Sélection de fonds

Gestion diversifiée

Lyxor ARMA

Funds - Janvier 2016

Lyxor Arma

Dans le sillage de la crise, les stratégies multiclasses d’actifs ont connu un regain d’intérêt de la part des investisseurs. Dans un contexte de volatilité élevée et d’incertitudes de marché importantes, les investisseurs préfèrent aujourd’hui des stratégies flexibles, le tout dans un environnement de risque maîtrisé.

Pourquoi investir dans ce fonds ?

La stratégie active de «risk parity» mise en œuvre dans les fonds ARMA est une stratégie multiclasse d’actifs s’exposant aux actions, aux obligations, aux matières premières et au crédit via un processus de gestion purement top-down. Il s’agit d’une stratégie innovante qui combine plusieurs avantages. Tout d’abord, elle bénéficie des solides propriétés de diversification des modèles de budgétisation des risques. Ensuite, grâce à ses moteurs tactiques, il s’agit d’une stratégie réactive et réellement flexible, évoluant au sein de bornes de diversification très larges. Cela lui permet de s’adapter aux modifications de l’environnement de marché afin de protéger le portefeuille et de saisir les opportunités qui se présentent. Finalement, la prise en compte des risques (corrélation et volatilité) à tout moment du processus d’investissement permet de préserver le capital des investisseurs sur le long terme. Au total, il s’agit d’une stratégie tout-terrain, diversifiée et liquide, permettant de générer de la performance en tout point du cycle économique.

Le processus de gestion

Le processus de gestion des fonds s’articule autour de trois grandes étapes : (1) bud­gétisation des risques pour une allocation de long terme robuste, (2) gestion tactique des expositions afin de tirer parti des mouvements de marché à court terme et (3) gestion rigoureuse du budget de risque. La première étape consiste à déterminer l’allocation stratégique du portefeuille sur la base d’une contribution équilibrée de chaque actif à la volatilité globale du portefeuille tout en tenant compte de la corré­lation des différentes classes d’actifs entre elles. Cela revient à minorer l’exposition du portefeuille aux actifs les plus risqués et à augmenter l’exposition nominale du portefeuille à ceux qui le sont moins. Une telle répartition des risques vise à préserver le portefeuille des changements brutaux de régimes de marché tout en bénéficiant de solides propriétés de diversification. La diversification par les risques constitue ainsi un excellent point d’ancrage pour le long terme.
Mais une bonne répartition des risques ne suffit pas toujours à produire un rendement satisfaisant. Elle est donc couplée, lors d’une seconde étape, à une approche tactique. Cette deuxième étape consiste à répartir le budget de risque en fonction du potentiel de performance à plus court terme des classes d’actifs. La partie tactique prend en compte simultanément une analyse de l’environnement macroéconomique et un moteur de suivi de tendances. Cela permet de positionner le portefeuille au plus près de l’environnement de marché, soit en renforçant les positions sur les marchés les plus porteurs, soit en réduisant l’exposition aux marchés à tendance négative. La prise en compte des valorisations et du sentiment de marché au travers de l’analyse macroéconomique permet, en outre, de prendre des positions plus «contrariantes» lors des points d’inflexion de marché.
La troisième et dernière étape du processus de gestion consiste à dimensionner le por­tefeuille afin de cibler un niveau de volatilité donné. Cette approche est appliquée à l’ensemble des classes d’actifs incluses dans le portefeuille. Les fonds ARMA sont déclinés en différents niveaux de volatilité (3 % et 8 %), afin de répondre aux besoins variés des investisseurs. Au total, à tout moment, la configuration du portefeuille est telle qu’elle devrait permettre d’atteindre l’objectif d’investissement du fonds : maximiser l’espérance de rendement tout en cherchant à préserver le capital des investisseurs.

La société de gestion

Lyxor Asset Management Group (le groupe Lyxor ) a été fondé en 1998 et se compose de deux filiales (1) (2) du groupe Société Générale. Lyxor compte 600 professionnels à travers le monde gérant et conseillant 122,6 milliards d’euros* d’actifs.
Le groupe Lyxor offre des solutions sur mesure de gestion d’actifs s’appuyant sur ses expertises en ETF et gestion indicielle, gestion active et multigestion. Grâce à ses équipes de recherche, de gestion des risques et à son sens de la satisfaction client, les spécialistes de Lyxor s’efforcent d’offrir des produits aux performances durables à travers toutes les classes d’actifs.


* Equivalent à 135,3 milliards de dollars – encours gérés et conseillés au 31 octobre 2015.
Lyxor Asset Management est une société de gestion agréée par l’Autorité des marchés financiers (AMF) sous le numéro GP98019.
Lyxor International Asset Management est une société de gestion agréée par l’Autorité des marchés financiers (AMF) sous le numéro GP04024.
www.lyxor.com

Les convictions du gérant, Cédric Baron, Lyxor AM

Cédric Baron, Lyxor AM
Lyxor AM

Le gérant
Cédric Baron est gérant de fonds senior chez Lyxor Asset Management. Son parcours professionnel l’a amené à développer une solide expertise dans les principales classes d’actifs. Cédric a entamé sa carrière en 2004 chez CDC Ixis AM au sein de l’équipe de gestion fixed income. Il rejoint Lyxor AM en 2005 en tant que gérant de fonds en charge des stratégies fondamentales sur actions et volatilité. Il intègre ensuite l’équipe de gestion multi-actifs. Cédric a joué un rôle clé dans le lancement de la stratégie ARMA et gère depuis lors l’ensemble de la gamme dédiée à cette stratégie. Il est titulaire d’un master en finance de l’université Paris IX-Dauphine. Il est titulaire de la certification CFA.

Quelles perspectives pour l’année 2016  ?
En 2016, les deux interrogations majeures tourneront autour de la vigueur de la croissance mondiale et des orientations que suivront les principales banques centrales en matière de politique monétaire.
Dans un contexte où le ralentissement chinois, bien que mesuré, se confirme et au où les pays émergents continuent de souffrir notamment de la baisse du prix des matières premières, l’activité mondiale ne devrait pas accélérer nettement l’année prochaine.
Aux Etats-Unis, bien que la demande intérieure reste vigoureuse, la demande externe et l’investissement des entreprises n’offrent pas les relais nécessaires à une croissance plus soutenue qui devrait rester autour de 2,5%. Consciente de la fragilité de cette croissance et de la faiblesse des pressions inflationnistes, notamment venant de l’extérieur, La FED restera très mesurée dans son cycle de resserrement afin de ne pas juguler la demande interne et freiner la croissance du pays. En Europe les questions tourneront autour des mesures que la BCE devrait mettre en place afin que l’inflation rebondisse enfin et que les minces progrès en termes d’activité économique se confirment. Mario Draghi a annoncé début décembre une augmentation des mesures visant notamment à améliorer la transmission des liquidités vers les entreprises, mais semble prêt à agir plus massivement et sans limite si le QE actuel ne permettait pas un rebond de l’inflation et une stimulation suffisante du marché du crédit en Europe.
 
Quel scénario d’investissement privilégiez-vous dans ce contexte  ?
Les actions restent notre classe d’actif privilégiée pour 2016 mais toutes les zones géographiques n’offrent pas le même intérêt. L’Europe qui devrait continuer de bénéficier de conditions économiques favorables (euro et pétrole faible, taux très bas) reste notre priorité. Cependant dans un contexte où les actions sont «fair value» dans cette zone, les résultats d’entreprises seront clés pour valider ce scénario et continuer à rendre la classe d’actifs attrayante. Nous sommes également positifs sur les actions japonaises qui devraient profiter du soutien de la BOJ et de la baisse des taxes en 2016. La bonne tenue du marché du travail et la hausse de la rémunération globale des ménages seront un soutien à la reprise de la demande intérieur, point clé du rebond japonais.
Dans un contexte de hausse de taux nous adoptons un positionnement défensif sur les actions  US dont les valorisations restent élevées bien que l’économie se rapproche de la fin de son cycle de croissance après sept années d’expansion. La prudence s’impose en ce qui concerne l’obligataire souverain car les taux longs devraient se tendrent sous l’impulsion de la hausse des taux directeurs de la FED. Cette hausse resterait néanmoins contenue. Le manque de dynamisme de la croissance mondiale et la recherche permanente de rendements par les investisseurs devraient en partie empêcher un dérapage majeur des taux longs, notamment les obligations américaines qui offrent un niveau de portage intéressant au regard du risque encouru.
 
Comment comptez-vous adapter vos stratégies de gestion à ce nouvel envi­ronnement?
La flexibilité et la réactivité de notre allocation autour de notre point d’ancrage fortement diversifié seront à nouveau clé en 2016 afin de capter de façon efficace les opportunités qu’offriront certaines classes d’actifs. En effet, les marchés d’actions et obligataires présenteront des niveaux de volatilité élevés, évoluant au gré des décisions des banques centrales dont il faudra savoir bénéficier. Même si la plus grande partie de la performance pourrait provenir des marchés action, la partie obligation souveraine et les satellites crédit offriront une diversification importante et un portage non négligeable tout au long de l’année.

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