Asset Management

Fonds diversifié

Russell Investments Multi-Asset Growth Strategy

Funds Magazine - 4 janvier 2021 - Marianne di Meo

Pourquoi investir dans ce fonds ?

Proposer une solution d’investissement véritablement diversifiée : tel est le leitmotiv de la stratégie Russell Investments Multi-Asset Growth (MAGS). Diversification à la fois en termes de classes d’actifs (actions, obligations, actifs réels, etc.), de zones géographiques – puisque la stratégie a une approche globale –, de styles de gestion et d’instruments utilisés, pourvu qu’ils soient listés. La diversification est également apportée par le fonctionnement en architecture ouverte, qui permet de sélectionner et d’assembler les meilleurs experts sur les différents segments de marché. La création de valeur repose donc à la fois sur la capacité des analystes internes de Russell Investments à identifier et à sélectionner les gérants externes, sur le savoir-faire de ces gérants et sur le travail d’allocation réalisé par l’équipe de gestion afin d’assembler de manière optimale les différents moteurs de performance. «Cette approche nous permet au final de construire un portefeuille robuste, capable de faire face aux aléas de marché», résume Alexandre Attal, gérant de portefeuilles chez Russell Investments France.

Compte tenu de son objectif de performance – inflation + 4 %, avec une volatilité correspondant aux deux tiers de celle des marchés d’actions –, Russell Investments MAGS fait figure de fonds patrimonial de fond de portefeuille.

Le processus de gestion

Le processus de gestion comprend trois étapes. La première consiste à définir l’allocation d’actifs stratégique du portefeuille en fonction des anticipations à moyen terme sur l’ensemble des classes d’actifs. Cette allocation cible, qui est réalisée avec un degré très élevé de granularité en ce qui concerne les différentes classes d’actifs, doit permettre d’atteindre l’objectif de performance d’inflation + 4 %.

Vient dans un deuxième temps la phase de construction du portefeuille, qui consiste à identifier, pour chaque classe d’actifs, la stratégie ou le gérant adapté(e). Pour ce faire, l’équipe de gestion puise dans la «buy list» composée d’environ 400 stratégies, élaborée par les 35 analystes internes de Russell Investments dédiés à la sélection de gérants. Cette sélection s’opère sur la base de critères quantitatifs (données de performance) et qualitatifs (analyse du processus de gestion). Cette approche en architecture ouverte permet aux investisseurs d’accéder à un très large panel d’expertises de gestion, certaines n’étant habituellement pas accessibles en France. En plus de grands noms de la gestion, comme Invesco, la «buy list» comprend en effet des acteurs de niche, comme Nissay (actions japonaises) ou Nuveen (infrastructures listées). A noter : Russell Investments MAGS s’appuie sur l’infrastructure opérationnelle dite de «fonds de mandats», propre à Russell Investments, pour assembler les différents gérants externes, permettant ainsi de réduire les frais de gestion. «Si nous sommes convaincus de la valeur ajoutée de la gestion active de conviction, qui représente l’essentiel du portefeuille, nous ne nous interdisons pas d’utiliser d’autres instruments de marché (futures, stratégies optionnelles, ETF) dans une optique tactique et de diversification», précise Alexandre Attal.

Troisième et dernière étape : la gestion du portefeuille à proprement parler. Il s’agit d’adapter l’allocation stratégique de moyen terme préalablement définie pour tenir compte des conditions de marché. L’ajustement tactique du poids des différentes classes d’actifs s’appuie sur trois éléments : le cycle de marché, les niveaux de valorisation et le sentiment de marché. 

Bien qu’il s’agisse d’un fonds de multi-gestion avec une approche globale et très large en matière d’actifs, le contrôle des risques est très rigoureux et est notamment assuré par des outils permettant de connaître l’exposition précise du portefeuille par transparence.

La société de gestion

Avec 254 milliards d’euros d’encours sous gestion (au 30 septembre 2020), Russell Investments est l’un des leaders mondiaux dans la mise en place de solutions et de services d’investissement. La société de gestion se distingue par son modèle et sa plateforme mondiale en architecture ouverte, qui permettent de répondre aux attentes des clients en matière de recherche de performance, de maîtrise des risques et de réduction des coûts. Ceux-ci peuvent ainsi s’appuyer sur les infrastructures et les compétences de Russell Investments en fonction de leurs besoins : la recherche sur les marchés et l’allocation d’actifs, la recherche sur les gérants, les capacités de gestion et de construction de portefeuilles multi-stratégies et les capacités d’implémentation.

Présent en France depuis 1994, Russell Investments France dispose du statut de société de gestion française agréée à l’AMF depuis 2012. 

Les convictions de l’équipe de gestion

Le gérant

Alexandre Attal a rejoint Russell Investments France en 2012, en tant qu’analyste et gérant de portefeuilles, au sein de l’équipe multi-actifs. Il intervient dans la gestion et le suivi des portefeuilles multi-actifs et overlay pour le compte des clients du bureau parisien de Russell Investments. Alexandre Attal a auparavant passé six ans chez Barclays Wealth Managers France, en tant que gérant de portefeuilles au sein de l’équipe de multi-gestion. Alexandre Attal est CFA (chartered financial analyst) et diplômé d’un master finance de l’ISC Paris.

La stratégie doit permettre de participer aux phases de hausse tout en faisant preuve de résilience dans les phases de baisse, afin de générer une performance solide sur le long terme. Y est-elle parvenue ? 

Depuis son lancement, en 2009, la stratégie a dû faire face à deux crises financières majeures : la crise des dettes souveraines européennes entre 2010 et 2013, et la crise liée à la pandémie de Covid-19. Malgré cela, elle a bien atteint son objectif de performance cible, grâce à une allocation d’actifs souple et dynamique qui permet d’ajuster l’exposition aux actions – dans une fourchette comprise entre 30 et 70 % – en fonction des anticipations et du contexte de marché. Sur la période, la performance annualisée (nette de frais de gestion, arrêtée à fin novembre) est ainsi d’un peu plus de 5 %.

L’exposition aux actions peut donc varier dans une fourchette comprise entre 30 et 70 %. Quel est son niveau actuel ?

Les actions représentent 41 % du portefeuille, ce qui correspond à une position constructive sur la classe d’actifs. A court terme, nous sommes prudents après le fort rebond enregistré en novembre, mais nous sommes confiants sur la capacité de reprise des marchés d’actions à moyen terme. Les politiques des banques centrales vont rester accommodantes, et le sentiment de marché est plus positif grâce à la levée des incertitudes sur l’issue des élections présidentielles américaines et aux annonces sur la disponibilité du vaccin contre le Covid-19. Nous nous exposons également sur cette classe d’actifs de manière opportuniste, notamment au travers d’une diversification sur les petites et moyennes capitalisations et sur les marchés émergents.

Et en ce qui concerne les taux ?

La poche taux pèse actuellement 45 %, avec un biais sur le crédit. Certes, les valorisations de ce segment du marché obligataire sont un peu élevées, mais le rôle actif des banques centrales est un élément de soutien de premier plan qui permet de stabiliser ce marché, et les niveaux de défauts restent bas. Cet environnement favorable permet donc d’aller chercher du rendement additionnel en se positionnant sur les obligations investment grade et high yield.

En plus des actions et des obligations, nous sommes également positionnés sur les obligations convertibles, qui apportent de la convexité au portefeuille, ainsi que sur des actifs réels qui apportent de la diversification et de la décorrélation, et notamment les infrastructures cotées en Bourse et l’or.

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