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Mandarine Global Transition

Funds - 5 février 2021

Il y a un an, Mandarine Gestion lançait son premier fonds thématique, consacré à la transition écologique vers une économie décarbonée, labellisé Greenfin. L’objectif était de construire un processus de sélection d’entreprises œuvrant pour cette transition et qui ne laisse pas de place à la subjectivité, tout en conservant un large champ d’action. Mandarine a donc décidé de créer un fonds d’actions internationales, sans contrainte sur la géographie ou la capitalisation des valeurs. Un choix rare au sein de la galaxie de fonds portant sur cette thématique.

La sélection des titres s’y effectue selon deux indicateurs. Le premier est la « part verte » des entreprises telle qu’exprimée par la taxonomie de la Commission européenne, soit la part des « éco-activités » contribuant à la transition écologique (avec exclusion stricte de tout combustible fossile et du nucléaire). Actuellement, le portefeuille est constitué à 80% d’entreprises ayant une part verte supérieure à 50%. Il intègre également des sociétés sur un seuil inférieur, mais présentant une forte dynamique de progression. Le second critère consiste à identifier les entreprises alignées sur la trajectoire d’un réchauffement de +2°C. Le Science-Based Target Initiative (SBTI), placé sous l’égide de 4 institutions internationales, dont l’ONU, est chargé d’évaluer et certifier les trajectoires présentées par les sociétés. « Il en a déjà étudié environ 2 500 et ce nombre va rapidement croître », explique Adrien Dumas, gérant du fonds. 35 % des entreprises de son portefeuille ont déjà reçu l’approbation du SBTI. La conjugaison de ces deux indicateurs réduit ainsi un univers de 15 000 sociétés à une fourchette de 350 à 400 seulement, dont la gouvernance est également analysée.  Une analyse fondamentale permet ensuite de retenir entre 45 et 65 entreprises au final au sein du portefeuille. Elles doivent bénéficier d’une position dominante sur leur marché – ce qui est loin d’être réservé aux seules grandes capitalisations – et démontrer leur capacité à accélérer leur déploiement au cours des 10 ans à venir.

Echapper à toute subjectivité est également une des priorités du reporting d’impact, qui répond à la volonté des investisseurs de comprendre la contribution réelle de leur épargne dans le financement de la transition écologique. 

3 questions à Adrien Dumas, gérant du fonds

Mandarine Global Transition fête son premier anniversaire, 2020 a été une année atypique pour se lancer…

Cette année, compliquée pour les marchés actions, a constitué un bon test pour notre processus de gestion ! Nous avons réalisé une très bonne performance, validant ainsi la capacité de notre gestion à s’exercer dans différents environnements de marché, grâce à notre univers d’investissement très large. En février et mars, nous avions ainsi un positionnement défensif, notamment grâce aux énergies vertes. Puis, en avril et en mai, quand les marchés sont devenus plus porteurs, nous avons réinvesti sur des valeurs cycliques.

Cette année marque aussi une accélération de la thématique de la transition écologique, au travers de prises de position gouvernementales fortes, en Europe, mais aussi en Chine et au Japon. La maîtrise des technologies associées à cette transition est en train de devenir un enjeu majeur de souveraineté nationale.

L’avance réglementaire de l’Europe sur ces questions conduit-elle à sa surpondération dans le portefeuille ?

C’était le cas au lancement du fonds, mais cela a évolué. Le fonds est aujourd’hui presque également positionné sur l’Europe, les Etats-Unis et l’Asie. Trois raisons à cela. Premièrement, l’Europe n’est pas présente sur tous les secteurs liés à la transition climatique, les Etats-Unis sont par exemple plus avancés sur le traitement de l’eau, l’Asie sur les batteries électriques. De plus, nous avons d’abord profité du Green Deal européen, avant de nous positionner sur les plans asiatiques, arrivés plus tardivement. Enfin, alors que les valorisations européennes ont fortement augmenté, on trouve actuellement en Asie des entreprises aux profils similaires à certaines sociétés européennes, mais aux valorisations beaucoup plus attractives.

L’arrivée au pouvoir de Joe Biden va-t-elle avoir un impact réel sur les enjeux climatiques ?

Je le pense. Il a déjà annoncé son intention de réaliser 5 000 milliards de dollars d’investissements au niveau fédéral, puis de débloquer 10 000 milliards dans les 10 prochaines années pour la transition énergétique. Il pose les bases d’un Green Deal très similaire à ce que l’on a vu en Europe. Cela va se traduire par une importante évolution réglementaire, à laquelle les entreprises américaines, très pragmatiques, vont rapidement s’adapter.

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