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SPDR Bloomberg Barclays Global Aggregate Bond Ucits ETF

Funds Magazine - Mai 2018

SPDR Bloomberg Barclays Global Aggregate Bond Ucits ETF

Face à la volonté des banques centrales de revenir à une politique monétaire plus orthodoxe maintenant que le risque de déflation est écarté, les taux d’intérêt s’orientent progressivement à la hausse.

Dans ces conditions, la diversification des portefeuilles obligataires devient un enjeu crucial pour les investisseurs. Lancé le 26 janvier dernier, le SPDR Bloomberg Barclays Global Aggregate Bond Ucits ETF répond à cette ambition, car il vise à améliorer la diversification en tirant parti de la totalité de l’univers des obligations mondiales notées «investment grade», ce qui recouvre les emprunts d’Etat, les obligations d’entreprises, les dettes titrisées et celles émises par les entités publiques. Grâce à cette répartition large de l’univers d’investissement de l’indice, les performances ajustées au risque se sont jusqu’à présent avérées supérieures à celles des indices mondiaux de dette d’Etat, ce qui participe à l’amélioration de la frontière efficiente d’un portefeuille investi en emprunt domestique. Compte tenu du grand nombre d’émissions (21 082) incluses dans l’indice Bloomberg Barclays Global Aggregate Bond, l’ETF met en œuvre une politique d’investissement par échantillonnage stratifié afin de construire un portefeuille représentatif. Ainsi, à fin février, celui-ci comportait 977 lignes, ce qui, en outre, permet de limiter à 0,10 % par an les frais courants et réduit leur impact sur la performance.

Questions à… Ludovic Djebali, responsable SPDR ETF France

Quels sont les principaux moteurs de performance de votre ETF ?
La diversité des expositions de l’indice Global Aggregate Bond fait que ses composants évoluent différemment les uns des autres à chaque phase du cycle économique. Par exemple, la part investie en émissions souveraines peut protéger contre le risque d’écart des spreads des emprunts non gouvernementaux, tandis que les actifs plus audacieux, comme les obligations d’entreprises, possèdent un potentiel de performance supérieur lorsque l’environnement devient favorable à l’exposition aux risques. Au premier trimestre 2018, le sentiment de marché s’est dégradé et on a assisté à un rebond de la volatilité. Habituellement, l’indice Global Aggregate Bond donne de bons résultats dans cet environnement de volatilité haussière. Ainsi, à chaque rebond de la volatilité et sensibilité à toute nouvelle information, les obligations ont joué leur rôle de valeur refuge. Comme la volatilité sort de sa léthargie en réaction au moindre interventionnisme des banques centrales, et comme les taux d’intérêt ont déjà monté ces derniers mois, les allocations en obligations devraient retenir plus d’attention.

La hausse des taux aux Etats-Unis et en Europe ne va-t-elle pas peser sur les performances ?
L’inflation ne suscite pas de surprise à la hausse, comme l’a montré la dernière publication de l’indice des prix aux Etats-Unis. Les créations d’emplois non agricoles ont aussi déçu les anticipations, alors que celles du mois de mars avaient été vigoureuses. En attendant, les salaires pourraient rester sous pression pendant plusieurs mois, car le taux de chômage est tombé à 4,1 %. Les mouvements de change peuvent aussi impacter l’inflation courante, mais beaucoup d’agrégats demeurent inférieurs aux objectifs de la banque centrale, si bien qu’elle n’a pas à durcir rapidement sa politique monétaire. La situation est similaire dans la zone euro, car l’inflation y reste atone. Une duration plus neutre du portefeuille pourrait être justifiée le temps que les marchés fassent la part entre les bruits et les données de long terme.

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