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SCOR Euro High Yield

Option Finance - 18 avril 2017

Le fonds SCOR Euro High Yield investit majoritairement dans la dette obligataire émise par des sociétés notées BB, B ou CCC. Le fonds est exclusivement exposé aux titres libellés en euro.

Créé en 2010, ce fonds a retenu les enseignements de la crise financière, et se démarque par une gestion prudente et un processus d’investissement cadré, sans usage de dérivés de crédit, ni d’investissement en titres émis par des sociétés financières.

Le processus d’investissement s’appuie sur des analyses fondamentales approfondies en vue de sélectionner les émetteurs offrant un rendement élevé et une capacité de désendettement rapide. Les modèles d’analyse reposent sur des hypothèses de croissance de revenus, de marges et de capex permettant de projeter les cash-flows sur les deux prochaines années. En outre, un scénario de stress est appliqué au modèle pour tester la solidité de la structure de capital des émetteurs. Ainsi, l’accent est principalement mis sur les émetteurs de la catégorie simple B dont les leviers élevés au moment de la transaction offrent des perspectives d’amélioration. Par ailleurs, l’équipe opère une gestion dynamique de la sensibilité crédit du fonds en fonction de la valorisation globale du marché au regard des taux de défaut anticipés. La proportion de liquidités et la sur/sous-exposition par type de notation sont utilisées pour moduler le bêta du fonds.

Le fonds a connu une belle année en 2016 avec une performance de 9,14 %. Il est noté 4 étoiles par Morningstar. Avec un ratio de Sharpe de plus de 3 sur un an, il a démontré toute sa capacité à délivrer de la performance tout en lissant le risque associé.

Questions à… Alexandre Stoessel, head of credit and leveraged finance, SCOR Investments Partners

Alexandre Stoessel, head of credit and leveraged finance, SCOR Investments Partners
SCOR Investments Partners

Quel est le positionnement actuel du fonds ?
Notre scénario central est qu’il ne devrait pas y avoir de hausse des taux de défaut à court terme compte tenu des efforts entrepris depuis plusieurs années par les émetteurs pour préserver leurs cash-flows. Cependant, les niveaux de spread très serrés que nous observons actuellement sur les émissions de maturité inférieure à cinq ans montrent que les valorisations intègrent un scénario très optimiste. Pour cette raison, nous avons allégé notre exposition aux maturités inférieures à cinq ans et privilégié les opportunités de rendement sur des parties plus longues (secteur cinq-sept ans) dans un contexte de courbe très pentue. A moyen terme, un tel positionnement présentera également l’avantage de bénéficier d’un mouvement d’aplatissement de la courbe des spreads si les taux de défaut venaient à remonter.

De quelle manière les dernières annonces de politique monétaire de la BCE impactent-elles le marché high yield ?
La mise en place du CSPP par la BCE a réduit la dispersion des spreads. L’écart de spread moyen entre le high yield et l’investment grade est passé de 350 pb à moins de 200 pb en un an. Cette faible différence réduit l’espérance de gain des ratings les plus bas et induit un risque futur de décompression en cas de tapering de la part de la BCE. Cependant, ce risque reste compensé par la situation de fort déséquilibre entre l’offre et la demande qui favorise actuellement le marché high yield européen. Les émetteurs high yield se tournent vers d’autres sources de refinancement, en particulier le marché des prêts syndiqués, ce qui provoque une diminution du gisement d’obligations high yield depuis deux ans environ. De l’autre côté, la demande reste très soutenue dans un contexte de taux d’intérêt et de taux de défaut bas.

Pourquoi privilégiez-vous les valeurs peu cycliques ?

Nous privilégions avant tout la récurrence des rendements et la visibilité dans la projection des cash-flows. Il peut nous arriver de sélectionner des sociétés avec un levier relativement élevé, par exemple dans le secteur de la santé, si nous disposons d’une bonne visibilité sur la projection des revenus et sur la trajectoire de désendettement. A l’inverse, on constate une hausse des niveaux de levier dans de nouvelles transactions sur des secteurs cycliques, tels que la chimie ou l’automobile, alors que nous sommes en haut de cycle. En cas de retournement macroéconomique, le levier pourrait augmenter à des niveaux insoutenables pour ce type d’émetteurs.

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