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M&G Optimal Income Fund

Funds - Février 2015 - Pierre Gélis

Le fonds vise à surperformer les principales classes d’actifs obligataires au cours d’un cycle économique avec un faible niveau de volatilité et un risque de change limité.

Pourquoi investir dans ce fonds ?

Au fil des années, le gérant a montré sa capacité à atteindre son objectif en tirant parti des opportunités qu’il décèle dans les différents marchés obligataires.
Il bénéficie en effet d’une grande liberté pour faire évoluer activement l’allocation d’actifs de son portefeuille sur les segments de marché qui offrent à ses yeux de la valeur, tout en conservant un niveau de risque modéré, en rapport avec celui que tout investisseur attend d’un placement obligataire. Si l’année passée s’est clôturée en territoire légèrement négatif, elle ne peut occulter les excellents résultats obtenus précédemment, année après année.
Richard Woolnough, gérant du fonds, estime préférable de privilégier les obligations émises par les entreprises, notamment celles qui sont notées «investment grade» (54,9 % à fin décembre dernier) et dans le compartiment du haut rendement (32,1 %).
En outre, l’organisation de la société de gestion facilite les échanges entre les gérants spécialisés (investment grade, high yield, inflation, actions de rendement), ce qui permet d’accéder aux meilleures idées d’investissement, avantage essentiel dans un marché qui devient de plus en plus hétérogène et où la sélection de valeurs devient incontournable. Grâce à sa liberté d’action, Richard Woolnough peut composer un portefeuille optimal et robuste très diversifié.
La baisse des rendements des obligations souveraines dans le monde et la normalisation de la politique monétaire aux Etats-Unis l’a conduit à réduire la duration du portefeuille à un peu plus de deux ans, tout en augmentant l’exposition au risque de crédit.

Le processus de gestion

M&G Optimal Income Fund est un fonds flexible conçu pour servir de solution d’investissement pour une allocation obligataire. La position neutre du portefeuille se répartit par tiers entre emprunts d’Etat, obligations d’entreprises notées «investment grade» et obligations à haut rendement. En outre, la sensibilité du fonds peut aller de zéro à dix ans, mais elle ne peut pas devenir négative.
Par ailleurs, le gérant a la possibilité d’investir en actions jusqu’à hauteur de 20 %, lorsqu’elles lui paraissent plus attrayantes que la dette des entreprises, niveau jamais atteint, le maximum ayant été de 12,3 % en octobre 2013. Le processus d’investissement du fonds repose sur la combinaison d’une approche macroéconomique et d’une analyse crédit basée sur les fondamentaux des sociétés et des titres qu’elles émettent.
Dans un premier temps, en collaboration avec l’équipe de gestion obligataire de M&G, le gérant Richard Woolnough détermine son scénario macroéconomique ainsi que le positionnement du fonds en matière de duration, d’allocation entre les différents segments obligataires et par niveau de notation.
Dans un second temps, l’équipe de recherche crédit analyse les émetteurs en matière de risques et établit une notation interne à chaque émission. Sur la base de ces analyses, le gérant sélectionne les émetteurs qui composent son portefeuille.

La société de gestion

Créée en 1931, M&G gérait au 30 septembre 2015 un encours de plus de 335 milliards d’euros dans diverses classes d’actifs, ce qui lui permet de proposer une large gamme de fonds activement gérés dans les catégories obligataires, actions et diversifiés.
Avec 213 milliards d’euros d’actifs sous gestion (au 30 septembre 2015) sur les marchés obligataires, M&G est l’un des tout premiers acteurs de la gestion obligataire en Europe.

Les convictions de Richard Woolnough, gérant du fonds

Richard Woolnough, gérant du fonds

Le gérant
Richard Woolnough a rejoint M&G en janvier 2004. Il est le gérant des fonds M&G Optimal Income Fund et M&G Corporate Bond Fund. Il a commencé sa carrière chez Lloyds Merchant Bank en 1985, avant de rejoindre deux ans plus tard l’assureur italien Assicurazioni Generali, puis S.G. Warburg. En 1995, il est devenu gérant de fonds chez Old Mutual.




Quelles inflexions apportez-vous à votre allocation d’actifs stratégique ?

Nous avons commencé à surpondérer les obligations britanniques et américaines bien avant que la Fed relève ses taux directeurs. Nous n’avons donc pas modifié notre allocation d’actifs. Les obligations notées «investment grade» constituent 58 % du portefeuille, dont seulement 4 % en zone euro, le reste étant réparti à parité entre Etats-Unis et Royaume-Uni car les rendements et les spreads de crédit y sont largement supérieurs. Nous trouvons les opportunités essentiellement en dehors du secteur de l’énergie, que nous continuons à sous-pondérer. En effet, après avoir subi des ventes massives en 2015, les obligations américaines devraient bénéficier d’un retournement de tendance cette année car nombre d’entreprises américaines vont émettre en euro pour bénéficier de taux plus bas, ce qui augmentera l’offre en Europe. Simultanément, les compagnies d’assurances européennes et les fonds de pension devraient au contraire délaisser les obligations investment grade au profit des treasuries, qui offrent une meilleure rémunération sans avoir de risque de crédit. Dans ces conditions, on devrait assister à une convergence des rendements entre les différents marchés.

La volatilité vous permet-elle de saisir des opportunités sans augmenter trop le risque ?
En ce moment, nous préférons les obligations notées «investment grade» : elles représentent près de 60 % du portefeuille. Nous avons aussi augmenté légèrement la pondération en obligations à haut rendement, à 32 %. Nous aimons les obligations d’entreprises dont les fondamentaux sont solides, mais qui ont été excessivement sanctionnées par le ralentissement de la croissance chinoise et la baisse du prix du pétrole. Nous trouvons donc plus d’opportunités aux Etats-Unis qu’en Europe, où notre allocation est faible mais le risque du fonds n’augmente pas. Par ailleurs, nous avons renforcé la sensibilité taux sur le Royaume-Uni à 1,8 an, au détriment des Etats-Unis qui revient à 0,6 an. En effet, nous constatons un ralentissement de la croissance au Royaume-Uni et le risque de sortie de l’Union européenne peut créer de l’incertitude sur le marché, ce qui bénéficiera aux obligations gouvernementales.

La consolidation des actions vous incite-t-elle à investir davantage dans cette classe d’actifs ?
La baisse de l’allocation en actions ne résulte pas d’une décision stratégique, mais juste d’une absence d’opportunités. Nous estimons que ce n’est pas le bon moment pour acheter. En revanche, les obligations en dollar notées BBB qui ont des maturités à 2040, voire 2050, nous semblent attractives, car elles sont valorisées à des niveaux de récession ou de crise financière. Elles constituent donc une opportunité : nous trouvons des rendements de 5 % à 6 %, soit un niveau similaire à celui des dividendes de l’indice S&P 500, mais avec deux fois moins de volatilité.

Estimez-vous que nous sommes entrés pour longtemps dans un environnement de taux bas ?

Oui, nous sommes entrés dans un environnement de taux bas pour longtemps. Le monde développé a atteint un tel niveau d’endettement qu’une hausse des taux rapide serait préjudiciable à un grand nombre d’entreprises et de ménages. Le vieillissement de la population plaide également en faveur de taux bas. En revanche, nous estimons que les marchés ne prennent pas suffisamment en compte le risque de taux, car il y a plus de risques que la Fed augmente ses taux directeurs plus rapidement qu’anticipé que l’inverse. Pour nous, un Bund à 0,6 % est très peu attractif, même si de nouvelles politiques monétaires non conventionnelles venaient à être mises en place.

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