouillée, ce qui fait du big data une thématique d’investissement à part entière.»
Afin de bénéficier du fort potentiel de croissance structurelle de cette thématique sur l’ensemble des secteurs d’activité, EdR Fund Global Data adopte une approche transversale. Le fonds va ainsi investir dans trois typologies de valeurs, toutes capitalisations confondues : Les «infrastructures», qui regroupent les entreprises collectant et permettant la mise à disposition des données produites par les acteurs du big data ; les «analytics», c’est-à-dire les entreprises éditrices de logiciels permettant l’analyse de ces données ; les «data users», des sociétés non technologiques ayant déjà transposé l’utilisation de ces données dans leur activité principale afin d’en tirer un avantage compétitif.
Véritable fonds de conviction, EdR Fund Global Data propose une approche pragmatique et innovante de la thématique afin de bénéficier de son potentiel de croissance dans un cadre de gestion maîtrisé. «Compte tenu de la forte dynamique de la thématique, il est nécessaire de conserver une approche raisonnée et sélective, précise le gérant. L’objectif est d’identifier les acteurs, certes visionnaires, mais qui sauront bénéficier de ces opportunités pour pérenniser leur croissance, et ce à un prix raisonnable.» Le fonds repose aussi sur une gestion active qui a pour objectif de délivrer de la performance sur un cycle économique complet en contrepartie d’une prise de risque de perte en capital sur les actions.

Le processus de gestion

Basée sur une approche fondamentale, avec l’appui d’experts indépendants en complément de l’expertise de l’équipe de gestion actions US et internationales d’EdRAM, la sélection de titres présente des spécificités selon la typologie de valeurs. «Pour les sociétés de type “infrastructures” et “analytics”, notre analyse se concentre sur l’évaluation de la pérennité de la technologie développée, dans des domaines où tout évolue très vite, ainsi que sur la valorisation, précise Jacques-Aurélien Marcireau. Par ailleurs, nous n’investissons que dans des sociétés qui ont déjà un historique de croissance.»
Pour les «data users», les sociétés éligibles doivent au préalable être une conviction d’un autre fonds actions géré par EdRAM, afin de s’assurer de la qualité de ses fondamentaux. «Ensuite, nous réalisons une analyse spécifique afin de nous assurer de la pertinence de la stratégie mise en place pour révolutionner le modèle de développement à travers l’utilisation du big data.» A ce titre, l’équipe de gestion échange avec toutes les parties prenantes, à savoir le service «IT» de la société mais également les fournisseurs, les prestataires de technologie ainsi que les clients. «Nous sommes également attentifs à la culture de l’entreprise en la matière, c’est-à-dire à ce que la société favorise l’échange de données entre ses différentes divisions, ainsi qu’à la capacité du management à favoriser l’innovation technologique», complète le gérant.
Au final, le portefeuille sera concentré autour d’une quarantaine de lignes avec un cœur (minimum 51 %) d’acteurs du secteur technologique liés directement au big data («infrastructures» et «analytics»).

La société de gestion

Avec six centres de gestion dans le monde (France, Suisse, Allemagne, Hong Kong, Luxembourg et Royaume-Uni), le groupe Edmond de Rothschild se positionne comme un acteur multi-spécialiste en asset management. Il s’appuie sur des segments d’expertise reconnus, comme la gestion actions (européennes et américaines), la dette d’entreprises, la multigestion, l’overlay, l’allocation d’actifs ou encore la gestion quantitative. En asset management, le groupe Edmond de Rothschild totalise près de 49 milliards d’euros d’encours sous gestion au 31 décembre 2014 et 530 collaborateurs, dont 100 professionnels de l’investissement.

Les convictions du gérant, Jacques-Aurélien Marcireau

Jacques-Aurélien Marcireau, gérant du fonds
EdR Fund Global Data

L’équipe de gestion

Le fonds est géré par Jacques-Aurélien Marcireau (six années d’expérience). Arrivé chez Edmond de Rothschild Asset Management en mars 2009 en tant qu’analyste au sein de l’équipe de gestion actions US et internationales que dirige Christophe Foliot, Jacques-Aurélien Marcireau est diplômé de l’IEP de Lille et détient un master en économie et analyse financière de l’université Lille 2. Avec 3,6 milliards d’euros d’encours sous gestion à fin 2014, l’équipe de gestion actions US et internationales d’EdRAM a notamment développé une expertise sur différentes thématiques au travers de plusieurs fonds ouverts (santé, marques premiums).



Quelles sont les sources de valeur ajoutée pour les entreprises visionnaires ?

Les données structurées ont toujours existé. En revanche, c’est la capacité à stocker et à analyser un volume de plus en plus conséquent de données non structurées, et ce avec une vélocité toujours plus grande, qui a rendu possible l’avènement du big data. Ainsi, 2,5 trillions d’octets de données sont générés quotidiennement à travers le monde et leur croissance est telle que 90 % des données actuelles ont été créées au cours des deux dernières années. Cette révolution permet aux entreprises pionnières d’optimiser leur prise de décision, d’améliorer leurs performances opérationnelles, de créer de nouveaux produits et services plus ciblés ou encore d’améliorer «l’expérience client». Le big data leur permettra donc de distancer leurs concurrents et de pérenniser un potentiel de création de valeur important. La question n’est donc plus de savoir si l’environnement compétitif va changer, mais quand et comment afin d’identifier les acteurs visionnaires.

Quelle est déjà aujourd’hui la réalité du big data ?

Les capteurs informatiques, toujours plus puissants, permettent, par exemple, de recueillir des informations sur l’environnement d’un objet ou d’une machine et de connecter ces derniers entre eux ou à Internet. Ils représentent une nouvelle source de données à l’origine de l’Internet des objets, avec des solutions désormais proposées dans la maintenance prédictive des ascenseurs ou encore la gestion de ressources en temps réel d’une ville. La croissance du marché de l’Internet des objets est ainsi estimée à plus de 30 % par an d’ici à 2020. Plus globalement, la maintenance industrielle, la personnalisation des offres, l’efficacité énergétique, la médecine préventive ou encore la voiture autonome sont autant d’exemples des différentes applications de la révolution du big data avec des répercussions qui peuvent être fondamentales sur l’ensemble de l’économie.

Quelles sociétés font aujourd’hui partie de vos fortes convictions ?
Google, qui est aujourd’hui le leader incontesté du big data, représentait fin octobre la première position du fonds, suivi par Interxion. Cet acteur majeur européen du stockage de données, avec 40 data centers, est fortement implanté en Europe, ce qui lui procure des avantages concurrentiels certains. Certaines entreprises doivent en effet conserver les données sur leur territoire d’activité, tandis que d’autres ont un besoin critique de rapidité dans le transfert de données pour la prochaine génération de services. Par ailleurs, l’invalidation par la Cour de justice européenne du système de «sphère de sécurité» entre les Etats-Unis et l’Europe vient renforcer cet avantage concurrentiel. Dans les «analystics», l’américain Splunk est un leader émergent grâce à un moteur qui indexe en temps réel des données machines. Il affiche une prévision de croissance annuelle de 40 %, alimentée par la demande dans le domaine notamment de la cybersécurité. Dans les «data users», AXA est un pionnier de la transformation digitale au sein du secteur de l’assurance. Le big data lui permet de développer de nouvelles offres innovantes, comme la possibilité de souscrire à une assurance auto en fonction de sa conduite, qui devraient lui permettre de consolider sa position de leader.

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