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M&G Pan European Dividend Fund

Funds - Novembre 2015 - Pierre Gelis

M&G

Confrontés à un environnement de taux bas en Europe, les investisseurs trouvent dans le fonds M&G Pan European Dividend Fund un support d’investissement capable de générer à la fois un rendement élevé et une appréciation du capital.

Pourquoi investir dans ce fonds ?

Le fonds est géré selon les mêmes principes d’investissement que le fonds M&G Global Dividend Fund, qui bénéficie d’un solide historique de performance.
Tout en confortant leur capacité d’autofinancement, les entreprises bien gérées renforcent leur capacité à verser des dividendes dont le rendement est supérieur à celui des obligations et en croissance au fil du temps. C’est pour cette raison que le versement d’un dividende et la hausse du cours de l’action ne sont pas antinomiques mais, au contraire, vont de pair. Ainsi, de janvier 2000 à décembre 2014, les entreprises qui ont versé un dividende délivraient en Bourse une performance de 164 %, tandis que l’indice MSCI Europe progressait de 41 %. En revanche, les entreprises qui ne versent pas de dividende ont vu leurs cours baisser de 50 % sur la période. Bien évidemment, la sélection de valeurs reste cruciale, car le versement d’un dividende ne signifie pas toujours que l’entreprise est en bonne santé. «Aujourd’hui, un dividende élevé n’est pas systématiquement signe de valeur. Dans de nombreux cas, il s’agit plutôt d’un signe de faible potentiel de croissance du dividende, ce qui implique que les gains en capital sur ce type de titres risquent d’être limités. En revanche, les entreprises qui ont la capacité d’augmenter leurs dividendes sont généralement celles qui surperforment le marché», explique Phil Cliff, gérant du fonds. Une croissance pérenne de l’entreprise s’explique souvent par le partage équitable du bénéfice entre la rémunération des actionnaires et l’autofinancement d’investissements ou de projets de croissance réalistes, ce qui nécessite une grande rigueur de la part du management.

Le processus de gestion

Pour sélectionner les meilleurs dossiers dans un univers de 2 700 valeurs européennes, le gérant met en œuvre un processus de gestion bien rodé. Un premier tri permet d’éliminer les entreprises qui ne versent pas de dividende et celles dont la capitalisation boursière est inférieure à 1 milliard d’euros. L’univers d’investissement se trouve ainsi réduit à près de 800 valeurs. Puis vient le délicat travail d’analyse des entreprises pour sélectionner celles qui intègrent une liste potentielle d’achat de 170 valeurs. Elles doivent en outre répondre à trois conditions : l’entreprise comprend-elle la notion de valeur actionnariale et alloue-t-elle le capital avec efficience ? L’entreprise est-elle en mesure d’assurer une croissance soutenable de son dividende ? Le rendement du dividende est-il suffisant ? Vient ensuite la construction d’un portefeuille de 30 à 50 valeurs.
Cette deuxième phase permet de composer un ensemble capable d’évoluer au mieux dans différentes configurations de marché. Le biais défensif du fonds est renforcé par la répartition équilibrée entre : valeurs de qualité (35 à 45 % du portefeuille), valeurs d’actifs (25 à 35 %), valeurs de croissance rapide (20 à 30 %). Les entreprises de qualité sont gérées avec rigueur, mais leur potentiel de croissance est souvent mésestimé par le marché. Ce sont généralement de grandes multinationales, comme Novartis ou BAT, qui jouissent de positions fortes sur leurs marchés, des cash-flows stables et recèlent des opportunités de croissance à long terme qui leur permet d’augmenter régulièrement leurs dividendes. Les valeurs d’actifs sont les cycliques, comme Arkema ou Nordea. Les investisseurs ont tendance à vendre les cycliques sans aucune discrimination dans les phases d’incertitude économique. Les acheter à bon compte alors qu’elles sont en mesure d’augmenter leur dividende sur l’ensemble du cycle économique permet de gommer opportunément l’aspect défensif du fonds. Les valeurs de croissance rapide sont en mesure d’augmenter rapidement leurs dividendes.

La société de gestion

Créée en 1931, M&G gérait un encours de 335,8 milliards d’euros, dont 11,7 milliards d’euros en actions européennes à fin septembre 2015.

Les convictions de Phil Cliff, gérant du fonds

Phil Cliff, gérant du fonds
Phil Cliff



Le gérant

Phil Cliff rejoint M&G en janvier 2012 et a été nommé gérant du M&G Pan European Dividend Fund en avril 2012. Phil était précédemment directeur des actions européennes chez Occam Asset Management après avoir géré des portefeuilles d’actions européennes chez Threadneedle, où il était noté AA par Citywire.




Le processus d’investissement du fonds ne minimise-t-il pas trop la diversification du portefeuille ?
Le fonds M&G Pan European Dividend Fund ne restreint pas ses investissements aux grandes capitalisations défensives généralement associées aux fonds traditionnels sur les dividendes. Les fonds à «haut dividende » surperforment traditionnellement dans les phases de marché baissières ou neutres, mais sont souvent en retard lorsque les marchés sont haussiers. Nous sélectionnons des valeurs issues de trois catégories différentes, ce qui nous permet de compléter la composante défensive avec une thématique de croissance cyclique. Nous estimons que cet équilibre dans le portefeuille permet d’augmenter le potentiel de surperformance dans différents environnements de marché.

Le focus sur la qualité et la progression des dividendes ne risque-t-il pas de limiter le choix de valeurs aux sociétés survalorisées ?
L’appréciation du cours des valeurs défensives les a rendues onéreuses, mais la flexibilité de la gestion nous permet d’investir dans des valeurs plus cycliques, qui offrent généralement une croissance des dividendes plus forte. Selon notre expérience, les entreprises chères ne sont pas forcément celles qui offrent des dividendes en croissance. Par exemple, les sociétés du secteur des télécommunications versent actuellement des dividendes attractifs, mais sont fortement régulées et n’ont ainsi qu’un faible potentiel de croissance et d’augmentation des dividendes.

Cette stratégie orientée sur la croissance des dividendes impose-t-elle d’investir surtout dans les grandes capitalisations ?
La croissance des dividendes n’est pas l’apanage des grandes valeurs. Nous trouvons des opportunités sur toutes les tailles de capitalisations et nombre d’entreprises offrant les plus belles progressions de dividendes se trouvent en dehors des grandes capitalisations. C’est pourquoi nous investissons actuellement plus de 50 % du portefeuille dans des valeurs moyennes, qui offrent de nombreuses opportunités tant en termes de rendement du dividende que de potentiel de gain en capital.

Quelle est la volatilité du fonds par rapport à celle de l’indice MSCI Europe ?
La volatilité du fonds durant l’année écoulée a été en ligne avec celle de l’indice MSCI Europe, tandis que le fonds a largement surperformé l’indice sur la période, avec une avance d’environ 10 %1. La volatilité est clairement un risque pour les investisseurs mais, à long terme, nous estimons que les risques les plus importants à identifier et à gérer sont ceux liés intrinsèquement aux entreprises dans lesquelles nous investissons.

Quelles sont vos principales convictions pour les prochains mois ?
L’allocation du portefeuille découle du choix de valeurs et de nos convictions. Nous trouvons actuellement de nombreuses opportunités dans le secteur de la consommation discrétionnaire (notamment le groupe de média anglo-néerlandais RELX) et dans le secteur financier – par exemple la banque italienne Intesa Sanpaolo, qui devrait bénéficier de la reprise et des réformes structurelles entreprises en Italie. La banque a développé son activité de gestion de fortune, et bénéficié d’un flux de nouvelles positives sur l’économie du pays ainsi que sur les réformes juridiques entourant les créances douteuses. Enfin, le management du groupe a mis l’accent sur les dividendes, qui constituent une priorité.

1. Morningstar, Inc., au 31 octobre 2015 univers paneuropéen, sur la base des dividendes nets réinvestis exprimés en euro et en référence à la part A en euro de valeur liquidative à valeur liquidative.

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