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OFI Palmarès Alpha Drive

Funds - Février 2014 - Carole Leclercq

OFI Palmarès Alpha Drive est un fonds diversifié international de type performance absolue utilisant des stratégies variées et complémentaires : stratégies de rendement, d’alpha, opportunistes et de couverture. Géré de manière dynamique, ce fonds vise à surperformer l’Eonia capitalisé de 200 points de base sur un horizon de placement de cinq ans, et ce avec une volatilité maîtrisée.

Pourquoi investir dans ce fonds ?

En effet sur les cinq dernières années, OFI Palmarès Alpha Drive a offert une performance annualisée de 5,6 % pour une volatilité de 3,35 %. «Ce fonds répond aux besoins d’investisseurs à la recherche d’un objectif de performance de 4 à 5 % par an dans un contexte de taux zéro, et ce avec une volatilité maîtrisée, précise Frédéric Cohen, CAIA, le gérant principal du fonds. Il offre également une alternative aux faibles rendements des fonds en euro.»

Pour atteindre cet objectif de performance absolue, l’équipe de gestion combine, sur toutes les classes d’actifs (actions, taux, crédit, devises…), une sélection rigoureuse d’OPCVM à des investissements en direct et produits dérivés, et ce au travers de trois poches : une poche structurelle «Rendement», positionnée entre autres sur du crédit corporate, et/ou autres actifs de rendement ; une poche «Alpha», composée de stratégies à horizon moyen/long terme recherchant une décorrélation aux classes d’actifs traditionnelles (portage d’alpha, fonds long/short Ucits IV…) ; une poche dite «Overlay», pour la mise en place de stratégies opportunistes et/ou de couverture via des futures sur taux et actions, des options, des ETF sectoriels ou des devises.

«OFI Palmarès Alpha Drive peut se positionner aussi bien sur des stratégies directionnelles que sur des stratégies d’arbitrage et en toute flexibilité, ce que peu de fonds permettent dans l’univers de la gestion diversifiée, souligne Frédéric Cohen. Cette souplesse assure une grande réactivité face aux différentes configurations et permet également, en alliant sélection de fonds et gestion de titres en direct, de profiter de différentes sources de performance.»
La flexibilité du fonds se matérialise également par une gestion très active de l’exposition nette aux actions, ainsi que de la poche «Liquidités». «Nous n’avons pas hésité, au plus fort de la crise de 2008, à détenir 50 % de liquidités en portefeuille», précise Frédéric Cohen.Depuis 2008, le fonds affiche une performance positive tous les ans.

Le capital a été protégé en 2011, année particulièrement difficile pour bon nombre de fonds de performance absolue. De plus, le fonds n’a pas perdu, sur douze mois glissants, plus de 3,6 %, nets de frais. «Post-Lehman Brothers», la performance négative sur douze mois glissants, nette de frais, est négligeable (- 1,23 %). A l’inverse, la meilleure performance sur douze mois glissants, nette de frais, est de 13 %. Par ailleurs, à fin décembre 2013, la volatilité moyenne sur un an ressort à 2,25 % et celle sur trois ans à 3,4 %. «Notre gestion nous permet donc bien une asymétrie des performances quelles que soient les configurations de marché», conclut Frédéric Cohen.

Le processus de gestion

Pour définir l’allocation d’OFI Palmarès Alpha Drive, l’équipe de gestion analyse chaque classe d’actifs à partir de critères fondamentaux, techniques et de sentiments de marché. Elle définit pour chacune d’entre elles une espérance de gain, ainsi qu’un risque extrême de perte. Cette analyse permet de définir les classes d’actifs éligibles au portefeuille en fonction de leur couple risque/rendement.

L’équipe de gestion va ensuite analyser la corrélation entre ces classes d’actifs dans le cadre de scenarii prospectifs et définir les supports les plus appropriés (fonds, titres vifs, ETF, instruments dérivés) pour la mise en place des stratégies. Le processus de sélection des fonds relève d’une démarche très rigoureuse d’analyses quantitatives et qualitatives. «Nous recherchons des fonds complémentaires entre eux et qui délivrent des performances cohérentes avec nos objectifs de gestion, précise Frédéric Cohen. Nous sommes également extrêmement vigilants dans notre “due diligence” sur les risques opérationnels, de passifs et d’actifs.»

La société de gestion

Depuis plus de quarante ans, le Groupe OFI développe une expertise spécifique autour de deux formats de gestion : une offre «Gestion collective», qui regroupe les différentes activités de gestion OPCVM, et une offre «Gestion sous mandat», qui porte les activités de mandats institutionnels et privés. Ayant développé un modèle original multi-expert et multiclasse d’actifs, le Groupe OFI adapte, grâce à la diversité de ses compétences, son offre à l’évolution des besoins des investisseurs et de leur réglementation et répond aux exigences de sa clientèle. Adossé à deux grands groupes institutionnels, la Macif et la Matmut, le Groupe OFI emploie près de 260 personnes et gère 56 milliards d’euros d’actifs à fin novembre 2013, répartis à 69 % en gestion sous mandats et à 31 % en gestion collective.

Les convictions de l’équipe de gestion

Frédéric Cohen, gérant de l'équipe de gestion OFI Palmarès Alpha Drive
Frédéric Cohen

Comment le positionnement du fonds a-t-il évolué ces derniers temps ?

De septembre 2011 au début de l’année 2013, nous avons privilégié les stratégies directionnelles, principalement sur le crédit corporate high yield, en couvrant le risque de taux dès que nécessaire. Ce positionnement a permis au fonds de capter une partie de la progression de cette classe d’actifs et d’afficher une légère progression en 2011, puis une hausse de 7,34 % en 2012. Nous avons depuis le deuxième trimestre 2013 nettement réduit cette position directionnelle pour privilégier les stratégies d’arbitrage sur le long/short equity. Nous avons même adopté une exposition nette négative sur les actions depuis l’automne dernier.

Cela ne nous a pas empêchés d’engranger de la performance dans un contexte de poursuite de la hausse des actions, puisque le fonds a terminé l’année 2013 en hausse de 4,76 % et avec une volatilité moyenne de 2,25 %. Avec des marchés d’actions développés au plus haut, soutenus par des politiques monétaires exceptionnellement accommodantes dont il faudra sortir tôt ou tard, nous préférons résolument investir nos avoirs et ceux de nos clients auprès de gérants non directionnels ou étant prêts à des périodes de forte volatilité. Pour piloter les différents risques de marché, nous avons mis en place plusieurs stratégies, dont une d’aplatissement de la courbe des taux américains qui devrait permettre de bénéficier de la normalisation de la politique monétaire américaine.

Quelles stratégies non directionnelles privilégiez-vous actuellement ?

Nous recherchons soit des fonds avec des expositions nettes très faibles, soit des fonds avec des biais véritablement variables, ayant montré qu’ils étaient capables de profiter de baisses de marchés. Au sein des stratégies long/short equity, nous continuons de privilégier les approches de rotation sectorielles et thématiques orientées «Value», estimant que le potentiel de rattrapage n’est pas épuisé en Europe, notamment dans les pays périphériques. Nous recherchons également des fonds long short «market neutral» comme alternative au marché monétaire.

Quel type de fonds recherchez-vous ?

En tant qu’investisseurs au sein de fonds à performance absolue, nous veillons à ne pas acheter du bêta en lieu et place de l’alpha. En étudiant de près l’offre en fonds long/short actions au format Ucits, qui a considérablement augmenté ces dernières années, nous avons remarqué deux points importants à souligner. Tout d’abord, la plupart des fonds ayant le plus collecté sont des fonds avec une exposition nette actions importante et faiblement variable. Autrement dit, les investisseurs achètent du bêta au prix de l’alpha et croient probablement être protégés en cas de baisse, comme ils croyaient l’être en 2008.

Nous nous inquiétons également de la liquidité d’autres fonds qui affichent des performances exceptionnelles. En effet, après analyse approfondie, nous constatons que des sociétés de gestion sont devenues les principaux actionnaires de bon nombre de petites ou moyennes sociétés détenues au sein de leurs portefeuilles, aidées par une collecte massive. Dès lors que l’on est parmi les cinq premiers actionnaires d’une société faiblement liquide, se pose la question de la revente.

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