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Legg Mason ClearBridge Value Fund

Funds - Mars 2015 - Sandra Sebag

Legg Mason est l’une des plus grandes sociétés de gestion internationales avec 709 milliards de dollars d’actifs sous gestion au 31 décembre 2014. Elle a été créée en 1899 à Baltimore aux Etats-Unis et compte de nombreuses filiales dont ClearBridge Investments, un gérant spécialisé dans les actions américaines.


Pourquoi investir dans ce fonds ?

Avec une croissance en 2014 de 2,4 % et une croissance anticipée de 3,1 % pour 2015, un taux de chômage en baisse à 5,9 % de la population active, un PIB nominal supérieur à celui de l’Inde, de la Grande-Bretagne, de l’Allemagne et du Japon réunis, les Etats-Unis constituent une zone d’investissement incontournable pour les investisseurs européens. Et cela pour les prochaines années, car les fondements de la croissance américaine reposent sur des bases solides : une hausse de la demande domestique et une renaissance de l’industrie locale qui bénéficie de la révolution énergétique liée au pétrole et au gaz de schiste. Par ailleurs, la fin progressive de la politique de quantitative easing menée par la Fed va conduire à une normalisation des marchés et donc au retour d’une gestion plus fondamentale sans pour autant conduire à une hausse brutale des taux d’intérêt.

ClearBridge Investments, filiale de Legg Mason, se concentre exclusivement sur la gestion d’actions américaines depuis une cinquantaine d’années et est ainsi particulièrement bien placée pour répondre aux nouveaux enjeux de l’économie américaine.

La sélection de valeurs est la principale source de performance du fonds, traduisant une gestion de conviction décorrélée du benchmark avec un «active share» (actifs du fonds différents de ceux de l’indice) généralement compris entre 80 et 95 %. Pour les gérants, les marchés peuvent s’avérer inefficients, incapables de refléter précisément tout le potentiel d’une entreprise, et ils cherchent donc à profiter de ces décalages entre les attentes des marchés et les résultats potentiels de l’entreprise en investissant dans des titres décotés par rapport à leur valeur réelle.

Le fonds ne suit pas un style «value», contrairement à ce qu’indique son nom, mais une gestion fondée sur les valorisations des entreprises qui combine en réalité les styles «value» et «growth», la sélection de titres de qualité comme de qualité inférieure. Le portefeuille, bien que concentré, est donc équilibré entre différents types de valeurs.

 

Le processus d’investissement

Le fonds Legg Mason ClearBridge Value Fund est géré par ClearBridge Investments, filiale de Legg Mason spécialisée dans la sélection d’entreprises américaines de toute capitalisation boursière. Les gérants Sam Peters et Jean Yu ne retiennent que les entreprises dont ils estiment que le prix est inférieur de 30 à 50 % par rapport à leur valorisation de long terme. Les titres qui composent le portefeuille possèdent en général une capitalisation supérieure à 5 milliards de dollars, mais les gérants ont la possibilité de sélectionner des valeurs plus petites. Ils choisissent les titres en suivant trois critères : une valorisation inexacte, la position concurrentielle, et la gestion financière et managériale de l’entreprise.

L’avantage de ce fonds est que les gérants ne sont pas liés à un indice de référence et qu’ils peuvent investir en fonction des opportunités de long terme du marché. Il s’agit avant tout d’une gestion de conviction avec un processus de gestion «bottom-up» partant des entreprises afin de construire le portefeuille. Celui-ci est concentré et comprend entre 30 et 60 titres avec une faible rotation comprise entre 20 et 50 %. L’équipe de gestion s’attache néanmoins à ce que le fonds reste diversifié par secteur et par taille de capitalisation.

Ils sont soutenus dans la sélection des valeurs par une équipe d’analystes dédiée au fonds, ainsi que par l’équipe de recherche fondamentale de ClearBridge, composée de spécialistes sectoriels.

Par ailleurs, le contrôle des risques est très strict. Une équipe de gestion des risques indépendante surveille les activités du portefeuille : respect des limites d’investissement, du style de gestion, de la performance, remise en question des titres à haut risque et analyse régulière de l’efficience du portefeuille.

 

La société de gestion

Legg Mason est l’une des plus grandes sociétés de gestion internationales avec 709 milliards de dollars d’actifs sous gestion au 31 décembre 2014. Elle a été créée en 1899 à Baltimore aux Etats-Unis et compte de nombreuses filiales dont ClearBridge Investments, un gérant spécialisé dans les actions américaines. Ce dernier affiche plus de 114 milliards de dollars d’actifs sous gestion et 204 collaborateurs, dont 73 professionnels de l’investissement. Toutes les filiales de Legg Mason sont indépendantes et mettent l’accent sur des stratégies de long terme gérées activement, qu’il s’agisse de produits obligataires, d’actions, monétaires ou de solutions alternatives. La société de gestion dispose d’une large présence internationale sur l’ensemble des continents, elle possède 30 bureaux, notamment à New York, Miami, Londres, Paris, Tokyo ou encore Singapour et Melbourne, ainsi que 2 900 collaborateurs dont 360 professionnels de l’investissement. 

Les convictions du gérant, Sam Peters

Sam Peters, CFA
Sam Peters

Sam Peters, CFA, a plus de vingt ans d’expérience dans la gestion. Il gère la stratégie «value» de ClearBridge depuis avril 2012. Il a rejoint ClearBridge en 2005, après avoir été gérant de portefeuille et responsable de l’équipe d’analystes spécialisés dans le secteur de la santé chez Fidelity Management & Research. Il est titulaire d’un diplôme (BA) en économie du College of William & Mary et d’un MBA de l’université de Chicago et du CFA.


Le marché américain est actuellement au plus haut ; y a-t-il d’autres catalyseurs qui permettent d’envisager une poursuite de la hausse ?

Il est vrai que les valorisations aux Etats-Unis ont atteint des niveaux plus élevés qu’ils ne l’étaient il y a quelques années, au sortir de la crise. Si on considère le S&P 500, le bénéfice par action pour 2015 est estimé à près de 17 fois le bénéfice. Cependant, l’économie américaine est tirée par des vents porteurs : le secteur privé se porte bien, les créations d’emplois sont au plus haut depuis 1999, la croissance du PIB devrait être de l’ordre de 3 % en 2015, la baisse du prix du pétrole a permis une hausse importante du pouvoir d’achat. Il s’agit d’une stimulation importante semblable à une baisse d’impôt et qui est de bon augure pour les résultats des entreprises.

 

La normalisation de la politique monétaire constitue-t-elle un risque pour les marchés actions ?

La Fed n’augmentera ses taux que si elle estime que l’économie est en mesure de le supporter. Par conséquent, cette hausse attendue ne constitue pas un risque. Par contre, elle peut le devenir si la Fed surprend les marchés financiers en augmentant les taux à un rythme supérieur aux attentes. Par ailleurs, compte tenu du niveau actuel des taux, il faudra plusieurs années pour atteindre un niveau élevé. Il n’en demeure pas moins que la politique de la Fed peut créer de la volatilité. Celle-ci peut constituer pour nous une opportunité pour nous renforcer sur certains secteurs.

 

Quels sont les secteurs auxquels vous êtes actuellement exposés ?

Il existe actuellement d’importants écarts de valorisation entre les secteurs. Notre processus consistant à trouver des valeurs avec des niveaux de valorisation inférieurs à leur potentiel, nous sommes actuellement surexposés à trois secteurs : les financières, l’énergie et les valeurs technologiques. Les financières sont stigmatisées depuis le début de la crise financière et sont à des niveaux de valorisation attractifs. On peut trouver des valeurs de qualité comme Wells Fargo ou J.P. Morgan, ou de moindre qualité comme Citigroup. Les grandes banques seront les principales bénéficiaires de la hausse des taux d’intérêt. De même, la valorisation du secteur de l’énergie est à un plus bas historique. Ce secteur subit un profond bouleversement et est en train de se restructurer. Nous sommes investis dans des sociétés au bilan solide comme Chevron ou Halliburton. Ces dernières devraient sortir renforcées de cette période de baisse, qui ne devrait d’ailleurs pas durer car les compagnies pétrolières aux Etats-Unis sont en train d’ajuster leur production à l’offre. Enfin, du côté des valeurs technologiques, nous sommes présents sur des titres comme Microsoft, Cisco ou encore Yahoo dont les valorisations sont peu élevées, qui n’ont plus un profil de croissance et sur lesquelles le marché a peu d’attentes. Elles peuvent ainsi surprendre favorablement. A contrario, nous sommes sous-exposés aux secteurs dits «défensifs» comme les services aux collectivités locales, car nous estimons que les valorisations sont trop élevées.

 

Si les paris sur les financières et l’énergie ne fonctionnent pas, comment peut évoluer la performance du fonds ?

L’an dernier, nous avions déjà investi dans les financières et l’énergie, cela ne nous a pas empêchés de délivrer une performance conforme à celle du marché. Le fonds se situe en haut du second quartile en termes de performance dans l’univers de la gestion active.

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