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Jupiter Dynamic Bond

Funds Magazine - 03 Juillet 2020 - Carole Leclercq

Obligations

Gérée avec une approche 100 % active et flexible et lancée dès 2008 au sein d’un véhicule de droit britannique, la stratégie du fonds repose sur un processus d’investissement solide qui s’articule autour d’une vision macroéconomique et d’une analyse crédit fondamentale.

Pourquoi investir dans ce fonds ?

Lancé en 2012, le fonds Jupiter Dynamic Bond a pour objectif d’optimiser une allocation obligataire dans tous les environnements de marché. L’équipe de gestion de ce fonds obligataire «sans contrainte» a la liberté de rechercher les meilleures opportunités dans tout l’univers obligataire mondial en se diversifiant sur différents types de dettes et sur l’ensemble du spectre du crédit. 

Gérée avec une approche 100 % active et flexible et lancée dès 2008 au sein d’un véhicule de droit britannique, la stratégie du fonds repose sur un processus d’investissement solide qui s’articule autour d’une vision macroéconomique et d’une analyse crédit fondamentale. «La possibilité d’aller partout dans l’univers obligataire international nous permet d’équilibrer la sélection de titres “bottom-up” avec une allocation d’actifs “top-down” plus stratégique pour les différents pays et secteurs», précise Ariel Bezalel, responsable de la stratégie chez Jupiter. Le mandat sans contrainte offre également la possibilité de mettre en œuvre des thématiques d’investissement au sein du crédit. 

Afin d’optimiser les rendements et de gérer le risque de baisse, l’équipe de gestion gère activement la duration du portefeuille. «La possibilité de la modifier en toute flexibilité est un levier supplémentaire d’optimisation de la performance, même en période de hausse des taux d’intérêt», fait valoir Ariel Bezalel. Par exemple, en 2016, l’équipe de gestion a réduit la duration du portefeuille à presque zéro en raison de préoccupations de reflation. «Nous l’avons augmentée uniquement lorsque les rendements avaient suffisamment remonté l’année suivante», précise Ariel Bezalel.

Cette gestion active et dynamique a permis au fonds de naviguer avec succès à travers les différents cycles économiques depuis son lancement et de se classer, sur cette période, dans le premier quartile de son groupe de pairs1.  A fin mai, la part L EUR Acc affichait depuis son lancement une progression cumulée de 22,40 %, contre 19,41 % pour son groupe de pairs. Concernant les indicateurs de risque sur la période, sa volatilité était de 3,62 % et son ratio Sharpe de 1,23, contre respectivement 5,13 et 0,77 pour son groupe de pairs. Il se distingue également par sa résilience depuis le début de l’année, avec une progression, à fin mai, de 1,66 % contre 0,50 % pour son groupe de pairs. Ce succès se matérialise également par la taille des encours, qui s’élevaient fin mai à 7,7 milliards d’euros, sur un total de 12,36 milliards gérés sur la stratégie.

Le processus d’investissement

La construction du portefeuille repose sur un processus d’investissement fondé sur une double approche : d’une part, l’approche «top-down», qui permet de construire une vision macro globale sur le moyen à long terme, et donc de prendre des décisions sur la gestion de la duration, la fourchette de notation et les implantations géographiques à privilégier afin de construire l’allocation sur les obligations d’Etat ; d’autre part, l’approche «bottom-up», qui, sur la base d’une analyse crédit indépendante, avec notamment une modélisation de flux de trésorerie et une analyse approfondie des garanties, vise à privilégier les crédits ayant un potentiel de portage attractif avec la perspective d’un désendettement. 

Le mandat sans contrainte permet à l’équipe de gestion d’investir dans toutes les zones géographiques et sur un large spectre de notations, depuis les obligations d’Etat notées AAA jusqu’à la catégorie high yield sur le crédit. «Nous cherchons à sélectionner les meilleures opportunités sur l’ensemble du spectre, tout en adoptant une approche transparente et mesurée», précise Ariel Bezalel. Par exemple, nous n’utilisons pas d’effet de levier et ne sommes jamais négatifs sur la duration. Nous prenons des positions courtes afin d’atténuer les risques, et nous limitons notre exposition aux devises étrangères à 20 %.»

La société de gestion

Créée en 1985 et cotée à la Bourse de Londres depuis juin 2010, Jupiter gère des fonds communs de placement, des mandats distincts et des fonds d’investissement pour le compte de particuliers et d’institutions au Royaume-Uni et à l’étranger, avec fin 2019 des encours globaux de 50,6 milliards d’euros. Depuis ses origines, c’est sur la génération d’alpha à travers une gestion résolument active que cet asset manager britannique indépendant a construit son succès. En France, les fonds de Jupiter sont distribués depuis dix ans par le Tierce-Partie Marketeur ALFI Partners. Ce partenariat permet désormais à Jupiter de promouvoir ses fonds auprès de la clientèle retail hexagonale à travers des CGP et le référencement sur des plateformes.

1. Le groupe de référence est composé de Jupiter Dynamic Bond et des 15 plus grands fonds des secteurs Global Fixed Income, Euro Fixed Income et Allocation prudente. Données du 10/05/2013 au 31/05/2020.

Les convictions de l’équipe de gestion

Le fonds est géré au sein de l’équipe de gestion obligataire, dirigée par Ariel Bezalel (photo) et regroupant 19 professionnels expérimentés sur tous les segments de l’univers obligataire mondial. Arrivé chez Jupiter en 1997, Ariel Bezalel (vingt-trois années d’expérience) a lancé la stratégie Dynamic Bond en 2008 et en est toujours responsable.

Il travaille en étroite collaboration avec Harry Richards (sept années d’expérience). Ils sont assistés par Vikram Aggarwal (onze années d’expérience) et s’appuient sur l’équipe de 11 analystes de crédit de Jupiter. Ils collaborent également avec l’équipe de gestion des risques et celle de «gouvernance d’entreprise et de durabilité».

Quels ont été les facteurs de résilience du fonds au premier trimestre ?

Le positionnement du portefeuille est très défensif depuis plus d’un an, avec pas moins de 40 % du portefeuille investis dans des obligations souveraines américaines et australiennes. Avant la crise, nous étions déjà préoccupés par les valorisations élevées du crédit et estimions que les marchés et l’économie mondiale étaient extrêmement vulnérables à un choc exogène. La stratégie avait alors sa plus faible allocation historique sur le haut rendement et seulement 9 % de l’actif positionnés le crédit investment grade. Ces fortes convictions ont permis au fonds de réaliser une belle performance au premier trimestre 2020 et ont contribué à réduire la volatilité du portefeuille. Nous avions également 10 % de positions courtes sur les indices américains et européens à haut rendement, stratégie qui s’est avérée très efficace. Nous avons en effet dénoué les couvertures en mars, lorsque les écarts de crédit ont augmenté, c’est-à-dire juste avant que les gouvernements du monde entier n’annoncent qu’ils feraient «tout ce qu’il faut» pour soutenir les entreprises.

L’allocation sur les obligations d’Etat a-t-elle évolué depuis ?

Notre stratégie équilibrée sur les obligations d’Etat américaines et australiennes est restée la même. La duration totale du portefeuille est également inchangée, soit environ six ans et demi. L’économie mondiale étant sous assistance respiratoire avec la perspective de soutiens fiscaux renforcés, les rendements de ces marchés pourraient converger avec ceux des dettes souveraines japonaise et européenne à très faible rendement. Nous ne serions pas surpris de voir le rendement des obligations du Trésor américain à dix ans tomber à zéro, les taux réels augmentant alors fortement en raison d’une inflation beaucoup plus faible.

Quels profils d’émetteurs privilégiez-vous sur le crédit ?

Même si les marchés sont plutôt positifs quant à la fin du confinement, nous restons très prudents en matière de crédit, étant donné le risque d’une augmentation des taux de défaillance tout au long de l’année. Nous réalisons donc des achats opportunistes et disciplinés sur du crédit de haute qualité à des valorisations attrayantes, avec aujourd’hui 16 % de l’actif positionné sur le crédit investment grade. Nous sélectionnons des entreprises au profil défensif, leaders sur leur secteur, résilientes pour traverser tout un cycle économique et avec des résultats suffisamment solides pour assurer le remboursement de leur dette. Plus précisément, nous privilégions les émetteurs positionnés sur le thème «bière et hamburgers». Le high yield représentait fin mai environ 30 % de l’actif. Mais nous nous en tenons à des dettes garanties de premier rang plus défensives et à des obligations notées BB, là encore suffisamment résilientes pour traverser tout un cycle économique. Enfin, même si nous sommes très prudents sur les marchés émergents, avec seulement une exposition de 10 % seulement, nous privilégions des thèmes résilients comme celui des «producteurs de protéines», dont les perspectives de croissance sont soutenues par la forte demande mondiale de bœuf et de volailles.

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