Sélection de fonds

Actions

OFI Fund Rs European Equity Positive Economy*

Funds - Juin 2017 - Johan Deschamps

OFI Asset Management se démarque cette année en proposant un fonds dédié à l’économie positive.

Pourquoi investir dans ce fonds ?

A l’origine de ce projet, la gérante Béryl Bouvier di Nota intègre des entreprises dont l’impact sur l’environnement et les individus est positif. Concrètement, ces titres vont être logés dans un ancien fonds, dédié à l’origine aux small caps européennes, qui deviendra un fonds thématique baptisé OFI Fund RS European Equity Positive Economy*. Totalement innovant, ce véhicule d’investissement n’est pas un fonds ISR, même s’il bénéficie de l’expertise de la société de gestion en la matière, ni un fonds dédié uniquement à l’environnement. Son approche est beaucoup plus large. Il a pour vocation d’investir à moyen terme dans les sociétés européennes spécialisées dans la transition énergétique, la protection des ressources naturelles, la sécurité et la protection des personnes. Cette combinaison de secteurs d’activité permet de diversifier le profil de risque.

La gérante s’autorise à investir aussi bien dans les petites sociétés innovantes que dans les grandes capitalisations. La sélection s’établit après une analyse fondamentale et une rencontre avec les dirigeants. Si le fonds n’a pas encore d’historique, Béryl Bouvier di Nota estime cependant que les tendances portées par l’économie positive pourraient permettre de surperformer l’indice de référence, le Stoxx 600 Europe (1). Ce fonds thématique s’adresse à des investisseurs qui veulent donner du sens à leur épargne. Eligible au PEA, il peut intéresser les particuliers mais aussi les investisseurs institutionnels souhaitant une diversification de leur allocation d’actifs et une décorellation de la volatilité court terme du marché.

Le processus de gestion

OFI Fund RS European Equity Positive Economy* a pour vocation d’investir dans les sociétés qui œuvrent dans la protection de l’environnement et des individus. C’est un thème porteur qui se développe à la fois par la volonté des consommateurs en quête d’une meilleure alimentation, d’une meilleure santé, par les gouvernements qui renforcent les réglementations (COP21) et par les entreprises qui y répondent en proposant des produits plus innovants, moins polluants. Pour établir la sélection parmi plus de 320 valeurs européennes concernées, le fonds bénéficie du savoir-faire de trois gérants et de l’expertise ISR d’OFI AM, qui vérifie notamment la qualité de la gouvernance. Via l’analyse fondamentale et les rencontres avec les dirigeants, le fonds sélectionne des sociétés dont les perspectives sont portées par des thématiques durables et en croissance, qui pourraient leur permettre de surperformer le marché sur la durée selon la gérante. Quatre thèmes d’investissement illustrant l’économie positive sont privilégiés. Le premier porte sur la transition énergétique via, notamment, les énergies renouvelables. Celles-ci sont désormais rentables grâce à des coûts de production en baisse depuis 2009. Certaines sont même à parité avec la génération d’électricité traditionnelle, assure Béryl Bouvier di Nota.

Le deuxième thème d’investissement concerne la protection des ressources naturelles à travers l’économie circulaire comme le recyclage et la valorisation des déchets. Enfin, le fonds privilégiera des entreprises dédiées à la protection des individus, que ce soit sur le plan de la santé (nutrition ou la lutte contre les maladies) ou sur le plan de la sécurité (protection des données, par exemple). Ce faisant, le portefeuille se dotera progressivement de 70 à 90 lignes sans aller au-delà, afin de rester un fonds de conviction. Outre la diversification des thèmes d’investissement, la gérante souhaite diversifier ses investissements dans des sociétés «matures» comme celles de l’énergie renouvelable, avec des sociétés qui opèrent des virages stratégiques anticipant des perspectives bien meilleures que sur leur métier historique. Enfin, elle investit aussi dans des sociétés innovantes, souvent issues de la cleantech, et qui développent déjà un procédé efficient. Seulement, certaines de ces valeurs ne sont pas encore rentables. Pour limiter le risque, la gérante limitera le poids total de ces valeurs à 5% du portefeuille. D’une manière générale, Béryl Bouvier di Nota pondère les participations en fonction de sa conviction et de la liquidité du titre. Enfin, tous les mois, un comité d’OFI analyse le profil de risque du portefeuille.

La société de gestion

Fondée en 1971, OFI Asset Management compte parmi les plus importantes sociétés de gestion françaises en taille d’encours, avec 68 milliards d’euros d’actifs sous gestion. Le groupe a développé une expertise à la fois en gestion collective et en gestion sous mandat, sur les actifs cotés et non cotés, afin de proposer une offre de solutions et de services adaptés aux besoins d’une clientèle diversifiée. Engagé pour le développement d’une finance responsable, OFI Asset Management est un des leaders ISR du marché français de la gestion d’actifs. Le groupe dispose d’un ancrage historique dans l’économie sociale. Ses principaux partenaires et actionnaires sont des mutuelles membres de la FFA et de la FNMF, et en particulier la Macif et la Matmut.

(1) Plus d’informations sur : www.stoxx.com

Les convictions de la gérante, Béryl Bouvier di Nota

Béryl Bouvier di Nota, gérante

La gérante
Après un début de carrière à la Banque Indosuez au département «consolidation», Béryl Bouvier di Nota a rejoint la direction marketing de Baring AM en 1994. A partir de 1996, elle a exercé plusieurs fonctions au sein de Société Générale AM, au marketing institutionnel, avant de devenir responsable des gestions «smid cap» Europe. Elle a occupé la même fonction chez Amundi en 2010 avant de rejoindre OFI AM en 2015 comme responsable de la gestion actions small et mid caps et gérante du fonds thématique sur l’économie positive.

Quelles sociétés pouvez-vous mettre en avant pour illustrer l’économie positive ?
Wessanen est un bon exemple. Ce groupe alimentaire a décidé il y a quelques années de prendre un virage stratégique et a rationalisé tout son portefeuille en se concentrant sur la fabrication de produits alimentaires emballés certifiés biologiques. Il profite ainsi de l’aspiration croissante des consommateurs à privilégier des produits plus sains et se développe par acquisition de marques comme Bjorg afin de profiter du plein essor du marché du bio. C’est une de mes convictions fortes et le titre représente 2 % du fonds, qui atteint 71 millions d’euros à fin avril 2017. Les sociétés sont aussi attentives aux nouvelles réglementations, plus strictes, mises en place par les autorités. Par exemple, certaines sociétés innovantes travaillent sur des procédés enzymatiques pour créer des exhausteurs de goût afin de permettre aux industriels de réduire le taux de sucre dans les jus de fruits comme l’impose désormais la Grande-Bretagne. Naturex est aussi un bon dossier pour s’exposer au durcissement de la réglementation américaine sur les compléments alimentaires. L’allemand Paragon est un autre exemple d’économie positive. Le groupe a racheté l’américain Voltabox, spécialisé dans les grosses batteries électriques pour les stations de stockage d’énergie et les véhicules spéciaux, et a développé une franchise en Chine alors que le pays a la volonté de rendre tous ses bus électriques. C’est un marché gigantesque qui s’ouvre pour c ette société, d’autant qu’elle est aussi spécialisée dans le développement de capteurs pour étudier la qualité de l’air extérieur. Des capteurs qui pourraient à terme être mis dans toutes les voitures chinoises. C’est un dossier prometteur, je me renforce graduellement à mesure que le business model se confirme. Ces petites et moyennes sociétés innovantes sont au cœur de l’économie positive et profiteront pleinement des fusions-acquisitions, ce qui apportera au portefeuille un surcroît de performance à moyen terme. Je m’intéresse aussi au français Carbios qui est à la fois présent dans l’économie circulaire et la cleantech. Le groupe est en effet parvenu à fabriquer du plastique PEF (polyéthylène furanoate) à partir d’un procédé de dépolymérisation à base d’enzyme. Les produits sont ainsi recyclables indéfiniment. Là encore, le secteur est porteur, mais j’investis graduellement en fonction des avancées industrielles.

Quelle est votre approche globale du marché des actions ?
Plus le temps s’écoule et plus les difficultés s’éloignent. Du côté des politiques monétaires européennes et américaines, nous assistons à un resserrement graduel des taux directeurs qui devrait se réaliser sans à-coups. Normalement, nous nous dirigeons vers une inflation légèrement haussière et les risques politiques s’éloignent à mesure que se déroulent les élections. Nous entrons dans un monde plus normalisé, et cela se vérifie en ce premier trimestre car le marché évolue de nouveau en fonction des résultats des entreprises. Je ne pense pas que nous soyons exclusivement sur un marché growth ou value, l’essor économique et donc le retour sur les fondamentaux reprennent de l’importance. Sans faire de prédiction, je pense que si l’économie se tient, que l’industrie continue de se maintenir et que le moral des ménages ne s’affaiblit pas, alors le marché des actions devrait rester ferme, notamment en Europe où il apparaît en retard. Dans ce contexte, les valeurs de l’économie positive devraient bien se comporter.

Rechercher un autre fonds

Autres fonds gérés par cette société