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Ostrum Actions Small & Mid Cap Euro

Funds Magazine - Septembre 2018 - Communiqué

Ce fonds éligible au PEA investit dans les petites et moyennes capitalisations de la zone euro.

Ce type de valeurs présente plusieurs intérêts. Il s’agit souvent de sociétés familiales, dont les dirigeants sont fortement impliqués dans la réussite de l’entreprise. En outre, leur taille limitée est un gage de réactivité et d’agilité pour aller capter la croissance là où elle se trouve. Enfin, elles détiennent souvent des positions de leaders.
Les deux gérants, Daniel Dourmap et Thierry Cuypers, pratiquent une gestion de conviction. Ils appliquent trois filtres pour opérer leur sélection de titres : la croissance bénéficiaire moyenne, la création de valeur (la rentabilité des capitaux investis devant être supérieure au coût du capital) et la génération de free cash-flows, ces trois éléments étant appréciés sur une période de trois ans. Des rencontres avec les équipes dirigeantes leur permettent ensuite d’évaluer les business models et de valider les estimations des analystes.
Ce travail de sélection aboutit à la construction d’un portefeuille de 80 à 100 valeurs ces dernières années, avec un biais sur les sociétés de qualité, en croissance et rentables.
Dans une optique de diversification des risques, la composition du fonds doit respecter un certain nombre de contraintes. Ainsi, il ne peut à ce jour être surpondéré de plus de 50 % par rapport à son indice de référence – le MSCI EMU Small Cap – sur les secteurs et pays les plus importants. Par ailleurs, une attention particulière est portée à la liquidité des titres, ce qui incite les gérants à privilégier les capitalisations boursières supérieures à 1 milliard d’euros (la moitié du portefeuille étant composée aujourd’hui de titres dont les capitalisations dépassent 3 milliards).

3 questions à Daniel Dourmap, co-gérant du fonds

Daniel Dourmap, co-gérant du fonds

Le niveau de valorisation des valeurs moyennes n’est-il pas trop élevé ?
Il est exact que les small et mid caps de la zone euro sont plus chères que les grandes capitalisations, puisque les PER à 24 mois s’établissent respectivement à 14,2 fois et à 12,2 fois selon le consensus FactSet. Néanmoins, la croissance annuelle attendue de leurs bénéfices est bien supérieure, à 15,6 %, contre 9,2 % pour les grandes valeurs. Si on rapporte la valorisation à la progression des résultats, elles restent donc attrayantes.

Quels sont leurs moteurs de croissance ?
Les sociétés de taille moyenne détiennent souvent des positions de leaders sur des niches d’activité ou sur des zones géographiques, ce qui leur assure de belles perspectives de croissance. Par ailleurs, elles vont continuer à mettre à profit les taux d’intérêt, qui devraient rester bas encore un certain temps, pour réaliser des acquisitions relutives et consolider leurs positions de leaders. Le groupe de laboratoires d’analyse Eurofins Scientific a ainsi multiplié les opérations de croissance externe au premier semestre.

Quels sont les principaux thèmes d’investissement du fonds ?
Nos convictions nous poussent à jouer très largement le thème de la digitalisation, bien sûr à travers les SSII spécialisées en la matière. C’est par exemple le cas de Sopra, qui est en train de reconstruire tous les systèmes d’information de La Banque Postale. Mais nous investissons également dans des entreprises qui font évoluer leur manière de travailler en intégrant des solutions digitales et qui s’adaptent à la révolution digitale. Ainsi, le groupe italien Biesse, spécialisé dans la découpe du bois et du plastique, intègre des capteurs dans son outil de production afin de faire remonter des informations qui permettent de l’optimiser. Dans le secteur de la distribution, nous nous intéressons actuellement à Maisons du Monde, qui est très en avance en matière de vente multicanal.
Nous jouons également le thème du vieillissement de la population. L’équipe de gestion a par exemple intégré dans le portefeuille le titre Orpea. Le groupe, qui gère des maisons de retraite, déploie son modèle à l’étranger. Nous sommes également positionnés sur Amplifon : grâce à sa position de leader mondial de l’appareillage auditif, cette entreprise italienne détient un important pouvoir de négociation avec les fabricants de prothèses.

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