Actions

Natixis Actions Europe Rendement

Funds - 2 septembre 2014 - Carole Leclercq

Véritable fonds de conviction géré sous le process rendement depuis janvier 2013.

Pourquoi investir dans ce fonds ?

Le FCP Natixis Actions Europe Rendement cherche à obtenir, sur une durée minimale de placement recommandée de cinq ans, une performance supérieure à celle de l’indice MSCI EMU DNR au travers d’un portefeuille aujourd’hui concentré autour d’une cinquantaine de valeurs ayant des dividendes élevés pérennes, en croissance (80 % de l’encours minimum) et de titres à fort potentiel de distribution futur (20 % maximum). Investi à l’échelle européenne, ce fonds se caractérise par un biais «zone euro» puisqu’au moins 80 % de l’encours doivent être investis dans les pays membres.

«Le dividende, un élément clé dans la performance d’un portefeuille d’actions, fait valoir Olivier Lefèvre, le gérant du fonds. Versé de manière régulière, un dividende croissant constitue un signe de la solidité financière d’une entreprise. Sur longue période, l’analyse des composantes de la performance totale d’un portefeuille investi dans des actions met d’ailleurs en avant la contribution prépondérante du dividende et sa croissance. D’autre part, de nombreuses études démontrent que, sur une longue période, les portefeuilles composés d’actions à dividende élevé s’illustrent par des performances supérieures à celles du marché des actions dans son ensemble, avec une volatilité moindre et une meilleure résistance lors des phases de baisse.»

Pour s’assurer de la croissance régulière et pérenne des dividendes, y compris dans les phases conjoncturelles plus difficiles, l’équipe de gestion privilégie, sur la base d’un processus d’investissement rigoureux combinant différentes analyses complémentaires, des entreprises dont la génération de cash-flow est suffisamment forte et la structure de bilan solide. «Il est nécessaire, en complément d’une analyse qualitative des fondamentaux et perspectives opérationnelles des sociétés, de réaliser une analyse crédit approfondie de leur solvabilité et de leur solidité bilancielle», précise Olivier Lefèvre.

Cette stratégie de gestion vise à permettre au fonds d’afficher un rendement égal à la moyenne du rendement du MSCI EMU majorée d’une prime de 1 %. «Le rendement moyen du portefeuille attendu sur la base des prévisions de dividende pour 2015 était, à fin août, de 4,6 %, contre 3,7 % pour le MSCI EMU DNR, fait valoir Olivier Lefèvre. Dans un contexte de taux durablement bas en Europe, les actions délivrant des dividendes élevés, pérennes et en croissance répondent donc à la recherche de rendement des investisseurs.»

 

Le processus de gestion

La sélection des valeurs constituant le portefeuille de Natixis Actions Europe Rendement se déroule en trois étapes. La première consiste à identifier au sein de l’EuroStoxx 600 les sociétés composant l’univers d’investissement du fonds, à savoir, pour au minimum 80 % du portefeuille, des valeurs à fort rendement du dividende et des valeurs à forte croissance du rendement, ainsi que, pour le solde, des valeurs à fort potentiel de rendements futurs.

L’équipe de gestion va, dans un second temps, sélectionner les meilleures opportunités, sur la base d’une analyse qualitative des fondamentaux de ces entreprises éligibles et d’une analyse de type «crédit» de leur solidité bilancielle. «Nous excluons les sociétés dont le versement du dividende remet en cause la solvabilité ou la croissance future de l’entreprise, précise Olivier Lefèvre. Par ailleurs, plus le rendement anticipé est élevé, plus il est risqué. La qualité du bilan d’une entreprise est à ce titre le meilleur indicateur pour prévoir les coupes de dividendes.» Le suivi du momentum de révisions des dividendes permet aussi à l’équipe de gestion d’anticiper toute mauvaise surprise sur les versements futurs.

Le portefeuille sera au final constitué d’une cinquantaine de valeurs représentant les convictions les plus fortes de l’équipe de gestion et les meilleurs potentiels de revalorisation, avec un bon degré de diversification en termes de secteurs, de pays et de thématiques d’investissement.

 

La société de gestion

Avec 307,8 milliards d’euros sous gestion et 588 collaborateurs au 30 juin 2014, Natixis Asset Management se place aux tout premiers rangs des gestionnaires d’actifs européens. Natixis AM offre à ses clients – investisseurs institutionnels, entreprises, banques privées, distributeurs et réseaux bancaires –, des solutions sur mesure, innovantes et performantes, organisées autour de six grandes expertises : taux, actions européennes, investissement et solutions clients, gestions de volatilité et produits structurés (Seeyond), global emergents, investissement responsable (Mirova, société de gestion, filiale à 100 % de Natixis AM). L’offre de Natixis AM est commercialisée par la plateforme de distribution mondiale de Natixis Global Asset Management, qui offre un accès aux expertises de plus de vingt sociétés de gestion présentes aux Etats-Unis, en Asie et en Europe.

Le gérant

Natixis Actions Europe Rendement est géré par Olivier Lefèvre (dix-sept ans d’expérience), gérant senior de portefeuilles d’actions européennes au sein de l’équipe de gestion actions value et opportunités Europe de Natixis Asset Management. Il collabore avec Boris Radondy, co-gérant des portefeuilles value et rendement, ainsi qu’avec Florent Eyroulet, analyste dédié de cette équipe de gestion. Olivier Lefèvre, qui a également en charge deux autres fonds ouverts de cette équipe, Natixis Actions Euro Value et Natixis Actions Europe Value, a rejoint Ixis Asset Management en 2006. Au sein de Natixis AM, la gestion actions européennes regroupe 22 gérants, sous la direction d’Yves Maillot, couvrant un large spectre de spécialités, pour un encours de 22 milliards d’euros au 30 juin 2014.

Questions à... Olivier Lefèvre, gérant du fonds

Olivier Lefèvre, gérant de fonds
Olivier Lefèvre

Pourquoi la thématique du «dividende actions» est-elle attractive aujourd’hui en Europe ?

En Europe, l’écart entre les taux d’Etats dix ans et les taux de rendement des actions est aujourd’hui le plus important depuis vingt-cinq ans. Par ailleurs, la moitié des actions européennes ont un rendement supérieur au crédit, contre 16 % seulement en moyenne historique. Cet avantage de la classe actions repose sur des fondamentaux solides. Après avoir assaini leur bilan au cours de ces dernières années, de plus en plus de sociétés européennes font désormais de la croissance de leur free cash-flow et de la redistribution aux actionnaires deux axes stratégiques majeurs. Par ailleurs, les versements de dividendes sont d’autant plus soutenables que les ratios de distribution restent à un niveau peu élevé. La trésorerie dont dispose aujourd’hui de nombreuses sociétés européennes et la tendance à la baisse des dépenses d’investissement en capital devraient améliorer les taux retour aux actionnaires.

 

Quels sont aujourd’hui les secteurs que vous privilégiez en cœur de portefeuille ?

Le portefeuille présente actuellement une surpondération importante de secteurs se trouvant sur des plus bas historiques en termes de valorisation et dont l’opérationnel se stabilise voire s’améliore, ce qui se traduit par un retour à un dividende autofinancé. Dans cette optique, nous privilégions les services aux collectivités, secteur au sein duquel les sociétés verront leur résultat d’exploitation se stabiliser en 2015, les télécoms, segment pour lequel la dynamique de consolidation des acteurs domestiques en Europe est source d’une amélioration du «pricing power» et d’une baisse des dépenses d’investissement en capital, ainsi que l’énergie, secteur porté par une meilleure discipline capitalistique.

Nous avons également une forte conviction sur le secteur de l’assurance, dont la valorisation est attractive au regard de la profitabilité attendue et qui dégage un rendement du dividende «cash» important. Par ailleurs, les programmes de restructurations importantes mis en place dans ce secteur génèrent un surplus de cash-flows.

 

Qu’en est-il de la poche positionnée sur des titres à fort potentiel de dividendes futurs ?

Le manque de visibilité sur la reprise économique en Europe nous incite à rester sous-pondérés sur les cycliques. Néanmoins, nous avons, dans cette poche, quelques convictions sur des valeurs cycliques dont le business model repose sur une thématique de croissance structurelle comme le développement de l’aérien civil pour le secteur de l’aéronautique. Nous avons également quelques cas d’investissements que nous appelons «self help», où la croissance bénéficiaire est seulement et uniquement tributaire de la bonne exécution des programmes d’économies de coûts. Enfin, nous avons un biais légèrement positif sur les banques, que nous exprimons dans cette poche en privilégiant de grands établissements européens qui font la preuve de leur redressement opérationnel et de l’amélioration de leurs marges via la baisse des coûts de funding et de celle du coût du risque.

Rechercher un autre fonds