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Ellipsis Global Convertible Fund

Funds Magazine - Mise à jour 25 mars 2021

Capitalisant sur la qualité du process* de son fonds de convictions européennes lancé en 2010, Ellipsis European Convertible Fund (noté 5 étoiles Morningstar**), Ellipsis AM a lancé en 2019 Ellipsis Global Convertible Fund, avec la même stratégie mais cette fois-ci exposée au gisement mondial des convertibles.

Pourquoi investir dans ce fonds ?

Capitalisant sur la qualité du process* de son fonds de convictions européennes lancé en 2010, Ellipsis European Convertible Fund (noté 5 étoiles Morningstar**), Ellipsis AM a lancé en 2019 Ellipsis Global Convertible Fund, avec la même stratégie mais cette fois-ci exposée au gisement mondial des convertibles.

L’approche de gestion des deux fonds est identique, la création de valeur reposant sur la sélection de titres à partir d’une analyse à 360° des sociétés, sur la base de critères financiers et extra-financiers. Ils sont tous deux gérés par le pôle convertibles d’Ellipsis AM qui est composé de trois gérants-analystes expérimentés sur cet univers d’investissement et d’une analyste spécialisée sur la classe d’actifs. Les décisions d’investissement sont prises collectivement, à l’unanimité, dans l’idée que les risques sont mesurés et assumés par tous les membres de l’équipe.

Seule différence : Ellipsis Global Convertible Fund permet de s’exposer à un univers plus large, ce qui offre une plus grande diversité pour investir, à la fois en termes de taille d’entreprises, de qualité de crédit mais aussi de secteurs d’activité.


Le processus de gestion

Ellipsis Global Convertible Fund permet d’accéder à l’univers des obligations convertibles à l’échelle mondiale, quel que soit leur profil (high yield, obligataire, mixte, action). Il s’agit d’un fonds de convictions géré de manière active.

L’équipe de gestion intègre aussi dans ses décisions d’investissement des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Dans le cadre du règlement européen (UE) 2019/2088 dit Sustainable Finance Disclosure (SFDR), le fonds appartient à la catégorie des produits «faisant la promotion de caractéristiques environnementales et/ou sociales (article 8)». 

La sélection des obligations convertibles s’appuie dans un premier temps sur un filtre crédit, à la fois sur des éléments financiers (niveau de levier d’endettement) et extra-financiers : gouvernance de l’entreprise (intégrité du management, pratiques comptables et fiscales), risques de réputation et réglementaires. « Nous ne faisons aucun compromis sur la qualité de crédit, car notre priorité est d’éviter les émetteurs qui pourraient être sanctionnés par le marché à court et moyen termes pour leur risque de défaut », insistent les trois gérants.

Dans la mesure où la composition du fonds reflète des convictions marquées, l’analyse des sociétés est au cœur du processus de gestion. Les ressources en la matière sont nombreuses : trois gérants analystes convertibles et une analyste totalement dédiée à l’analyse des émetteurs et des sous-jacents action ; l’équipe s’appuie sur la recherche d’une dizaine d’établissements parmi les plus réputés, ainsi que sur la base de données Sustainalytics pour ce qui concerne l’analyse extra-financière ; enfin, afin de bien comprendre les écosystèmes en mutation, elle consulte aussi des experts travaillant directement au sein de ces industries. 

Le calibrage des positions occupe une place primordiale dans la construction du portefeuille final. Ainsi, sur deux valeurs sélectionnées, si le degré de conviction peut être identique, la pondération dans le portefeuille peut être deux ou trois fois moindre en fonction du risque objectif (risque de crédit, de liquidité ou de cyclicité, par exemple).

L’approche de gestion active permet de profiter pleinement de l’asymétrie de la classe d’actifs. « Le marché primaire étant très actif, nous n’hésitons pas à prendre des profits puis à nous repositionner sur de nouvelles obligations convertibles au profil asymétrique, ce qui permet d’abaisser le niveau de risque du portefeuille », précisent les gérants.


La société de gestion

Avec 2,3 milliards d’euros d’encours (au 28 février 2021), Ellipsis AM fait partie du pôle de gestion d’actifs du groupe Exane. La société de gestion cible des actifs spécialisés à valeur ajoutée. Son offre de placements est concentrée sur des expertises de niches : obligations convertibles, crédit et allocation, volatilité et overlay actions. Les convertibles constituent son ancrage historique avec dix-huit ans de track record. L’approche de gestion privilégie l’équilibre entre les convictions et les risques et bénéficie des synergies d’expertises entre les trois pôles de gestion, soit huit gérants analystes.  

Les convictions de l’équipe de gestion

Le fonds est géré par Damien Vermonet (à gauche), Sébastien Caron (au centre) et Nicolas Schrameck. Damien Vermonet est responsable du pôle de gestion convertibles d’Ellipsis AM depuis 2016.  Il a commencé en 2005 en tant qu’analyste, puis constructeur de portefeuilles pour l’équipe convertibles de Fortis IM. Il a ensuite rejoint Acropole AM pendant 5 ans en tant que gérant de convertibles globales, puis Schroders pendant 3 ans pour gérer les fonds convertibles européens et globaux. Sébastien Caron est gérant-analyste convertibles chez Ellipsis AM depuis 2014. Il s’est spécialisé pendant huit ans dans les obligations convertibles, chez Schelcher-Prince Finance puis chez Exane Derivatives. Il a par la suite développé et dirigé pendant huit ans l’activité dérivés actions et crédit d’Exane avant de rejoindre Ellipsis AM. Nicolas Schrameck est gérant-analyste convertibles chez Ellipsis AM depuis 2017. Il a commencé en 2008 au sein de la gestion convertibles de JP Morgan AM. Il a ensuite passé six ans chez EdRAM à gérer des fonds convertibles globaux. En 2015, il rejoint Aviva Investors en tant que co-gérant de leur fonds convertibles monde.

L’année 2020 a été très positive pour la classe d’actifs…

Les obligations convertibles ont effectivement surperformé les actions et les obligations, aussi bien dans le creux du marché à la fin du premier trimestre que dans le rebond de fin d’année. De quoi attirer l’attention des investisseurs ! Nos fonds ont d’ailleurs bénéficié de flux de souscriptions soutenus au cours des derniers mois, les encours de notre stratégie globale dépassant désormais 230 millions d’euros.


Quelle est votre approche actuelle pour construire le portefeuille ?

Nous sommes raisonnablement optimistes sur les perspectives des obligations convertibles et nous pensons que la sélectivité reste de mise pour investir. Il faut notamment apporter une grande attention aux valorisations, ce qui fait partie de notre ADN de « stock pickers ».

Nous profitons du dynamisme du marché primaire, qui permet d’enrichir le gisement. On retrouve actuellement parmi les émetteurs, d’un côté, des entreprises de croissance – y compris en Europe – comme des entreprises de commerce en ligne ou des sociétés spécialisées dans la livraison de repas à domicile et, de l’autre, des entreprises cycliques – notamment dans le transport aérien –, qui profitent de la flexibilité des obligations convertibles pour se refinancer à moindre coût.

Aujourd’hui, nos convictions sont équilibrées entre les dossiers de croissance et ceux liés à la thématique de la réouverture progressive des économies, qui permettent de profiter de la rotation sectorielle en cours depuis le mois de novembre. Concernant ceux-ci, il faut se montrer particulièrement sélectif, en privilégiant les profils de crédit les plus sûrs (ce qui permet de bénéficier d’un plancher obligataire solide) et les acteurs bien positionnés dans leur environnement concurrentiel, et dont le levier opérationnel est donc important en cas de redémarrage de l’économie. Précisons que les valeurs exposées à la réouverture de l’économie ont contribué à hauteur de 60 % à la performance enregistrée par le fonds en février, qui ressort à 3,31 %.

De manière générale, nous nous efforçons de recentrer en permanence le portefeuille sur la zone asymétrique, en sortant les obligations convertibles dont la sensibilité actions est devenue trop élevée pour en choisir d’autres plus proches des planchers obligataires.


Faut-il s’inquiéter des tensions sur les taux ?

Contrairement à d’autres actifs obligataires, les obligations convertibles tendent à bien se comporter dans un environnement de hausse des taux. En analysant les périodes de hausses supérieures à 50 points de base (en prenant pour référence le Bund à dix ans) depuis 2003, nous nous sommes aperçus que neuf des dix hausses observées avaient été bénéfiques pour les obligations convertibles (indice ECI-Europe). De fait, ces hausses de taux se produisent dans un contexte d’expansion économique favorable pour l’activité des entreprises, et donc pour les cours de Bourse. Les obligations convertibles tirent alors parti de leur composante actions qui les protège des effets de la hausse des taux.

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