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Obligations

H2O MultiBonds

Funds - Septembre 2013 - Pierre Gélis

H2O MultiBonds offre aux investisseurs la possibilité de diversifier leur exposition sur les marchés de taux et de devises internationaux au travers d’une gestion très active privilégiant les arbitrages de tous types.

Pourquoi investir dans ce fonds ?

H2O MultiBonds est représentatif de la compétence de près de vingt ans de l’équipe de gestion à tirer le meilleur parti des opportunités d’investissement sur ces marchés à un horizon de placement minimum de trois ans. La part R du fonds a pour objectif de battre de plus de 1,6 % l’an, à cet horizon, la performance en euro du JP Morgan Government Bond Index Broad. Cet indice correspond à un portefeuille d’obligations gouvernementales internationales (et des devises correspondantes) de 27 pays, sachant que les Etats-Unis (34 %), le Japon (25 %), le Royaume-Uni (6 %) et la zone euro (28 %) en représentent 93 % de la capitalisation*.

Afin de réaliser son objectif, l’équipe de gestion met en oeuvre une vaste palette de stratégies permettant d’accroître ou de réduire les composantes obligataires et devises de l’indice. Elle peut aussi se diversifier à l’extérieur de ce dernier en prenant, dans certaines limites, des positions sur les marchés obligataires gouvernementaux émergents, non gouvernementaux (corporate) et sur toutes les autres devises. Cette diversifi cation en termes de marchés se complète d’une diversifi cation en termes de positions (directionnelles, mais surtout en valeur relative, c’est-à-dire en arbitrages) et d’horizons de placement. Le fonds affiche un profil très dynamique par rapport à un placement obligataire et équilibré par rapport à un placement actions.

Sa gestion est suffisamment active pour pouvoir limiter, voire neutraliser, les biais de l’indice de référence. Ainsi, H2O MultiBonds est en mesure de minimiser l’impact négatif de la hausse des taux d’intérêt des principales économies mondiales qui a commencé au mois de mai dernier. Le fonds est, aujourd’hui, neutre en sensibilité sur les obligations du G4 (hors crédit). Comme en 2012, sa performance devrait continuer d’émaner de toutes les opportunités d’arbitrages résultant du télescopage des crises de 2008 et 2011 et de la cherté de certains actifs. En termes de stratégies, il s’agit de tirer parti de la poursuite du processus de convergence des taux d’intérêt de la périphérie européenne (Italie, Portugal, Grèce et Espagne) vers les taux allemands et surtout français.

Il s’agit pareillement de rester vendeurs des devises-matières premières asiatiques (dollars australien et néo-zélandais) et d’acheter le dollar US qui bénéfi ciera probablement du retournement anticipé de la politique monétaire de la Fed face à une économie américaine en pleine accélération. Par ailleurs, le fonds n’est plus exposé au crédit émergent, jugé très surévalué par rapport aux fondamentaux des régions concernées. Il est également vendeur de devises émergentes. Enfin, H2O MultiBonds s’est retiré des marchés du crédit qui sont aujourd’hui très corrélés aux marchés de la dette gouvernementale du G4, et n’offrent à ce titre que très peu de protection contre le retournement actuel de ces derniers.

* Au 30 août 2013

H2O MultiBonds est représentatif de la compétence de près de vingt ans de l’équipe de gestion à tirer le meilleur parti des opportunités d’investissement sur ces marchés à un horizon de placement minimum de trois ans. La part R du fonds a pour objectif de battre de plus de 1,6 % l’an, à cet horizon, la performance en euro du JP Morgan Government Bond Index Broad. Cet indice correspond à un portefeuille d’obligations gouvernementales internationales (et des devises correspondantes) de 27 pays, sachant que les Etats-Unis (34 %), le Japon (25 %), le Royaume-Uni (6 %) et la zone euro (28 %) en représentent 93 % de la capitalisation*. Afin de réaliser son objectif, l’équipe de gestion met en oeuvre une vaste palette de stratégies permettant d’accroître ou de réduire les composantes obligataires et devises de l’indice.

Elle peut aussi se diversifier à l’extérieur de ce dernier en prenant, dans certaines limites, des positions sur les marchés obligataires gouvernementaux émergents, non gouvernementaux (corporate) et sur toutes les autres devises. Cette diversification en termes de marchés se complète d’une diversification en termes de positions (directionnelles, mais surtout en valeur relative, c’est-à-dire en arbitrages) et d’horizons de placement. Le fonds affiche un profil très dynamique par rapport à un placement obligataire et équilibré par rapport à un placement actions. Sa gestion est suffi samment active pour pouvoir limiter, voire neutraliser, les biais de l’indice de référence. Ainsi, H2O MultiBonds est en mesure de minimiser l’impact négatif de la hausse des taux d’intérêt des principales économies mondiales qui a commencé au mois de mai dernier.

Le fonds est, aujourd’hui, neutre en sensibilité sur les obligations du G4 (hors crédit). Comme en 2012, sa performance devrait continuer d’émaner de toutes les opportunités d’arbitrages résultant du télescopage des crises de 2008 et 2011 et de la cherté de certains actifs. En termes de stratégies, il s’agit de tirer parti de la poursuite du processus de convergence des taux d’intérêt de la périphérie européenne (Italie, Portugal, Grèce et Espagne) vers les taux allemands et surtout français. Il s’agit pareillement de rester vendeurs des devises-matières premières asiatiques (dollars australien et néo-zélandais) et d’acheter le dollar US qui bénéficiera probablement du retournement anticipé de la politique monétaire de la Fed face à une économie américaine en pleine accélération.

Par ailleurs, le fonds n’est plus exposé au crédit émergent, jugé très surévalué par rapport aux fondamentaux des régions concernées. Il est également vendeur de devises émergentes. Enfin, H2O MultiBonds s’est retiré des marchés du crédit qui sont aujourd’hui très corrélés aux marchés de la dette gouvernementale du G4, et n’offrent à ce titre que très peu de protection contre le retournement actuel de ces derniers. 

Le processus d’investissement du fonds

Le style de l’équipe de gestion est global, actif, value et top-down. Son objectif est de transformer la diversification la plus large possible en performance à un horizon donné. Toutes les stratégies sont calibrées par rapport à un budget de risque établi en amont. La gestion de H2O MultiBonds repose sur une analyse très réactive de l’environnement macroéconomique et des marchés. A travers leur approche top-down, les gérants prennent des positions directionnelles, acheteuses ou vendeuses, sur les différentes classes d’actifs ainsi que des positions en valeur relative et des arbitrages, visant à tirer parti de l’évolution d’un marché ou d’un actif par rapport à un autre.

Ces stratégies à moyen ou long terme sont complétées par des positions de trading à court terme. La gestion du risque et des contraintes d’investissement est au coeur de la construction du portefeuille. H2O MultiBonds bénéficie à ce titre d’un contrôle des risques indépendant effectué par Natixis Asset Management.

La société de gestion

H2O Asset Management LLP, basée à Londres, a été créée en juillet 2010 par Bruno Crastes, directeur général, et Vincent Chailley, directeur des investissements. Elle bénéfi cie d’un adossement à Natixis Asset Management. Bénéficiant de la forte notoriété de son équipe, H2O AM a collecté en trois ans un encours de 3 milliards d’euros* et emploie 19 professionnels dont l’expérience moyenne dans la gestion d’actifs est de quinze ans. Pour Bruno Crastes, «notre taille humaine nous permet de prendre des décisions rapides et d’agir effi cacement, tout en bénéficiant de la sécurité qu’offrent les plus grosses sociétés d’investissement».

* Source : H2O AM au 30 août 2013

Les convictions du gérant, Bruno Crastes

Bruno Crastes, co-fondateur et directeur général de H2O AM, spécialiste de la gestion obligataire.

L’allocation de risque du fonds montre une prépondérance des stratégies spécifiques et de diversification. Pouvez-vous nous donner plus de précisions ?

Nous avons organisé notre gestion autour de trois stratégies : directionnelles, relatives et spécifi ques. Chaque stratégie contribue à la performance et, par exemple en 2012, les stratégies relatives et spécifi ques ont représenté l’essentiel des gains. Dans les stratégies relatives, nous achetons un actif et en vendons simultanément un autre, comme nous le faisons par exemple sur les devises, entre marchés obligataires ou entre segments de courbes. Dans le directionnel, nous achetons un actif que nous vendons ultérieurement lorsque le cours cible est atteint. Enfi n, dans les stratégies spécifi ques, nous intervenons sur les thèmes du moment comme le crédit émergent ou les obligations périphériques européennes.

Comment abordez-vous cette dernière partie de l’année 2013 ?

Nous maintenons les thèmes mis en avant déjà depuis mi-2012, car nous estimons que les stratégies relatives vont continuer à surperformer les positions directionnelles. Dans les cycles de marché, le beta (directionnel) précède l’alpha (valeur ajoutée du gérant). Nous sommes actuellement dans une période d’alpha, si bien que, dans notre allocation de risque, nous privilégions les stratégies relatives au détriment des stratégies directionnelles. Ce schéma va probablement perdurer pendant quelques années.

En outre, sur ces stratégies relatives, nous obtenons une meilleure qualité de signal que sur le directionnel. Nous sortons d’un grand mouvement de baisse de taux pour entrer dans une zone de turbulences. Jouer maintenant la hausse des taux s’avère compliqué, alors que nous obtenons un rapport rendement/risque bien meilleur à partir de stratégies relatives, comme les arbitrages entre segments de courbes, ou l’achat des obligations gouvernementales italiennes contre celles du Trésor américain.

Comment faire accepter l’idée d’une hausse de la volatilité à court terme à des investisseurs échaudés par les crises de ces dernières années ?

Toutes les volatilités ne sont pas comparables et la volatilité s’inscrit toujours à un horizon donné. Les investisseurs vont devoir allonger leurs horizons de placement afin de capter de la performance. Sur H2O MultiBonds, l’horizon est de trois ans, et on voit très bien que, même si le fonds affiche parfois de la volatilité à court terme, il a obtenu des performances exceptionnelles sur son horizon de placement recommandé. Investir dans un fonds nécessite de faire confiance à son équipe de gestion, or nous avons un historique de performance de plus de vingt ans.

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