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R Opal Emergents

Funds - Mai 2013 - Carole Leclerc

Géré par Rothschild HDF Investment Solutions, R Opal Emergents (ex-EMS Emergent) est un fonds d’allocation spécialisé sur les pays émergents, dont l’objectif est d’obtenir une performance supérieure à celle du MSCI Emerging Markets dividendes réinvestis.

Pourquoi investir dans ce fonds ?

La stratégie mise en oeuvre repose sur deux moteurs : d’une part, la définition de l’allocation globale en termes de niveaux d’exposition, de zones géographiques et de pays, de styles, secteurs et thématiques, sur la base d’une analyse fondamentale macro et microéconomique mondiale ; d’autre part, la sélection, en architecture ouverte, des OPCVM, sur la base d’une analyse quantitative puis qualitative des fonds de l’univers d’investissement. «Définir une allocation d’actifs globale est primordial sur l’univers des marchés émergents en raison de l’hétérogénéité de cet univers et de la distorsion de valorisation entre secteurs, explique Thomas Ayache, le gérant du fonds. Il est également essentiel de définir cette allocation dans une perspective mondiale afin de bien analyser l’environnement économique et les facteurs pouvant avoir une influence sur les moteurs de croissance de ces pays. Nous consacrons donc beaucoup de temps à cette analyse.»

Le gérant collabore pour cela avec l’équipe d’analystes de Rothschild HDF IS, spécialisés par classes d’actifs et zones géographiques. Thomas Ayache s’appuie également sur le portail interne dédié à l’information sur les marchés émergents qu’il a mis en place en 2010. Autre atout du fonds : l’expertise historique et reconnue de Rothschild HDF IS dans la sélection de fonds avec une équipe d’analystes dédiée à la sélection et au suivi des gérants, et 2,7 milliards d’euros en multigestion classique sur les quelque 5 milliards que gère au total cette filiale dédiée à l’architecture ouverte de Rothschild & Cie Gestion.

«La multigestion nous confère une très grande flexibilité pour gérer de manière dynamique nos convictions en matière d’allocation d’actifs, précise Thomas Ayache. L’architecture ouverte est également particulièrement bien adaptée aux marchés émergents, car elle nous permet de profiter de l’enrichissement régulier de l’univers de fonds et de la rotation naturelle des expertises, notamment sur les fonds “pays”.» Les encours de R Opal Emergents ont sensiblement progressé depuis 2009 pour atteindre quelque 75 millions d’euros fin mars. A cette date, le fonds affichait sur un an une progression de 7,15 % avec une volatilité de 14,14 %, contre une hausse de 2,16 % pour son indice de référence et une volatilité de 15,53 %.

Le processus d’investissement du fonds

Le processus de gestion de R Opal Emergents combine approches «top-down» et «bottom-up». L’approche «top-down» consiste en une analyse des fondamentaux économiques mondiaux permettant la mise en place d’une allocation par classes d’actifs, zones géographiques ainsi que par pays et thématiques. L’approche «bottom- up» consiste à la sélection d’OPCVM grâce à une analyse quantitative sur la base de 80 critères afin d’identifier les OPCVM les plus performants et d’analyser les indicateurs de risques, puis qualitative pour notamment évaluer la pérennité de la société de gestion, l’expérience des équipes de gestion ou encore leur communication.

La construction du portefeuille de R Opal Emergents, autour d’une dizaine de lignes, se distingue par la mise en oeuvre de convictions fortes, avec néanmoins une diversification du risque sur plusieurs fonds par conviction. Le gérant peut avoir recours à des titres intégrant des dérivés et à des instruments financiers à terme, aussi bien à titre de couverture que d’exposition au marché actions. Le gérant peut également piloter l’exposition devise du portefeuille au moyen de couvertures de change.

La société de gestion

Filiale de gestion en architecture ouverte de Rothschild & Cie Gestion, Rothschild HDF Investment Solutions (IS) est issue d’une fusion entre les activités de multigestion traditionnelle et alternative de Rothschild & Cie Gestion et de HDF Finance, pionnier français de la multigestion alternative. Les deux sociétés ont plus de vingt ans de track record régulièrement primé et une expertise reconnue bâtie au fi l des années. Rothschild HDF IS offre une gamme complète de solutions d’investissement innovantes en architecture ouverte qui traversent les frontières traditionnelles entre les classes d’actifs. Avec plus de 60 collaborateurs, dont 27 professionnels d’investissement basés à Paris, Londres et New York, Rothschild HDF IS gérait 4,9 milliards d’euros sous gestion fi n 2012.

Les convictions du gérant, Thomas Ayache

Thomas Ayache, gérant R Opal Emergents

R Opal Emergents est géré par Thomas Ayache (treize années d’expérience). Il collabore avec Mathieu Six (six années d’expérience), qui est analyste en particulier sur les actions émergentes. Diplômé de l’Ecole supérieure des affaires de l’université Paris XII et d’un DESS en ingénierie financière, Thomas Ayache commence sa carrière à la banque de gestion privée Indosuez en 1999. Responsable du contrôle des risques de marché de la société de gestion, il devient gérant/ analyste au sein du pôle de multigestion en 2002. Il intègre le groupe Rothschild en 2005 pour y gérer différents fonds ouverts, R Opal Equilibre et R Opal Emergents, ainsi que plusieurs mandats institutionnels.

Quel type de fonds recherchez-vous dans le large univers des fonds émergents ?

Thomas Ayache : La place accordée à l’allocation d’actifs dans notre stratégie nous conduit à ne pas sélectionner de fonds globaux, mais des spécialistes géographiques ou thématiques.. Nous recherchons des gérants qui ont des processus de gestion clairs et qui sont capables de dégager de la performance dans la durée. Nous sommes également très attentifs à la valorisation et à la taille des fonds. Certains OPCVM positionnés sur des thématiques et/ ou des zones qui ont suscité l’engouement des investisseurs ces derniers mois ont atteint des niveaux élevés de valorisation, mais également des encours sous gestion tels que cela ne sera pas sans poser de problèmes d’arbitrages, voire de dégagement pour leur gestionnaire en cas de violente correction.

Nous pouvons, par ailleurs, nous positionner sur des trackers dans une optique tactique ou lors de confi gurations de marché spécifiques ne nous permettant pas de trouver des gérants à même de générer de l’alpha. C’est particulièrement significatif pour la Corée du Sud en raison du poids de Samsung dans les indices boursiers nationaux. Cela a également été le cas en 2011 en Russie, où 70 % des encours boursiers étaient investis sur des ETF.

Pourquoi avoir créé un portail d’information sur les émergents ?

T.A. : Nous souhaitions avoir pour l’ensemble des pays émergents des sources d’information que nous maîtrisions totalement, qui soient stables et comparables entre elles et ce afin d’optimiser notre analyse macroéconomique mondiale et l’allocation d’actifs. Nous avons donc constitué une base de données avec les indicateurs du FMI et de l’OCDE, notamment. Cette base de données s’étend désormais aux marchés dits «frontières».

La valorisation des pays émergents est-elle attractive ?

T.A. : Leur valorisation reste en moyenne sensiblement inférieure à ce qui a pu prévaloir dans le passé, tant en termes de PE que de «price to book», et donc attractive au regard de la qualité de leurs fondamentaux, notamment comparés à ceux des pays développés. Néanmoins, d’importantes distorsions de valorisation sont récemment apparues entre secteurs, ce qui rend d’autant plus pertinent l’allocation d’actifs sur cet univers.

Quels pays privilégiez-vous ?

T.A. : Nous avons depuis quelque temps une surpondération sur la Russie, que nous maintenons en raison de la faible valorisation de ce marché au regard de la situation économique du pays, avec notamment une solidité financière et une consommation domestique dynamique. Nous avons également accru la pondération sur la Chine depuis fin 2012 et celle sur le Brésil. Ce dernier suscite encore beaucoup de défiance de la part des investisseurs en raison notamment de la volatilité de la devise et des craintes inflationnistes. Mais l’économie brésilienne reste soutenue par une consommation dynamique et un taux de chômage au plus bas. Sans compter que les investissements en infrastructure devraient s’accélérer en vue de la Coupe du monde de football de 2014 et des JO de Rio en 2016.

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