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Fonds diversifié

R Opal L/S Global

Funds - 30 juin 2014 - Pierre Gelis et Carole Leclercq

R Opal L/S Global est un OPCVM de fonds alternatifs, spécialisé dans les stratégies long/short actions, investissant dans les marchés globaux. Géré en architecture ouverte, son portefeuille est largement diversifié en termes de stratégies sous-jacentes, de zones géographiques et d’équipes de gestion. Son objectif est de procurer des rendements comparables à ceux des marchés actions sur le long terme, avec une volatilité réduite de moi­tié dans les phases de baisse. Il constitue ainsi un support idéal de diversification aux actifs traditionnels actions.

Pourquoi investir dans ce fonds ?

La stratégie mise en œuvre repose sur deux moteurs de performance : la définition du bêta d’une part, c’est-à-dire du niveau d’exposition au marché, et le «fund picking» d’autre part, c’est-à-dire la capacité à sélectionner, en architecture ouverte, des gérants performants en fonction du scénario économique défini par l’équipe de gestion. «Choisir d’être exposé ou non aux évolutions directionnelles du marché est l’une des clés du succès d’un fonds spécialisé sur les stratégies long/short», explique Christophe Jaubert, le gérant du fonds. Pour définir la stratégie, le gérant peut s’appuyer sur une équipe expérimentée de 26 analystes et gérants, spécialisés par classes d’actifs et zones géographiques.

«La réunion, au sein d’une même équipe, de spécialistes de la gestion alternative et des classes d’actifs traditionnelles est une des particularités de Rothschild HDF Investment Solutions qui font son originalité et qui lui confèrent un avantage concurrentiel indéniable», précise Christophe Jaubert. Les encours du fonds R Opal L/S Global atteignent au 31 mai 2014 plus de 180 millions d’euros. A cette date et depuis le 1er janvier 1996, le fonds a rempli son objectif, avec une performance moyenne annualisée de 7 % contre une progression de 5,9 % pour l’indice MSCI World. Durant la même période, sa volatilité s’est établie à 6,6 %, à comparer à une volatilité de 14,8 % pour l’indice MSCI World.

Le processus de gestion

Le processus d’investissement de R Opal L/S Global combine les approches «top-down» et «bottom-up». L’approche «top-down» permet de déterminer les stratégies que les gestionnaires souhaitent privilégier en fonction de l’analyse macroéconomique effectuée au préalable. Pour ce faire, les gestionnaires bénéficient de l’ensemble des ressources internes du groupe, mais peuvent également s’appuyer sur les prévisions des gestionnaires sélectionnés. L’approche «bottom-up» est utilisée afin d’identifier les gestionnaires créateurs d’alpha au sein des stratégies retenues. L’allocation entre les fonds sous-jacents est déterminée par le niveau de risque qui leur est attribué et par le degré de conviction des gestionnaires. La composition du portefeuille est diversifiée, en termes de marchés, de méthodologies de gestion et de gérants.

L’exposition du fonds aux stratégies alternatives s’effectue princi­palement au travers de stratégies long/short actions (visant à gérer simultanément des positions acheteuses sur titres à potentiel de hausse et vendeuses sur titres à potentiel de baisse avec la possibilité de faire varier l’exposition nette au marché selon le scénario économique) ou «arbitrage/relative value » (visant à exploiter des anomalies dans la formation des prix au sein de différentes catégories d’actifs). Au sein même de la stratégie long/short actions, majoritaire dans le portefeuille, une adaptation aux évolutions des marchés s’obtient à travers un arbitrage de ses sous-stratégies (long/short actions flexible, faible bêta, market neutral, directionnel). Tout au long du processus d’investissement, un suivi permanent des sociétés de gestion et des fonds sous-jacents est mis en œuvre afin notamment de s’assurer de la qualité des structures de gestion et de la liquidité. De plus, un suivi porte également sur les risques et les performances, ainsi que la cohérence des performances des fonds sous-jacents, au regard des stratégies employées.

La société de gestion

Filiale de gestion en architecture ouverte de Rothschild & Cie Gestion, Rothschild HDF Investment Solutions est issue d’une fusion entre les activités de multi-gestion traditionnelle et alternative de Rothschild & Cie Gestion et de HDF Finance, pionnier français de la multi-gestion alternative. Les deux sociétés ont plus de vingt ans d’historique de performances régulièrement primées et une expertise reconnue bâtie au fil des années. Rothschild HDF Investment Solutions offre une gamme complète de solutions d’investissement innovantes en architecture ouverte qui traversent les frontières traditionnelles entre les classes d’actifs. Avec près de 50 collaborateurs, dont 26 professionnels d’investissement basés à Paris, Londres et New York, Rothschild HDF Investment Solutions gère et conseille environ 5 milliards d’euros.

Questions à Constantin Augier

Christophe Jaubert, directeur général délégué de Rothschild HDF Investment Solutions
Christophe Jaubert
Constantin Augier est membre de l’équipe de gestion long/short.
Constantin Augier

L’équipe de gestion
R Opal L/S Global est géré par Christophe Jaubert (photo gauche), directeur général délégué de Rothschild HDF Investment Solutions et coresponsable de la gestion en architecture ouverte. Titulaire d’un DEA de finance de l’université Paris IX-Dauphine et d’une maîtrise d’économétrie de l’université de Paris I-La Sorbonne, il a rejoint HDF Finance en 1994. Depuis dix-neuf ans, il a activement contribué à la mise en place du processus d’investissement et à son adaptation aux évolutions des marchés et de l’environnement de l’industrie. Aujourd’hui, Christophe Jaubert est codirecteur de la gestion de Rothschild HDF Investment Solutions et supervise notamment la gestion des solutions d’investissement en gestion alternative. Constantin Augier (photo droite) est membre de l’équipe de gestion long/short. Elle est composée d’analystes-gérants aux profils complémentaires qui peuvent s’appuyer sur deux analystes spécialisés dans les due diligences opérationnelles et deux assistants de gestion.

Les marchés d’actions recèlent-ils encore un potentiel de hausse ?
Les valorisations des actions sont revenues sur leurs moyennes historiques, ce qui confère un potentiel de hausse un peu plus modéré. Néanmoins, la classe d’actifs devrait rester bien orientée dans la perspective d’une amélioration des résultats des entreprises au fur et à mesure que la reprise économique s’installe sur le Vieux Continent et qu’elle se confirme outre-Atlantique. Le potentiel boursier est toutefois aujourd’hui plus élevé en Europe qu’aux Etats-Unis, où les marchés viennent d’enregistrer cinq années de hausse et de battre de nouveaux records. En Asie, les perspectives des actions restent dictées par la situation économique chinoise. Les réformes annoncées fin 2013 devraient favoriser une croissance de meilleure qualité, davantage tournée vers les besoins domestiques, et ainsi permettre une revalorisation des marchés asiatiques à moyen terme.

Quels sont les atouts des stratégies L/S actions dans le contexte actuel ?
Nous assistons depuis quelques mois à un retour des fondamentaux, favorable à la génération d’alpha et donc à ces stratégies. Les gérants «stock-pickers» ayant une stratégie à moyen/long terme devraient profiter de cet environnement. La reprise du cycle des fusions-acquisitions est également propice aux stratégies event driven qu’affectionnent les gérants long/short actions. Il convient néanmoins de rester très flexible en raison d’incertitudes persistantes sur le rythme de la reprise économique. Les stratégies mixtant fondamentaux et macroéconomie s’avèrent alors très complémentaires de par la réactivité qu’elles apportent sur les expositions sectorielles en fonction de la perception du cycle, notamment aux Etats-Unis.

Et d’un point de vue plus structurel ?
Ces stratégies visent à réaliser des performances comparables à celles des marchés actions, mais avec une volatilité moindre sur un cycle. Leur flexibilité, aussi bien sur les parties longues que courtes, permet aussi de générer de l’alpha quelle que soit l’orientation des marchés. Elles sont par ailleurs «simples», positionnées sur des sous-jacents liquides, et avec un moindre risque de contrepartie.

Qu’apporte l’architecture ouverte ?
L’architecture ouverte donne accès à un univers de gérants très vaste et régulièrement enrichi depuis la fin de la crise avec la création de nouvelles structures par d’anciens gérants de hedge funds expérimentés et reconnus. Une telle offre permet de construire des portefeuilles diversifiés en termes de stratégies (fonds directionnels, flexibles, neutres au marché), de zones géographiques, de tailles de capitalisation, etc. La tendance à la baisse des frais de gestion sur ces stratégies améliore également la profondeur de l’univers. L’architecture ouverte apporte également une expertise dans la sélection de stratégies de niche et/ou souvent difficilement accessibles en direct.

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