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Jupiter Dynamic Bond

Funds Magazine - Mise à jour janvier 2021 - Carole Leclercq

Pourquoi investir dans ce fonds ?

Lancé en 2012, Jupiter Dynamic Bond a pour objectif d’optimiser une allocation obligataire dans tous les environnements de marché. L’équipe de gestion de ce fonds obligataire «sans contrainte» a la liberté de rechercher les meilleures opportunités dans tout l’univers obligataire mondial en se diversifiant sur différents types de dettes et sur l’ensemble du spectre du crédit.

Gérée avec une approche 100 % active et flexible, lancée dès 2008 au sein d’un véhicule de droit britannique, la stratégie du fonds repose sur un processus d’investissement solide qui s’articule autour d’une vision macroéconomique et d’une analyse crédit fondamentale. «La possibilité d’aller partout dans l’univers obligataire international nous permet d’équilibrer la sélection de titres bottom-up avec une allocation d’actifs top-down plus stratégique pour les différents pays et secteurs», précise Ariel Bezalel, responsable de la stratégie chez Jupiter. Le mandat sans contrainte offre également la possibilité de mettre en œuvre des thématiques d’investissement au sein du crédit. Par ailleurs, l’équipe de gestion gère activement et en toute flexibilité la duration du portefeuille, et ce dans le but d’optimiser les rendements et de maîtriser le risque de baisse. 

«Les stratégies obligataires mondiales sans contrainte offrent une gamme d’outils pour essayer de préserver le capital, comme les swaps de défaut de crédit pour atténuer le risque, les souverains notés AAA et l’utilisation de devises comme couverture, mais aussi pour manœuvrer dans un environnement macroéconomique qui sera difficile au cours des prochaines années, ajoute Ariel Bezalel. La flexibilité va être cruciale.» 

Depuis son lancement, le fonds a réussi à naviguer avec succès à travers les différents cycles économiques pour se classer dans le premier quartile de son groupe de pairs. À fin novembre, la part L EUR Acc affichait une progression cumulée1 de 27 %, contre 11,7 % pour son groupe de pairs. Concernant les indicateurs de risque sur la période, sa volatilité était de 3,52 % et son ratio Sharpe de 1,00 %, contre respectivement 4,36% et 0,43 % pour son groupe de pairs. Il se distingue également par sa résilience depuis le début de l’année, avec une progression2 de 5,48 % contre 2,34 % pour son groupe de pairs mais aussi par une hausse sensible de ses encours, désormais de 9,6 milliards d’euros2 sur un total de 14,3 milliards2 gérés sur la stratégie. 

Avec une notation moyenne des émetteurs en portefeuille à BBB et un rendement moyen de 2,78 %2, ce fonds peut répondre au besoin de rendement des investisseurs obligataires. C’est également une offre complémentaire aux fonds en euros dont les rendements s’amenuisent d’année en année.

Le processus d’investissement

La construction du portefeuille repose sur un processus d’investissement fondé sur une double approche : d’une part, l’approche top-down, qui permet de construire une vision macro globale sur le moyen à long terme, et donc de prendre des décisions sur la gestion de la duration, la fourchette de notation et les implantations géographiques à privilégier afin de construire l’allocation sur les obligations d’Etat ; d’autre part, l’approche bottom-up, qui, sur la base d’une analyse crédit indépendante, avec notamment une modélisation de flux de trésorerie et une analyse approfondie des garanties, vise à privilégier les crédits ayant un potentiel de portage attractif avec la perspective d’un désendettement. «La structure équilibrée du fonds vise à détenir, d’une part, des obligations d’Etat comme couverture contre le risque, et, d’autre part, du crédit d’entreprise rigoureusement sélectionné», précise Ariel Bezalel.

Le mandat sans contrainte permet à l’équipe de gestion d’investir dans toutes les zones géographiques et sur un large spectre de notations, depuis les obligations d’Etat notées AAA jusqu’à la catégorie high yield sur le crédit. «Notre approche est transparente et mesurée, précise Ariel Bezalel. Nous n’utilisons pas d’effet de levier et ne sommes jamais négatifs sur la duration. Nous prenons des positions courtes afin d’atténuer les risques, et nous limitons notre exposition aux devises étrangères à 20 %.»

La société de gestion

Créée en 1985 et cotée à la Bourse de Londres depuis juin 2010, Jupiter gère des fonds communs de placement, des mandats distincts et des fonds d’investissement pour le compte de particuliers et d’institutions au Royaume-Uni et à l’étranger, avec fin 2019 des encours globaux de 50,6 milliards d’euros. Depuis ses origines, c’est sur la génération d’alpha à travers une gestion résolument active que cet asset manager britannique indépendant a construit son succès. En France, les fonds de Jupiter sont distribués depuis dix ans par le tierce-partie marketeur ALFI Partners. Ce partenariat permet désormais à Jupiter de promouvoir ses fonds auprès de la clientèle retail hexagonale à travers des CGP et le référencement sur des plateformes. 

Les convictions de l’équipe de gestion

L’équipe de gestion

Le fonds est géré au sein de l’équipe de gestion obligataire, dirigée par Ariel Bezalel (photo) et regroupant 19 professionnels expérimentés sur tous les segments de l’univers obligataire mondial. Arrivé chez Jupiter en 1997, Ariel Bezalel (vingt-trois années d’expérience) a lancé la stratégie Dynamic Bond en 2008 et en est toujours responsable. Il travaille en étroite collaboration avec Harry Richards (sept années d’expérience).

Ils sont assistés par Vikram Aggarwal (onze années d’expérience) et s’appuient sur l’équipe de 11 analystes de crédit de Jupiter. Ils collaborent également avec l’équipe de gestion des risques et celle de gouvernance d’entreprise et de durabilité.

Quels ont été les facteurs de résilience du fonds au plus fort de la tempête financière liée au Covid ?

Avant la crise, nous étions déjà préoccupés par les valorisations élevées du crédit et estimions que l’économie mondiale, et donc les marchés, était extrêmement vulnérable à un choc exogène. Le positionnement du portefeuille est très défensif depuis plusieurs mois, avec pas moins de 40 % du portefeuille investis dans des obligations souveraines américaines et australiennes. Les allocations sur le haut rendement et sur le crédit investment grade étaient à leur plus bas historique. Ces fortes convictions ont permis au fonds de réaliser une belle performance au premier trimestre 2020 et ont contribué à réduire la volatilité du portefeuille. Nous avions également des positions courtes sur les indices américains et européens à haut rendement, stratégie qui s’est avérée très efficace. Nous avons en effet dénoué les couvertures en mars, lorsque les écarts de crédit ont fortement augmenté, c’est-à-dire juste avant les annonces de mesures de soutien sans précédent des banques centrales et des gouvernements. Depuis fin mars, nous sommes beaucoup plus constructifs sur le crédit investment grade et high yield, ces segments étant soutenus par l’environnement monétaire actuel.

Quels profils d’émetteurs privilégiez-vous sur le crédit ?

Nous continuons à être très sélectifs avec une analyse crédit toujours très poussée. Les perspectives de croissance économique continuent d’être remises en question, ce qui fragilise de nombreuses entreprises, en particulier celles fortement exposées au cycle économique et qui ont un fort effet de levier. Nous nous concentrons donc sur les entreprises dotées de modèles économiques solides et d’un niveau d’endettement approprié pour traverser une période prolongée de volatilité économique. Cela nous amène à privilégier les secteurs de la consommation de base, des soins de santé et des TMT. Dans le haut rendement, nous voyons des opportunités dans les entreprises notées BB et dans les secteurs plus défensifs.

Pourquoi les obligations d’Etat agissent-elles comme couverture contre le risque ?

Nous restons fermement convaincus que l’environnement est déflationniste plutôt qu’inflationniste. Pour que l’inflation augmente, l’activité économique devra se redresser fortement. Or, les perspectives de reprise semblent s’être détériorées. L’augmentation considérable des niveaux d’endettement au cours de la crise devrait aussi continuer à freiner la croissance pendant un certain temps.

Sans oublier que le vieillissement de la population et les bouleversements technologiques sont de puissants facteurs déflationnistes. Enfin, l’environnement reste incertain avec le retard dans l’adoption des mesures de relance budgétaire aux Etats-Unis, les incertitudes persistantes sur le Brexit mais aussi un virus qui continue à circuler dans l’attente des campagnes de vaccination. Dans un contexte incertain et déflationniste, il est donc toujours justifié d’être exposé aux obligations d’Etat notées AAA, plus spécifiquement américaines et australiennes. 

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