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Mirabaud Equities France 

Funds Magazine - Février 2018 - Marianne di Meo

Mirabaud Equities France se caractérise par une gestion active et de convictions, sans contrainte indicielle ou sectorielle.

L’équipe, en charge de la gestion du fonds depuis sa création en 2003, a une excellente connaissance du marché français et tend à optimiser la création de valeur en limitant le risque embarqué. Le fonds affiche de ce fait un profil de performance asymétrique, puisqu’il accompagne la hausse des marchés tout en amortissant les phases de baisse. Au final, il affiche donc un très bon track record avec une surperformance, depuis son lancement en 2003, de 73,37 % par rapport à son indice de référence, le CAC 40 Net Total Return. Cette gestion pragmatique et opportuniste a également un impact positif sur le niveau de volatilité du fonds, avec un bêta systématiquement inférieur à 1.

Le fonds part du postulat que les actions françaises constituent une classe d’actifs à part entière et entend tirer parti des bons fondamentaux intrinsèques du marché français. «L’Hexagone présente de nombreux atouts, souligne le gérant, Xavier de Buhren. Il ne faut pas oublier que c’est la cinquième puissance économique mondiale, avec un tissu industriel à forte valeur ajoutée qui exporte dans le monde entier. Par ailleurs, le pays recèle de nombreuses entreprises de qualité : des sociétés leaders sur des marchés de niche avec d’importantes barrières à l’entrée. Ces compagnies, souvent familiales, sont très bien gérées par des dirigeants expérimentés.»

Mirabaud Equities France est avant tout investi dans les grandes capitalisations. Néanmoins, par souci de diversification du risque et afin de profiter des momentums de marché, le fonds peut être investi dans des sociétés de moyennes tailles pour un maximum d’un tiers de son encours afin de limiter tout risque de liquidité.

Le processus  de gestion

Mirabaud Equities France est un fonds géré selon une approche mixte top-down et bottom-up. Xavier de Buhren sélectionne les valeurs en visitant les sociétés et en rencontrant les équipes dirigeantes (plus de 300 visites par an). Ces contacts directs lui permettent d’appréhender au mieux les métiers et les business models, et de pouvoir apprécier la qualité des managements. S’y ajoute un travail d’analyse financière fondamentale : les multiples de valorisation sont-ils attrayants, les marges progressent-elles, quelles sont les perspectives de hausse des bénéfices, etc. ?

Ce travail de stock picking s’appuie sur une analyse du contexte macroéconomique réalisée en amont. Celle-ci prend en compte de nombreux éléments et indicateurs, parmi lesquels la politique monétaire des banques centrales, les niveaux de croissance et d’inflation ou encore l’évolution du prix des matières premières et des changes. Le but ? Identifier des thématiques fortes d’investissement et donc les secteurs à privilégier. À l’heure actuelle, le gérant mise notamment sur le thème de la digitalisation, via les SSII comme Groupe Open ou Devoteam. Il joue également la révolution industrielle automobile, par l’intermédiaire de sociétés de conseil telles Altran ou Alten, qui accompagnent les constructeurs et les équipementiers sur les problématiques d’allégement du poids des véhicules et de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Anticipant une reprise pour le secteur du BTP dans l’Hexagone (avec notamment les travaux pour la réalisation du Grand Paris), il s’est positionné sur Eiffage et Vinci.

La société de gestion

Créée en avril 2011, Mirabaud Asset Management est la division de gestion d’actifs de Mirabaud, un groupe bancaire et financier indépendant fondé en 1819 à Genève.
À fin décembre 2017, le montant des actifs sous gestion s’élevait à 8,5 milliards de francs suisses. L’équipe asset management, qui dispose de bureaux à Paris, Londres, Barcelone, Milan, Zurich et Genève, compte une centaine de collaborateurs.

Les convictions du gérant, Xavier de Buhren

Le gérant
Xavier de Buhren fait partie de l’équipe actions européennes de Mirabaud Asset Management. Il gère le fonds Mirabaud Equities France depuis sa création, il y a quatorze ans. Il a précédemment été analyste financier sell side chez Aurel Leven, spécialisé dans les secteurs de l’hôtellerie, des loisirs et du tourisme, puis dans le domaine du private equity chez Nextstage. Il compte seize ans d’expérience dans la gestion d’actifs sur le marché français. Il est diplômé de l’Institut supérieur de gestion et membre de la Société française des analystes financiers.

Tous les indicateurs semblent au vert sur le marché français…
La dynamique économique est effectivement très forte dans l’Hexagone. Les fondamentaux sont solides, avec une consommation des ménages bien orientée couplée à un niveau soutenu d’investissement de la part des entreprises. Il ne s’agit pas d’un simple rattrapage, la croissance est bien là, avec des sous-jacents durablement bien orientés. Ainsi, nous privilégions les valeurs françaises fortement exposées à la croissance domestique.
Les entreprises, au cours de ces dix dernières années de crise, se sont transformées en profondeur. Elles ont optimisé leurs structures de coûts et abaissé leur point mort. Toute reprise des volumes d’activité a donc un impact positif immédiat sur leur marge. Le refinancement de leur endettement a été rendu possible par des conditions de taux exceptionnelles. En conséquence, la forte génération de trésorerie constatée permet à la fois d’autofinancer les investissements et d’augmenter durablement les dividendes. Le taux de rendement s’élève à 3,4 %, alors que celui de l’OAT à dix ans tourne autour de 0,85 %. Enfin, les valorisations boursières sont attrayantes, puisque le PER moyen pour 2018 ressort à 15. La meilleure prise en compte des fondamentaux des entreprises par les investisseurs devrait donner une nouvelle orientation au marché, qui favorisera la sélectivité des titres et donc la gestion active.

Attendez-vous une activité soutenue en matière de M&A cette année ?

De nombreux éléments plaident pour des opérations de consolidation. Les bilans des entreprises sont très sains, les niveaux d’endettement étant au plus bas depuis dix ans. Par ailleurs, les conditions de financement restent favorables. Les fusions-acquisitions pourraient donc encore constituer un vecteur de performance supplémentaire cette année. Pour en profiter, nous nous positionnons notamment sur les entreprises qui réalisent des opérations structurantes leur permettant de renforcer leur leadership ou d’étendre leur mix géographique, comme Thales et Altran. Cela étant, nous détenons aussi en portefeuille des sociétés qui font figure de cibles potentielles, notamment dans le secteur des SSII : Groupe Open, Alten, Devoteam ou encore Akka Technologies.

Vous menez une gestion de convictions. Pouvez-vous l’illustrer par quelques exemples de valeurs détenues en portefeuille ?
Teleperformance représente 2,5 % du portefeuille. Le leader mondial de la relation client dédiée renforce ses positions grâce à l’intégration de nouveaux services comme une offre de traduction simultanée récemment acquise. Cette montée en gamme lui ouvre de nouveaux débouchés pour des clients internationaux dans les services financiers ou l’industrie pharmaceutique. Nous aimons aussi beaucoup la banque familiale Rothschild & Cie – 2 % dans le fonds –, qui dispose d’expertises reconnues mondialement dans les domaines du conseil en M&A et en restructuration de dette, de la gestion privée en France et du private equity. Le modèle vertueux du groupe bancaire tire parti notamment des synergies commerciales entre ses différents métiers.

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