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Performance absolue

Schroder ISF Emerging Markets Debt Absolute Return

Funds - Mars 2015 - Carole Leclercq

Le fonds Schroder ISF Emerging Markets Debt Absolute Return investit dans tous les compartiments de la dette émergente – devises, dette en monnaie locale, dette en devise externe – au sein d’une quarantaine de pays, sur la base d’une stratégie de performance absolue conçue pour diversifier le risque et limiter les baisses tout en dopant la performance.


Pourquoi investir dans ce fonds ?

Le fonds Schroder ISF Emerging Markets Debt Absolute Return investit dans tous les compartiments de la dette émergente – devises, dette en monnaie locale, dette en devise externe – au sein d’une quarantaine de pays, sur la base d’une stratégie de performance absolue conçue pour diversifier le risque et limiter les baisses tout en dopant la performance. «Le fonds doit remplir deux objectifs selon les conditions de marché», précise Abdallah Guezour, responsable dette émergente chez Schroders et gérant du fonds : «Éviter d’afficher une performance négative sur douze mois glissants afin de viser la préservation du capital tout en optimisant la performance durant les phases haussières.»

Cette stratégie de «performance absolue», déployée depuis le lancement du fonds en 1997, repose sur une conviction forte : «La dette émergente est une classe d’actifs qui alterne structurellement des phases excessives d’euphorie et de pessimisme, explique Abdallah Guezour. Il faut donc pouvoir capter les rendements attractifs dans les phases porteuses, mais aussi réduire sensiblement le risque, en privilégiant autant que nécessaire les liquidités, quand l’environnement se dégrade. In fine, associée à un strict contrôle du risque, la combinaison des deux objectifs du fonds permet d’optimiser le couple rendement/risque.» 

L’approche d’investissement «long only» est fondée sur une recherche «pays» approfondie visant à détecter ces phases de cycle ainsi que les inefficiences, souvent générées par effet de contagion, au sein d’un univers très hétérogène géographiquement et en termes de segment. «Les devises, la dette locale et la dette en devise externe génèrent souvent des opportunités de rendements différentes, mais aussi décorrélées entre elles, souligne Abdallah Guezour. Pouvoir investir dans l’ensemble de la dette émergente est donc un atout pour saisir ces nombreuses sources de diversification.» 

Cette gestion active et de convictions permet au fonds d’afficher, à fin janvier, une performance annuelle moyenne de 8,17 %1 depuis 1998, année de prise de fonction de l’équipe de gestion actuelle. «Les investisseurs sollicitent ce fonds soit pour son profil de “rendement absolu”, soit pour diversifier leur allocation en dette émergente», conclut Abdallah Guezour.

1- Schroders, au 31 janvier 2015. Performance de la part de capitalisation C en USD (part institutionnelle) nette des frais de gestion.


Le processus de gestion

Le processus de gestion repose sur l’analyse fondamentale approfondie à la fois globale de la dette émergente et spécifique, par pays, en raison de l’hétérogénéité de la classe d’actifs. Cette analyse est réalisée par les trois gérants de l’équipe «dette émergente», chacun spécialisé dans une zone géographique, sur la base notamment de visites régulières dans les pays de l’univers. «Il est primordial de rencontrer les décideurs économiques, politiques et financiers locaux afin d’analyser les fondamentaux des pays et les risques potentiels, explique Abdallah Guezour. Cela nous permet également d’évaluer si les politiques mises en place sont adaptées.» Cette analyse qualitative, pilier de la stratégie, est complétée par trois autres grilles d’analyse : quantitative, technique et “de sentiment” . «Ces analyses complémentaires permettent de conforter ou, au contraire, d’atténuer nos convictions fondamentales, précise Abdallah Guezour. L’analyse quantitative permet de détecter des indicateurs avancés de crise et l’analyse technique d’affiner nos vues sur les phases du cycle de marché. Celle “de sentiment” nous aide à apprécier les excès, à la hausse et à la baisse, sur la classe d’actifs.»

Pour construire le portefeuille, l’équipe ne retient que les segments pouvant générer, à la lumière de cette analyse fondamentale, un rendement annuel d’au moins 8 %. Pour assurer la préservation du capital, le processus repose sur un strict contrôle des risques avec différentes règles de diversification et de limitation des pertes (utilisation du «stop loss»).

La société de gestion

Schroders est un groupe international de gestion d’actifs qui gère 354,4 milliards d’euros (au 30 septembre 2014) et offre à ses clients une gamme complète de produits et services, sur l’ensemble des classes d’actifs et des zones géographiques. Schroders dispose de l’un des réseaux les plus développés parmi les acteurs de la gestion d’actifs, avec 37 bureaux dans 27 pays à travers l’Europe, l’Amérique, l’Asie et le Moyen-Orient. Le bureau de Schroders en France a été ouvert en 2001. Forte de 12 collaborateurs, l’équipe de Schroders en France propose des solutions d’investissement à l’ensemble des clientèles françaises institutionnelles, entreprises, banques fédératives et mutualistes, banques privées, fonds de fonds et plateformes. 

L’équipe de gestion

Le fonds Schroder ISF Emerging Markets Debt Absolute Return est géré, depuis son lancement fin 1998, avec le même processus d’investissement et une équipe de gestion très stable. Abdallah Guezour (19 années d’expérience), responsable dette émergente et spécialiste de l’Asie, gérant principal du fonds, s’appuie sur les deux autres gérants de l’équipe, Guillermo Besaccia (22 années d’expérience), spécialiste de l’Amérique, et Nick Brown (19 années d’expérience), spécialiste de la zone EMEA. Ils collaborent également avec deux analystes quantitatifs et un analyste technique. Le fonds est géré au sein de l’équipe «dette émergente, devises et matières premières» de Schroders. Dirigée par Geoff Blanning, cette équipe gérait 6,7 milliards d’euros d’encours à fin septembre 2014.

Les convictions du gérant, Abdallah Guezour

Abdallah Guezour, gérant
Abdallah Guezour

Quelles règles appliquez-vous pour contrôler le risque du portefeuille ?

La première de ces règles, qui reposent toutes sur le bon sens, est de construire un portefeuille très diversifié tant géographiquement que par segment au sein de la classe d’actifs. Nous avons par ailleurs pour règle de ne jamais moyenner une position à la baisse. Nous construisons toujours initialement une position inférieure à 2 % de l’actif, même en cas de forte conviction fondamentale. Si la position se comporte conformément à nos attentes, nous renforçons progressivement la ligne, dans la limite autorisée au regard du profil de risque du pays. A l’inverse, nous ne la renforçons pas, voire nous la cédons, et ce afin de respecter notre objectif de préservation du capital. Nous appliquons par ailleurs, dans les phases de marché difficiles, le principe de «stop loss». Ainsi, dans le cas d’un drawdown de plus de 2 %, nous réduisons de 20 % les positions du fonds que nous allouons en liquidités. Puis, pour chaque baisse de 1 % supplémentaire, nous diminuons de 10 % supplémentaires l’ensemble des positions. Ce mécanisme a été déclenché lors de la crise en 2008, ce qui a permis au fonds de terminer l’année quasi stable. Il a également été déclenché – dans une moindre mesure car le fonds avait déjà un profil défensif – à l’été 2013, lors de la forte aversion au risque sur la classe d’actifs.

 

Quelles sont vos perspectives sur la dette émergente ?

La classe d’actifs est actuellement confrontée à une conjonction de facteurs incitant à la prudence. Les valorisations sont peu attractives, en raison de taux maintenus artificiellement bas partout dans le monde par les grandes banques centrales. Ce à quoi s’ajoute la dépréciation des devises émergentes face au dollar, qui incite les investisseurs étrangers à rapatrier leurs capitaux. Enfin, les perspectives macroéconomiques restent incertaines. Le risque d’une crise du crédit à moyen terme en Chine, en raison des déséquilibres très importants du système bancaire domestique et du ralentissement structurel de la croissance, fait peser une épée de Damoclès sur la reprise économique mondiale. Pour autant, il existe des poches de rendement dans des pays émergents qui ont déjà engagé les réformes structurelles nécessaires et adopté des politiques conjoncturelles pour améliorer leur compétitivité.

 

Quelles sont ces poches de valorisation ?

Les élections de 2014 ont abouti à l’arrivée au pouvoir de dirigeants réformistes, notamment en Indonésie et en Inde, à même de rassurer les investisseurs. Les nouveaux leaders de ces deux géants asiatiques ont d’ailleurs très rapidement mis en place des réformes importantes, comme sur le système des subventions en Inde et en Indonésie. De même au Brésil, la réélection de la présidente sortante, dont le premier mandat avait pourtant été jugé décevant, pourrait conduire à quelques réformes fiscales qui sont de toute façon nécessaires. Sans compter que le resserrement drastique de la politique monétaire brésilienne, conjugué à la baisse du prix des matières premières, devrait permettre de faire reculer l’inflation au cours de l’année 2015.

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