Fonds diversifié

Natixis Global Risk Parity

Funds - Janvier 2016 - Carole Leclercq

Natixis Global Risk Parity

Premier fonds «risk parity» lancé par une société de gestion française, Natixis Global Risk Parity a pour objectif de répondre à une problématique toujours aussi aiguë en 2016 : trouver du rendement tout en limitant l’impact des retournements de marché sur le portefeuille.

Pourquoi investir dans ce fonds ?

Pour répondre à ce double objectif, Natixis Asset Management propose une stratégie innovante de gestion diversifiée disciplinée dite de «risk parity», c’est-à-dire une approche équilibrée en risque permettant de construire un portefeuille d’allocation globale «tout-terrain». «Face à des marchés structurellement plus volatils et à la difficulté persistante de trouver du rendement au sein des segments obligataires traditionnels, la diversification des actifs, mais surtout du risque, est devenue primordiale pour s’adapter aux différentes conditions de marché et optimiser le couple rendement/risque», précise Pierre Radot, le gérant du fonds.
A la différence des fonds «risk parity» existants, Natixis Global Risk Parity intègre un troisième pilier dit «de diversification», complémentaire aux actions et aux obligations, et ce afin de disposer de sources de performance additionnelle et d’une meilleure décorrélation du portefeuille. «Nous pouvons aussi aller très loin dans la diversification au sein de ces trois piliers, tant sur les actifs que les stratégies, grâce à un univers d’investissement global», ajoute Pierre Radot. Ce fonds se distingue également par l’association d’une allocation fondamentale macroéconomique à la gestion disciplinée du risque. «Pour optimiser les résultats de notre outil systématique “risk parity”, nous déployons une gestion tactique, qui repose non seulement sur la flexibilité mais également sur la granularité des investissements, explique Pierre Radot. C’est essentiel pour chercher à s’adapter au retournement de marchés et viser à capter des relais de performance.» La discipline de risque confère également à ce fonds un profil défensif, le différenciant des approches en «risk parity» traditionnelles qui ont en général recours à un fort levier.
«Avec un couple rendement/risque attractif dans le cadre d’un profil défensif, Natixis Global Risk Parity répond aussi bien aux besoins des institutionnels traditionnellement investis dans des obligations, qu’à ceux de la clientèle patrimoniale», conclut Pierre Radot.

Le processus d’investissement

L’approche «risk parity» part d’un constat simple : l’allocation en capital d’un portefeuille ne reflète pas sa structure de risque. Ainsi, dans une allocation traditionnelle, les actions représentent une part bien plus importante du risque global que leur poids au sein du portefeuille. A travers l’analyse des volatilités et des corrélations, la gestion «risk parity» permet d’optimiser le poids de chaque catégorie d’actifs afin de construire un portefeuille équilibré en risque, et donc de limiter mécaniquement sa volatilité.
L’allocation de Natixis Global Risk Parity repose sur trois piliers : un pilier Taux, composé à ce jour d’obligations souveraines de très bonne qualité émises par cinq grands pays développés : l’Allemagne, les Etats-Unis, le Canada, le Royaume-Uni et l’Australie ; un pilier Actions réparti entre l’Europe, les Etats-Unis, l’Asie-Pacifique et les pays émergents ; un pilier Diversification qui intègre des actifs de long terme comme l’immobilier, les infrastructures, le capital-investissement, mais aussi des matières premières, des obligations à haut rendement et émergentes ou encore une stratégie de performance absolue. Ces expositions se font sur des instruments très liquides (ETF et futures principalement), sans aucune sélection de valeurs.  Tous les mois, l’allocation du portefeuille est «rebalancée» via l’outil systématique en «risk parity» afin d’assurer un parfait équilibre des risques du portefeuille. Puis, une gestion tactique est opérée en fonction des vues de marché issues d’une allocation fondamentale top-down. Cette gestion active permet d’exposer le portefeuille aux actifs présentant les meilleures espérances de rendement.

La société de gestion

Avec 323,8 milliards d’euros sous gestion et 648 collaborateurs au 30 septembre 2015, Natixis Asset Management se place aux tout premiers rangs des gestionnaires d’actifs européens. Le pôle Investissement et Solutions clients de Natixis Asset Management, au sein duquel le fonds est géré, s’appuie sur une expertise en allocation globale pour proposer des solutions d’investissement sur mesure et innovantes aux investisseurs institutionnels. Les pro­duits proposés utilisent toute la palette des techniques de gestion existantes : gestion avec un indice (benchmarkée), gestion garantie, assurance de portefeuille, performance absolue, «liability-driven investment» (stratégies de placement adossées au passif), etc. Avec 53 collaborateurs, ce pôle gère 87,9 milliards d’euros d’encours au 30 septembre 2015, dont 49,3 milliards d’euros d’allocation d’actifs en délégation de gestion auprès des autres pôles d’expertise de Natixis Asset Management.

Le gérant

Pierre Radot (plus de 25 ans d’expérience, diplômé d’HEC) gère le fonds depuis sa création. Il rejoint Natixis Asset Management en 2006 et est actuellement gérant de portefeuilles au sein du pôle Investissement et Solutions clients. Il commence sa carrière en 1988 à la Banque Monétaire et Financière en tant qu’opérateur de trésorerie. En 1990, il rejoint la Monte Paschi Banque (Paris) et devient responsable trésorerie francs et produits dérivés. Il intègre ensuite Cardif Asset Management (groupe BNP Paribas) en tant que gérant de portefeuilles.

Les convictions du gérant, Pierre Radot

Pierre Radot, gérant

Quels sont aujourd’hui les risques à surveiller sur les marchés ?
A court terme, le défi est d’évaluer l’impact du changement de cap monétaire de la Réserve fédérale américaine et l’appréciation consécutive du dollar sur les pays et marchés émergents. La Fed ayant largement préparé les marchés à cette inflexion, qui devrait selon nous être très graduelle et donc sans remontée brutale des taux longs, l’impact sur les marchés émergents pourrait rester contenu. En revanche, à moyen terme, ces pays restent exposés aux incertitudes sur la stabilisation de l’économie chinoise après son ralentissement sensible ces derniers mois. Le manque de visibilité sur ce point pourrait continuer à entretenir une certaine défiance et volatilité sur les marchés émergents.

Quelle était l’allocation du portefeuille fin 2015 ?
N’anticipant pas, à l’heure actuelle, de tensions importantes sur les taux longs dans le sillage du changement de cap de la Fed, le portefeuille était fin novembre majoritairement positionné sur les obligations d’Etat notées AAA selon les agences de notation (S&P, Moody’s et Fitch), et ce à 58 %. La poche actions représentait 14 %, ce qui correspond à une surpondération par rapport aux résultats de notre outil systématique. Nous privilégions toujours, au sein de cette poche, la zone euro et le Japon. Les actifs de diversification représentaient 27 % du portefeuille, avec notamment des positions sur les actifs de long terme qui bénéficient d’un environnement de taux bas, c’est-à-dire le capital-investissement et l’immobilier. Le manque de visibilité sur la croissance chinoise nous incite à rester prudents sur les actions émergentes, la dette émergente mais aussi les matières premières.

Quelle gestion tactique pourriez-vous déployer dans les prochains mois ?
La réactivité et la granularité seront encore primordiales dans des marchés volatils pour espérer optimiser le couple rendement/risque. En cas de tensions sur les taux longs, nous pourrons, au sein de la poche obligataire, gérer activement la sensibilité du portefeuille. Le large spectre de signatures souveraines notées AAA à notre disposition au sein de cette poche est également un atout. Dans un contexte de décorrélation croissante des politiques monétaires entre les pays développés, la rémunération des obligations d’Etat internationales peut fortement diverger. Ainsi, le taux des emprunts d’Etat à dix ans n’est que de 0,47 % en Allemagne, mais de 2,82 % en Australie. Les obligations australiennes retiennent d’ailleurs notre attention. La forte influence de la croissance chinoise et du cours des matières premières sur l’économie australienne devrait prévenir tout fort mouvement de hausse des taux faisant des obligations d’Etat australiennes (couvertes du risque de change) une source de rendement additionnelle. Plus généralement, notre troisième pilier dispose d’un grand potentiel de diver­sification en termes d’actifs et de stratégies, ce qui nous donne accès à de nombreuses sources de performances additionnelles, quel que soit le contexte de marché.

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