Sélection de fonds

Fonds de multigestion

Sonic Grande Europe

Funds - 30 juin 2014 - Carole Leclercq

Géré par VEGA Investment Managers, Sonic Grande Europe est un fonds de multigestion actions constitué d’OPCVM éligibles au PEA et principalement investi dans les marchés d’actions européens. Ce FCP, qui donne accès à une sélection d’experts dans cette zone, vise une performance supérieure à celle de l’indice MSCI Europe (dividendes nets réinvestis) sur la durée de placement recommandée (de sept à huit ans).

Pourquoi investir dans ce fonds ?

Pour réaliser cet objectif de performance, la stratégie de Sonic Grande Europe s’appuie sur une gestion active de conviction et opportuniste basée sur deux moteurs de performance : la sélection des gérants et une double approche stratégique et tactique dans l’allocation d’actifs. L’exposition aux actions du FCP peut varier de 75 % à 120 % mais, en pratique, il est le plus souvent totalement investi, «et ce, afin de tirer parti des multitudes d’opportunités au sein d’un univers très riche», précise Mohamadou Hayatou, gérant du fonds. Sonic Grande Europe se caractérise également par une grande flexibilité des styles de gestion, des expositions aux différents marchés locaux, des thématiques et des tailles de capitalisation. «Cela nous permet d’être très réactifs face aux évolutions du marché», précise le gérant.

La stratégie de Sonic Grande Europe s’appuie sur l’expertise historique de VEGA IM en sélection de gérants en architecture ouverte. «La recherche et la constitution d’un vivier de gérants, riches d’expertises complémentaires et adaptées aux différents contextes de marchés, constitue le cœur de métier de VEGA IM», souligne Mohamadou Hayatou. Fort d’un processus de gestion piloté par une équipe de gestion stable et animée par la recherche de génération d’alpha, Sonic Grande Europe affiche un couple rendement/risque attrayant. A fin mai, le fonds progressait sur cinq ans, en rythme annualisé, de 12,52 %, et présentait une volatilité annuelle moyenne de 12,41 %. Ses encours progressent régulièrement. Ils s’élevaient fin mai à 187,73 millions d’euros, contre 150 millions fin 2013.

Le processus de gestion

La première étape du processus de gestion de Sonic Grande Europe est la sélection de fonds sur la base d’une analyse quantitative et qualitative. Partant d’un univers d’environ 1 000 supports positionnés sur les actions européennes, cette double analyse permet d’établir une short list composée d’une cinquantaine de fonds. «Cette liste évolue de manière dynamique en fonction des opportunités», précise le gérant. L’équipe de gestion définit ensuite l’allocation d’actifs selon une double approche stratégique et tactique. L’allocation stratégique à moyen-long terme découle directement de la définition du scénario économique et de la stratégie d’investissement globale du comité d’orientation stratégique de VEGA IM. L’allocation tactique repose sur l’analyse des opportunités et des inefficiences de marchés. L’équipe de gestion s’appuie sur l’observation des dynamiques économiques entre les différentes zones au sein de l’Europe et l’analyse des niveaux de valorisations de ces marchés, sur la capacité des gérants sélectionnés à générer de l’alpha selon le scénario économique et financier retenu, ainsi que sur la diversité des prismes propres à chacun des gérants sélectionnés.

Le portefeuille sera au final composé d’une dizaine de lignes pour mettre en œuvre cette double allocation. Les plus fortes convictions du gérant peuvent représenter jusqu’à 15 % de l’actif. En moyenne, la pondération par ligne est d’environ 10 %. Les quelques fonds de «diversification» ou faisant leur entrée en portefeuille auront une pondération maximale de 5 %. «Le turnover du portefeuille est assez faible, mais la pondération de chaque fonds peut varier en fonction de nos convictions et des configurations de marché», précise Mohamadou Hayatou.

La société de gestion

Née du rapprochement de Natixis Multimanager et de 1818 Gestion le 1er janvier 2013, VEGA Investment Managers est spécialiste des solutions de gestion sur mesure à destination des investisseurs privés. Elle est le pôle d’expertise de Natixis pour la multigestion et la sélection des fonds en architecture ouverte quel que soit le type de clientèle. Avec 5,4 milliards d’euros sous gestion fin 2013, VEGA IM décline ses expertises au sein de trois métiers : la gestion collective, avec notamment une expertise historique sur la multigestion ; la gestion sous mandat à destination de la clientèle haut de gamme ou patrimoniale ; le conseil et la sélection de fonds. Le rapprochement des équipes a conféré à VEGA IM la dimension nécessaire pour suivre l’ensemble des classes d’actifs tout en demeurant une structure à taille humaine qui favorise le partage des expertises et la réactivité.

Questions à... Mohamadou Hayatou, cogérant du fonds

Mohamadou Hayatou, cogérant du fonds
Mohamadou Hayatou

L’équipe de gestion
Sonic Grande Europe est cogéré par Mohamadou Hayatou (photo) et Ayala Cohen. Ils sont tous deux gérants-analystes au sein de l’équipe de multigestion actions de VEGA IM qui gère, sous la direction de Xavier Laurent, quelque 1,8 milliard d’euros à la fois sous forme de fonds ouverts et de mandats. Mohamadou Hayatou a débuté sa carrière en 2006 en tant que gérant-analyste chez Barclays Wealth Managers avant d’intégrer, en 2009, l’équipe de multigestion actions chez Natixis Multimanager. Ayala Cohen a débuté sa carrière en 1998 en tant qu’assistante gérant, avant de devenir analyste gérante chez Generali couvrant plus particulièrement la zone Amérique du Nord et la sélection de fonds. Elle a rejoint l’équipe multigestion chez Natixis Multimanager en tant que gérante analyste spécialisée sur les Etats-Unis en 2007. 

Quels sont les atouts de la multigestion pour investir dans les actions européennes ?
A chaque phase de marché correspond un style de gestion qui surperforme les autres. Qui plus est, aucun gérant n’est le meilleur sur tous les segments de la classe d’actifs ni sur toutes les périodes. La multigestion cherche donc à réunir les meilleurs talents aux meilleurs moments avec un objectif permanent d’optimisation du couple rendement/risque. C’est d’autant plus efficient dans un univers d’investissement aussi riche et dynamique que les actions européennes. Nous avons en effet à notre disposition, pour capter les différentes opportunités de ces marchés, un large panel d’expertises, parfois difficilement accessibles pour un investisseur non professionnel, à la fois en termes de style de gestion que d’exposition pays, sectorielle et de taille de capitalisations.

Comment sélectionner les meilleurs talents quand le choix est si vaste ?
Nous avons, chez VEGA IM, une très grande ouverture d’esprit concernant les profils des fonds à sélectionner, pour peu que leur stratégie soit compréhensible. C’est pourquoi une analyse quantitative des performances et indicateurs de risque d’un fonds est, certes, nécessaire mais pas suffisante. L’analyse qualitative réalisée en parallèle permet de comprendre comment travaille un gérant et de s’assurer, grâce à des échanges réguliers, qu’il met en œuvre le processus avancé. Nous avons à ce titre une exigence de transparence en demandant par exemple le détail des inventaires ainsi que des fichiers dédiés d’exposition sectorielle et géographique. Obtenir ce type d’informations et les analyser de manière approfondie sont des facteurs clés du suivi au plus près de nos sous-jacents et de notre portefeuille. Nous rencontrons régulièrement tous les gérants figurant dans la short list et confrontons en toute objectivité nos points de vue entre membres de l’équipe de multigestion.

Quelles sont aujourd’hui vos convictions concernant les actions européennes ?
Même au cœur de la tempête de 2011, nous n’avons jamais donné une probabilité forte au scénario de rupture de la zone euro chez VEGA IM. La détermination affichée par la BCE pour sauvegarder la monnaie unique et pour accompagner la reprise économique en marche nous a confortés. Nous privilégions donc depuis plusieurs mois des gestions permettant de bénéficier de la reprise des marchés de la zone euro. Nous avons sélectionné des fonds à la fois «croissance» et «value» ayant une approche «sélection de titres» et privilégiant les valeurs cycliques ainsi que les pays périphériques. Dans une optique de diversification, nous estimons que les petites et moyennes valeurs devraient profiter de la reprise des opérations de fusions-acquisitions de part et d’autre de l’Atlantique. Nous sommes également positionnés sur un fonds exposé à la dynamique des économies de l’Europe du Nord.

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