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Pioneer Funds – Euro Aggregate Bond

Option Finance - 25 novembre 2013 - Carole Leclerc

Investi dans l’ensemble de l’univers obligataire noté «investment grade», le FCP Pioneer Funds – Euro Aggregate Bond vise à répondre au besoin accru de rendement dans un contexte de taux durablement faibles et de rendements réels négatifs pour les obligations d’Etat jugées les plus sûres.

Pourquoi investir dans ce fonds ?

Bénéficiant de l’organisation matricielle innovante de l’équipe de gestion obligataire européenne de Pioneer Investments, ce fonds vise à surperformer son benchmark grâce à la gestion active d’une poche «satellite» composée de stratégies dites «alpha».

Très diversifiées (taux de change, inflation, volatilité, dettes périphériques, relative value…) et faiblement corrélées entre elles, ces stratégies doivent permettre de dégager de la surperformance tout en respectant le budget de risque alloué en amont à chacune d’entre elles. «Le risque associé à ces stratégies peut être partiellement compensé par le cœur de portefeuille qui est positionné sur des emprunts d’Etat ou d’émetteurs privés jugés sûrs», précise Tanguy Le Saout, responsable de la gestion obligataire Europe chez Pioneer Investments et gérant principal du fonds.

En maintenant de faibles niveaux de corrélation, nous nous assurons aussi qu’aucune position unique ne peut avoir un impact négatif significatif sur la performance du portefeuille. Nous visons donc à offrir aux investisseurs un surplus de rendement associé à une faible volatilité quel que soit l’environnement de marché.» Géré par une équipe d’experts reconnue et stable, ce fonds dégage une surperformance régulière et probante depuis son lancement en février 2008. A fin octobre, il avait surperformé son benchmark de 1 % sur cinq ans annualisés (Part I capitalisation EUR – nettes de frais). Ce fonds voit aussi ses encours progresser rapidement. De quelque 1 milliard d’euros en août 2012, ils étaient de plus de 2,4 milliards d’euros fin octobre 2013. Il dispose ainsi d’une taille compatible avec les ratios d’emprise des grands investisseurs institutionnels.  

Le processus de gestion

Le portefeuille est composé d’une partie «cœur», positionnée sur des emprunts d’Etats et d’émetteurs privés de catégorie investment grade, et d’une poche «satellite» dont l’objectif est de surperformer l’indice de référence grâce à l’alpha généré par les meilleures stratégies obligataires identifiées par une équipe de spécialistes baptisés «risk takers». Les positions attribuées à chaque stratégie alpha sont définies en début d’année en fonction des scénarios économiques et des anticipations de volatilité et revues par la suite si nécessaire.

Chaque position alpha a un objectif de perte maximale défini au moment de l’achat. «Nous laissons une grande liberté à nos spécialistes, précise Tanguy Le Saout. Nous partons du principe que, compte tenu de leurs compétences et de leurs expériences, ils nous fournissent toujours des idées d’investissement fondées sur de solides convictions. Afin d’évaluer au mieux le potentiel de performance de chaque stratégie et les risques associés, ils sont aidés par nos analystes crédit et par l’équipe dédiée à la construction de portefeuille. Mon rôle est alors d’amener nos «risk takers» soit à prendre plus de risques, soit, au contraire, à les freiner en fonction du budget alloué.» L’équipe dédiée à la construction du portefeuille et la budgétisation du risque a également un rôle clé.

Elle analyse le niveau de risque et les différentes expositions en fonction des conditions de marché. «L’idée est d’éviter une trop forte corrélation entre les différentes positions mais aussi que ces dernières ne s’annulent pas entre elles», précise Tanguy Le Saout. Si tel était le cas, cette équipe chercherait à couvrir le risque ou à le gérer de manière à optimiser la performance tout en restant dans le budget de risque défini initialement.  

La société de gestion

Filiale d’UniCredit, Pioneer Investments gère des fonds depuis quatre-vingt-cinq ans pour le compte de ses clients investisseurs (institutions : 14 %, distributeurs : 41 %, particuliers et banque privée : 45 %). Créée en 1928 aux Etats-Unis, la société dispose de trois centres de gestion à Dublin (obligations euro, actions euro et diversifiés), Londres (marchés émergents et haut rendement euro) et Boston (obligations Etats-Unis, actions Etats-Unis et autres pays industrialisés). Pioneer Investments est présente dans 27 pays et emploie 2 000 salariés pour un encours sous gestion de 169 milliards d’euros au 30 septembre 2013. La philosophie de gestion de la société repose sur trois piliers : une gestion active et de convictions, une recherche fondamentale menée par des analystes seniors et une équipe de construction de portefeuille dont l’objectif est d’optimiser le profil rendement/risque des portefeuilles.

Les convictions de Tanguy Le Saout, Directeur de la gestion obligataire Europe

Tanguy Le Saout, Directeur de la gestion obligataire Europe, Pioneer Asset Management

Directeur de la gestion obligataire Europe, Tanguy Le Saout (vingt et un ans d’expérience) supervise la gestion de l’ensemble des portefeuilles obligataires européens ainsi que la recherche crédit Europe. Il est également le gérant principal de plusieurs fonds obligataires, dont Pioneer Funds – Euro Aggregate Bond et Pioneer Funds – Absolute Return Bond. Spécialisé dans les obligations et les produits «total return» depuis qu’il a rejoint Pioneer Investments en 1999, Tanguy Le Saout occupait auparavant la fonction de directeur de la gestion obligataire gouvernementale et de VaR, puis celle de directeur de la gestion obligataire investment grade, rôles auxquels il a été nommé respectivement en 2004 et 2010.

Pourquoi avez-vous mis en place une organisation matricielle de votre gestion obligataire ?

Tanguy Le Saout : Partant du constat, en 2004, que l’organisation classique avec un gestionnaire unique par fonds était dépassée, nous avons décidé de renforcer notre processus de gestion obligataire en mettant en place une équipe de spécialistes, baptisés «risk takers», dont les idées d’investissement alimenteraient l’ensemble de nos fonds. Nous avons pour cela développé notre propre matrice d’experts qui regroupe l’ensemble de nos stratégies obligataires, soit une quinzaine de stratégies diversifiées et faiblement corrélées entre elles. Cette organisation nous a permis de déployer une gestion globale, active et diversifiée et ainsi d’offrir aux investisseurs des portefeuilles obligataires au profil rendement/risque attractif sur le long terme. Cette approche, qui repose sur un vrai travail d’équipe, sans ego dominant, entre nos «risk takers» comprenant nos analystes crédit et notre équipe dédiée à la construction de portefeuille, s’est également avérée une réponse adaptée au changement de paradigme sur les marchés obligataires depuis 2008.  

C’est-à-dire ?

Tanguy Le Saout : Avec la succession de crises, ces marchés sont devenus plus complexes et volatils. La définition des actifs obligataires jugés «peu risqués» a notamment dû être repensée. Mais les opportunités pour générer de l’alpha ont aussi augmenté. Par exemple, nous avons assisté à la dislocation du marché du crédit et au fort écartement des spreads entre les obligations d’État en zone euro. Parallèlement, le développement des marchés dérivés, désormais réglementés et très liquides, apporte de nouveaux outils pour la mise en œuvre de stratégies plus efficaces. Qui plus est, la très forte flexibilité de notre processus de gestion nous permet d’identifier très rapidement les différents facteurs influant sur les segments obligataires et d’en tirer parti.      

Pouvez-vous nous donner des exemples récents de stratégies «alpha» ?

Tanguy Le Saout : L’une des stratégies ayant généré de la performance a été sur la dette financière. Plusieurs événements de crédit dans le secteur financier européen ont en effet laissé apparaître une plus faible différenciation que par le passé entre le recouvrement de la dette subordonnée et celui de la dette senior. A Chypre notamment, les mesures prises ont montré qu’aucune partie de la structure du capital des banques n’était sacrée, ou encore en Espagne, où les détenteurs de dette senior de Bankia n’ont pas reçu de traitement de faveur. Estimant que cela devait mener à une réévaluation du coût de la protection de la dette senior par rapport à celle de la dette subordonnée, nous avons mis en place une stratégie sur CDS. Le marché a mis un peu de temps à partager cette vue mais nous donna finalement raison. Un autre exemple : la conjonction en Norvège d’une inflation supérieure à l’objectif de la Banque centrale, d’une forte hausse des prix de l’immobilier et d’une situation tendue sur le marché du travail ne pouvait qu’exercer des pressions à la hausse sur les rendements obligataires norvégiens. La stratégie initiée au troisième trimestre sur une hausse des taux norvégiens a également été source de surperformance.  

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