Sélection de fonds

Fonds diversifié

LBPAM Multi Actifs

Funds - 30 juin 2014 - Carole Leclercq

Fonds diversifié de multigestion, LBPAM Multi Actifs peut être investi sur toutes les classes d’actifs traditionnelles (monétaire, obligataire, actions), mais également plus spécifiques comme les matières premières hors agricoles, sans contrainte géographique ou sectorielle, ni de taille de capitalisation ou de style de gestion.

«La construction du portefeuille repose sur une allocation d’actifs flexible pour amortir au mieux les phases de baisse du marché tout en cherchant à capter les potentiels de hausse», explique Nicolas Meusburger, le gérant du fonds. LBPAM Multi Actifs présente un profil «patrimonial» puisque, actuellement, au moins 60 % de l’actif est investi sur des segments obligataires ou monétaires. «Au final et par construction, le niveau de risque du portefeuille se situe entre le niveau de risque d’un fonds de type actions et celui d’un fonds de type obligataire», précise Nicolas Meusburger. Du fait de son objectif de gestion et du caractère discrétionnaire de la gestion mise en œuvre, le FCP n’est pas géré par rapport à un indice de référence. «C’est un véhicule tout-terrain, ajoute le gérant. Le processus de pilotage de l’allocation est géré de manière très active et dépend de l’appréciation du potentiel de rendement de chacune des classes d’actifs et de l’évolution des marchés.»

Pourquoi investir dans ce fonds ?

Le processus de gestion du fonds s’appuie sur la double expertise de La Banque Postale Asset Management (LBPAM) en allocation d’actifs et en multigestion avec une équipe dédiée à la sélection de fonds. Ce process a fait ses preuves depuis son lancement en septembre 2008 et a traversé sereinement la succession de crises. Au 30/05/2014, LBPAM Multi Actifs affichait, sur cinq ans (horizon de placement recommandé), une performance annualisée de 5,32 % et une volatilité de 5,40 %. Fort de ce couple rendement/risque attrayant, le fond apparaît comme une solution patrimoniale complémentaire aux placements les moins risqués (fonds euro de l’assurance-vie, livrets d’épargne réglementés). Après 34 millions d’euros en 2013, la collecte nette 2014 totalisait déjà 23 millions d’euros à fin mai 2014, ce qui porte les encours du fonds à 111 millions d’euros, à cette date.

Le processus de gestion

La première étape du processus de gestion de LBPAM Multi Actifs consiste à définir l’allocation stratégique et tactique. L’allocation stratégique est définie sur la base des conclusions du comité mensuel d’investissement de LBPAM, tandis que l’allocation tactique découle d’une analyse hebdomadaire des différentes classes d’actifs par l’équipe de gestion. «Pour optimiser la flexibilité du fonds et son caractère “tout terrain”, il est primordial d’analyser d’une part les dynamiques macroéconomiques et leurs interactions et, d’autre part, de manière extrêmement détaillée, toutes les classes d’actifs, même absentes du portefeuille à l’instant T», précise ­Nicolas ­Meusburger.En parallèle, le portefeuille fait l’objet d’une gestion des risques très rigoureuse afin de répondre aux besoins de la clientèle patrimoniale.

Le gérant sélectionne ensuite les fonds les mieux adaptés pour mettre en œuvre la construction du portefeuille. Ces supports d’investissement sont choisis parmi les fonds internes et parmi la liste des fonds externes établie par l’équipe dédiée à la sélection de fonds de LBPAM. «Cette liste, régulièrement enrichie, compte à ce jour plus de 200 supports très complémentaires qui font l’objet d’un suivi rigoureux pour vérifier qu’ils répondent en permanence à nos critères de gestion. Nous utilisons également des produits dérivés pour ajuster notre allocation, en couverture ou en exposition, de manière réactive.»

La société de gestion

La Banque Postale Asset Management (LBPAM) est une filiale à 100 % de La Banque Postale. Cinquième société de gestion française, elle gère 142 milliards d’euros d’encours au 31 décembre 2013. Structure à taille humaine, souple et réactive, LBPAM conçoit et gère l’essentiel des fonds proposés aux clients particuliers et patrimoniaux de La Banque Postale et de BPE. Elle propose également des solutions d’investissement spécifiques et adaptées aux investisseurs institutionnels, grandes entreprises et distributeurs externes. Gérant multi-expert, LBPAM est spécialiste de la gestion crédit et des solutions assurantielles (avec 111 milliards d’encours gérés pour le compte de mutuelles et de sociétés d’assurance à fin 2013). Son savoir-faire est également reconnu sur les classes monétaires, actions européennes et quantitatives. LBPAM a complété ses expertises en intégrant, en 2012, une nouvelle classe d’actifs : la gestion de fonds de dette.

Les convictions du gérant, Nicolas Meusburger

Nicolas Meusburger, gérant de LBPAM Multi Actifs
Nicolas Meusburger, gérant de LBPAM Multi Actifs

Le gérant
LBPAM Multi Actifs est géré au sein de l’équipe gestions diversifiées et multigestion de LBPAM par Nicolas Meusburger. Dirigée par Rozenn Le Caïnec, cette équipe compte neuf collaborateurs et gère 7 milliards d’euros d’encours. Gérant-analyste multigestion depuis juin 2012, Nicolas Meusburger a rejoint LBPAM en 2006 en tant qu’analyste senior des fonds externes. En 2010, il devient adjoint au directeur de la sélection des fonds externes de LBPAM. Diplômé du DESS 222 Gestion d’actifs de l’université Paris IX Dauphine et ingénieur EISTI, Nicolas Meusburger a commencé sa carrière en 2004 chez Cardif Asset Management (Groupe BNP Paribas) au sein de l’équipe multigestion diversifiée.

Quels sont les atouts de la multigestion diversifiée et flexible dans le contexte actuel ?
Dans un contexte caractérisé par des taux d’intérêt faibles, des corrélations plus volatiles entre les différents marchés et une reconfiguration de la cartographie des risques avec la succession de crises, il est bon de pouvoir bénéficier d’un panel de classes d’actifs plus large ainsi que d’une très grande flexibilité en matière d’allocation entre ces différentes classes d’actifs. C’est tout l’intérêt de la multigestion diversifiée flexible, car elle s’inscrit dans un champ des possibles très large tant en termes de classes d’actifs que de zones géographiques.

Elle permet également de mixer plusieurs approches de gestion, actives et passives selon les configurations de marché, et d’accéder à des stratégies de niche déployées dans des fonds parfois réservés à des investisseurs professionnels ou institutionnels. Toutefois, il ne faut pas oublier que ce type de gestion repose à la fois sur les anticipations d’évolution des différents marchés réalisées par la gestion et sur la sélection des fonds supports d’investissement. A ce titre, un fonds diversifié de multigestion peut ne pas être investi ou exposé à tout moment sur les marchés les plus performants et donc ne pas profiter de toutes les opportunités qui leur sont offertes. A l’inverse, un tel fonds a toute la latitude pour ne pas être exposé aux actifs jugés les plus risqués dans les configurations de marché délicates.

Quelle stratégie déployez-vous actuellement sur les actifs obligataires ?

Nous restons positifs sur les actifs obligataires malgré l’ampleur de leurs performances ces derniers mois, avec, au 30/05/2014, 49 % du portefeuille investi sur cette classe d’actifs. Notre préférence se porte sur le Crédit Crossover ainsi que sur les obligations souveraines et corporate des pays périphériques. Nous privilégions des fonds à duration faible qui présentent un couple rendement/risque attrayant et qui seront moins sensibles à une remontée progressive des taux longs aux Etats-Unis et en Europe.

Et sur les actions ?
L’allocation actions représentait, au 30/05/2014,  20 % de l’actif. Néanmoins notre exposition action était de 26 % en y incluant notre allocation sur les obligations convertibles. L’amélioration des perspectives de résultats des entreprises au fur et à mesure que la reprise économique se confirme des deux côtés de l’Atlantique confère encore un potentiel de hausse aux actions américaines et européennes. Le contexte fait que nous avons récemment renforcé nos positions en fonds à gestion passive, car les conditions actuelles de marché paraissent moins favorables aux gestions actives basées sur la sélection de titres. Nous sommes en revanche prudents sur les actions japonaises en raison du manque de visibilité sur les effets de la récente hausse de la TVA. Sur les actions émergentes, une grande sélectivité reste de mise en raison de l’hétérogénéité de l’univers. Ce segment représentait au 30/05/2014, moins de 2 % de l’actif avec un biais en faveur de la Chine, dont les perspectives économiques s’améliorent grâce aux réformes et mesures engagées depuis fin 2013.

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