Sélection de fonds

Obligations

Oddo BHF Haut Rendement 2025

Funds magazine - Avril 2018 - Marianne di Meo

Oddo BHF Haut Rendement 2025 est le dixième fonds daté lancé par la société de gestion. La stratégie est donc largement éprouvée.

Pourquoi investir dans ce fonds ?

«Le processus de gestion est simple, néanmoins il ne s’agit pas de faire du simple “buy and hold”, insiste Alain Krief, gérant du fonds et responsable de la gestion taux et convertibles. Nous menons en effet une gestion active à l’intérieur de notre contrainte de maturité.»

Le processus de gestion

Le fonds à échéance du 31 décembre 2025 repose sur un panier d’obligations d’entreprises spéculatives dites à haut rendement dont la maturité n’excède pas le 1er juillet 2026. Leur sélection, opérée avec l’appui de l’équipe de neuf analystes crédit, est basée sur une approche fondamentale. Le premier filtre est celui du rendement, les obligations retenues devant permettre au fonds d’atteindre son rendement moyen cible. Les émetteurs doivent par ailleurs afficher des fondamentaux solides.
La capacité des entreprises à rembourser leur dette est appréciée notamment au regard des cash-flows estimés sur le long terme. «Depuis que nous avons commencé à proposer des fonds datés, en 2009, nous n’avons subi aucun défaut sur la durée de détention», observe Alain Krief. Dans une logique de diversification, les équipes recherchent, au sein de chaque secteur, les noms répondant à ces critères. Le portefeuille compte une petite centaine d’émetteurs, chacun pesant environ 1 % (leur poids peut toutefois monter jusqu’à 2 % pour les convictions les plus fortes). Le fonds est principalement investi dans les émetteurs notés B et BB. «L’exposition totale sur les émetteurs notés CCC + peut représenter jusqu’à 10 %, précise Alain Krief. Il s’agit alors surtout d’émissions junior ou subordonnées d’entreprises pour lesquelles nous anticipons un relèvement de la notation.» Le cœur du portefeuille est constitué par les émetteurs européens. Toutefois, toujours dans une perspective de diversification, les émergents, qui comptent actuellement pour moins de 5 % dans le portefeuille, pourraient représenter jusqu’à 40 % du fonds. Les émetteurs américains, quant à eux, pèsent autour de 15 %, ces derniers refinançant de plus en plus leurs actifs européens en euro pour éviter le risque de change.
Afin de limiter l’exposition du portefeuille au seul risque crédit, l’équipe de gestion met en place une couverture contre le risque de taux, en l’occurrence contre une remontée des taux souverains. «Nous couvrons plus particulièrement les obligations notées BB, qui représentent 20 à 25 % du portefeuille, car ce sont les plus corrélées aux taux souverains, justifie Alain Krief. Cela s’explique notamment par les niveaux de rendement de ce segment, qui sont un peu plus faibles – autour de 2,8 %. Toute hausse des taux souverains a donc un impact plus significatif. Par ailleurs, les investisseurs qui se positionnaient traditionnellement sur l’investment grade ont cherché à prendre davantage de risques pour obtenir plus de rendement ; le segment BB a donc été suracheté et affiche actuellement une valorisation un peu tendue, ce qui le rend plus sensible à l’évolution des taux souverains.» La couverture s’opère au moyen de futures de taux, allemands principalement (Bund, Bobl, Schatz), qui sont très liquides.

La société de gestion

Oddo BHF Asset Management fait partie du groupe financier franco-allemand Oddo BHF, fondé en 1849. Oddo BHF AM est un leader indépendant de la gestion d’actifs en Europe. Il regroupe les entités Oddo BHF AM GmbH et Frankfurt-Trust Investment-Gesellschaft mbH, en Allemagne, et Oddo BHF AM SAS, en France, qui, ensemble, gèrent des actifs totalisant près de 60 milliards d’euros.
Oddo BHF AM propose à ses clients institutionnels et distributeurs une gamme unique de solutions d’investissement performantes couvrant les principales classes d’actifs, les actions européennes, les stratégies quantitatives, les obligations et les solutions d’allocation d’actifs.
Sur une base agrégée, 70 % des actifs sous gestion proviennent de clients institutionnels et 30 % de partenaires de distribution. Les équipes opèrent à partir des centres d’investissement de Düsseldorf, Francfort et Paris avec des implantations supplémentaires au Luxembourg, à Milan, Genève, Stockholm et Madrid.
Oddo BHF AM met l’accompagnement de ses clients sur le long terme au cœur de ses priorités. Son indépendance permet aux équipes d’être réactives, flexibles et innovantes afin de trouver en permanence des solutions adaptées aux besoins des clients.

Les convictions de l’équipe de gestion

Alain Krief est responsable globalde la gestion taux au sein d’Oddo BHF AM depuis 2017. Il était préalablement responsable de la gestion crédit.
Il a commencé sa carrière en tant que consultant chez Arthur Andersen, puis a successivement été responsable projet en salle des marchés et trader sur les marchés de taux au Crédit Lyonnais CIB. Il a ensuite été responsable high yield Europe au Crédit Lyonnais Asset Management/Crédit Agricole Asset Management, puis responsable des investissements crédit chez BNP Paribas Asset Management et responsable des investissements taux et convertibles chez Oddo Asset Management.
Alain Krief est diplômé de l’École nationale supérieure d’ingénieurs de Caen et est titulaire d’un DEA d’intelligence artificielle de l’université de Caen

Vous préconisez aux investisseurs de se positionner sur les fonds datés comme Oddo BHF Haut Rendement 2025 au cours des premières années. Pour quelles raisons ?
Ce type de fonds s’apparente au comportement d’une obligation. Les premières années sont donc très intéressantes, car les investisseurs bénéficient de l’effet de pente des courbes de crédit (“roll down”). En toute logique, le coût du crédit est aussi fonction de la visibilité. Ainsi, le taux de rendement est plus haut au début de la vie d’une obligation – puisque la visibilité est moins bonne, et donc le risque de non-remboursement plus élevé – qu’à l’approche de la date d’échéance.
En outre, la date de maturité fixée, en l’occurrence le 31 décembre 2025, permet de saisir les opportunités qui se présentent sur le marché primaire sur des émissions à cinq, six ou sept ans. Ce type de fonds est donc très dynamique au cours des deux premières années de vie, les investissements sur le marché primaire pouvant représenter jusqu’à 30 % du portefeuille.
Au final, les investisseurs ont tout intérêt à investir aujourd’hui et à prendre leurs profits éventuels dans trois ans. Il faut cependant rappeler que les obligations spéculatives à haut rendement peuvent présenter un risque de défaut élevé.

Compte tenu de sa cherté, la classe d’actifs high yield reste-t-elle attrayante ?
Il est exact que les niveaux de valorisation sont élevés d’un point de vue historique. Mais ceci est justifié par l’environnement macroéconomique porteur, avec une croissance mondiale estimée de l’ordre de 4 %. En outre, le taux de défaut est très bas, puisqu’il tourne autour de 1 % à horizon un an en Europe, selon l’agence de notation Moody’s. Compte tenu de ces éléments, nous n’avons pas d’inquiétude à ce jour sur les fondamentaux de cette classe d’actifs et sur le rendement qu’elle peut délivrer. Investir dans le high yield reste donc intéressant selon nos analyses.

Comment gérer le regain de volatilité ?
Nous nous trouvons actuellement dans une phase de transition. Après vingt années de baisse des taux, ceux-ci devraient en effet amorcer une remontée, différents indicateurs laissant entrevoir un retour de l’inflation. Ce changement d’environnement entraîne des remous. Le retour de la volatilité s’est traduit par une hausse de la prime de risque crédit. Il faut donc trouver le bon point d’entrée en matière de valorisation des actifs pour se positionner. C’est tout l’intérêt d’une gestion active comme la nôtre. Nous considérons que les spreads sont proches du point d’équilibre et restons donc confiants pour investir.

Rechercher un autre fonds

Autres fonds gérés par cette société