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Quaero Capital SA

Option Finance - 2 juillet 2018 - Communiqué

Les petites capitalisations constituent une classe d’actifs indispensable au bon équilibre d’un portefeuille diversifié, mais elles restent largement ignorées de la plupart des investisseurs.

Les petites capitalisations constituent une classe d’actifs indispensable au bon équilibre d’un portefeuille diversifié, mais elles restent largement ignorées de la plupart des investisseurs. Leur principal handicap vient précisément de leur faible liquidité en Bourse, ce qui conduit la plupart des courtiers et sociétés de gestion à les laisser de côté. A contrario, ce prétendu inconvénient s’érige en avantage pour les gérants de la société de gestion indépendante Quaero Capital, car il leur permet de découvrir des entreprises solides, faiblement valorisées et en croissance visible. En outre, les petites valeurs sont moins sensibles aux risques systémiques et aux nouvelles macroéconomiques, car les PME dépendent surtout de leurs capacités à maintenir des barrières à l’entrée de leurs marchés de niche. Spécialisés dans la sélection de petites valeurs européennes, les gérants du fonds Quaero Capital Funds (Lux)-Smaller European Companies mettent en œuvre une politique de gestion très exigeante, car ce compartiment de la cote qui ne représente que 5 % de la capitalisation européenne comporte plus de 4 700 entreprises. Pour détecter les sociétés à fort potentiel de croissance, leur démarche consiste au préalable à retenir les entreprises encore partiellement détenues par un actionnariat familial, non endettées, valorisées en dessous de leur valeur d’actif et qui dégagent des free cash-flows. 

Questions à… Marc Saint John Webb et Philip Best, gérants du fonds

Quelle est la spécificité de votre méthodologie pour sélectionner les petites capitalisations ?

Notre approche est à la fois «value» et «contrarian», car nous sommes à la recherche de belles entreprises temporairement sanctionnées par le marché, et donc nous analysons les raisons qui ont conduit les autres investisseurs à vendre leurs titres. Il est important de bien intégrer les explications des personnes qui ont une opinion négative, de comprendre exactement tous les facteurs négatifs pour ensuite rencontrer les dirigeants de ces entreprises, visiter leur siège social et leurs capacités de production ou tout autre actif. Notre objectif est d’essayer de saisir ce qui différencie la perception du marché et ce que nous percevons comme étant la réalité de l’entreprise. Notre horizon d’investissement est probablement plus long que celui du reste du marché, ce qui nous permet d’être «contrarian» et donc d’investir dans de belles entreprises à un moment où elles sont soldées. Pour autant, nous devons acheter avec une marge de sécurité car, généralement, nous investissons dans des titres peu liquides. Dans ces conditions, notre objectif est un doublement du cours à un horizon de trois ans. Enfin, nous construisons les lignes très progressivement, car nous sommes sensibles au prix d’achat et, si le cours décolle quand nous commençons à acheter, alors nous préférons attendre que le cours revienne à un niveau acceptable. Nous sommes très patients. Nous allons surtout éviter d’accompagner le titre à la hausse. Nous intervenons progressivement, que ce soit à l’achat ou à la vente. Cette stratégie nous permet de construire des lignes dont la pondération est généralement comprise entre 2 % et 2,5 %, et sans dépasser 5 %.

 

S’agissant de PME et de petites capitalisations, qu’entendez-vous par «société solide» ?

Notre approche «value» exige une marge de sécurité (margin of safety) dans la valorisation de l’entreprise. Il faut aussi que la société ait un bilan suffisamment solide pour résister dans une conjoncture adverse et qu’elle ne soit pas endettée. Une société peut être petite, son cours volatil, mais à partir du moment où elle a un bilan solide, le risque se réduit. Et puis nous délaissons aussi les business models trop binaires dans leur fonctionnement, c’est-à-dire les entreprises qui dépendent du succès d’un seul produit ou d’un seul marché. Tout accident devient alors irrémédiable. Notre approche nous conduit à nous tenir à l’écart de certains secteurs comme celui de la biotechnologie, des mines et ressources naturelles, de l’exploration pétrolière, dont les perspectives dépendent trop de facteurs externes.

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