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SSgA Emerging Markets Select Equity Fund

Funds - Juillet 2013 - Carole Leclercq

Pionnier de la gestion d’actifs sur les actions émergentes avec une expertise déployée depuis le début des années 1990 et plus de 6 milliards de dollars d’encours sous gestion, State Street Global Advisors (SSgA) affiche ses convictions sur cette classe d’actifs.

La société de gestion

State Street Global Advisors (SSgA), filiale de State Street Corporation, gère plus de 1 600 milliards d'euros d'actifs dans le monde au service des sociétés, des fondations, des fonds de dotation, de distributeurs externes, des institutions de retraite et d'autres investisseurs institutionnels. Offrant des capacités de gestion couvrant l'ensemble du spectre des approches d'investissement, SSgA est plus particulièrement reconnue pour son leadership en gestion indicielle et son expertise dans la génération d'alpha.

Le processus d'investissement du fonds

Le processus de gestion du fonds, qui repose sur une double analyse systématique et fondamentale, s'articule en deux étapes. La première, l'approche top-down, consiste à définir, à l'aide d'un modèle propriétaire, l'allocation géographique cible au sein de l'univers d'investissement sans contrainte de capitalisation boursière, et ce afin de capter l'effet dit de «petits marchés». L'allocation type est alors constituée autour de quatre groupes (large, mid, mid-small et small), dans lesquels les pays de l'indice MSCI EM sont répartis selon leur capitalisation boursière, leur degré de liquidité et le taux de concentration de leurs valeurs. Au sein de chacun de ces quatre groupes, tous les pays sont équipondérés. «Cette construction permet au final de surpondérer les plus petites capitalisations de l'indice et donc de profiter du potentiel d'appréciation attaché à l'effet dit de "petits marchés"», explique Stéphane Barthélemy.

La seconde étape, l'approche bottom-up, consiste en la sélection de valeurs au sein de chaque pays, selon l'allocation cible préalablement définie, sur la base d'une note attribuée par un autre modèle propriétaire à chaque valeur composant l'indice MSCI EM. Le gérant va ensuite s'assurer qu'aucune information exogène de nature à invalider le potentiel d'appréciation des valeurs sélectionnées n'a été omise. Il collabore pour cela avec l'ensemble de l'équipe de gestion sur les marchés émergents. «Nous sommes également vigilants à la liquidité des titres sélectionnés afin que l'alpha potentiel ne soit pas entamé par les frais de transaction», précise Stéphane Barthélemy. Au final, le portefeuille sera constitué d'une centaine de positions, sur les quelque 800 titres que compte l'indice MSCI EM.

Pourquoi investir dans ce fonds ?

Pionnier de la gestion d'actifs sur les actions émergentes avec une expertise déployée depuis le début des années 1990 et plus de 6 milliards de dollars d'encours sous gestion, State Street Global Advisors (SSgA) affiche ses convictions sur cette classe d'actifs. «Les marchés émergents présentent une décote boursière de 25 % par rapport à ceux des pays industrialisés alors même que leurs fondamentaux sont de meilleure qualité, notamment au regard des contraintes imposées aux pays industrialisés par la gestion de la crise de la dette souveraine, souligne Stéphane Barthélemy, Vice-président, gérant senior Active Emerging Markets chez SSgA. Par ailleurs, la divergence entre la capitalisation boursière des pays émergents et leurs poids économique et démographique croissants ne peut que se réduire.»

Pour profiter de la dynamique structurelle des zones émergentes, SSgA propose depuis fin 2010 une approche originale avec le fonds SSgA Emerging Markets Select Equity Fund. Reposant sur une stratégie éprouvée depuis 2007, qui allie allocation géographique et sélection de valeurs au travers d'une double approche systématique et fondamentale, ce fonds est investi de manière active, et non indicielle, sur l'ensemble des marchés composant l'indice MSCI Emerging Markets (EM), sans recours aux produits dérivés. «Cette double approche top-down et bottom-up permet de profiter de l'effet dit de "petits marchés", qui veut que les plus petits marchés émergents soient à la fois les plus performants et les moins volatils de l'univers dans la durée, ainsi que de l'effet dit du "retour à la moyenne". Au final, cela permet d'optimiser la diversification qu'offre cet univers d'investissement et donc le couple rendement/risque du portefeuille», précise Stéphane Barthélemy.

Cette approche porte ses fruits puisque, à fin avril, la stratégie déployée depuis 2007 présentait, depuis le deuxième trimestre 2009, 15 trimestres de surperformance sur 16 trimestres. Depuis son lancement fin 2010, le fonds SSgA Emerging Markets Select Equity Fund a dégagé, à fin avril, une surperformance de 3,6 % par rapport à son indice de référence. En 2012, sa surperformance était de 6,5 %. L'ensemble de la stratégie Active Emerging Markets Select totalise plus de 1,6 milliard de dollars sous gestion, dont près de 260 millions d'euros sur le fonds SSgA Emerging Markets Select Equity Fund.

Les convictions du gérant Stéphane Barthélemy

Stéphane Bartélemy, responsable des stratégies Active Emerging Markets.

Pourquoi privilégiez-vous une gestion active à une stratégie indicielle sur les émergents ?

Les marchés d'actions émergents sont inefficients, et donc mal arbitrés, car toute information de nature à influencer les cours ne s'y propage que lentement. La gestion indicielle ne permet pas de capturer cette source de surperformance, et ce d'autant plus que de nombreux indices émergents ne sont pas réplicables. Il est donc conseillé de privilégier une gestion active sur cette classe d'actifs dans une perspective de moyen/long terme. Nous constatons d'ailleurs empiriquement que la performance sur les marchés émergents repose pour un tiers sur l'allocation géographique et pour deux tiers sur la sélection de valeurs.

Pourquoi l'approche systématique et l'analyse fondamentale sont-elles complémentaires sur les émergents ?

Une approche systématique nous permet de passer au crible l'ensemble des quelque 800 titres qui composent notre univers d'investissement, ce qu'un gérant ne peut matériellement pas faire seul. L'approche systématique permet donc une meilleure diversification et gestion du risque. Pour autant, cela ne suffit pas. Il est important de s'assurer que les données transmises aux modèles sont de bonne qualité et qu'aucun facteur exogène, comme un événement géopolitique, de nature à invalider les conclusions du modèle, n'a été omis. C'est donc là qu'intervient l'analyse fondamentale du gérant. Associer ces deux approches ne peut qu'améliorer le rendement/risque du portefeuille.

Qu'est-ce que l'effet dit de «petits marchés» ?

Les petits marchés sont par nature peu suivis par les gérants et donc sous-investis, sous-valorisés et sous-détenus dans les portefeuilles. Et pourtant, plus on se positionne tôt sur ces petits marchés, plus le potentiel d'appréciation est significatif. Nous avons à ce titre un historique de performance très probant sur les quatre groupes de pays émergents de notre stratégie. Depuis 1997, les groupes des pays small et mid-small ont respectivement progressé de 16,1 % et de 12,5 % pour une volatilité moyenne annuelle de 22,4 % et de 24,5 %, alors que le groupe des pays «large» n'a progressé que de 5,5 % pour une volatilité moyenne annuelle supérieure de 26,1 %. Surpondérer les petits pays émergents est donc créateur de valeur sur le long terme. A fin avril, les mid-small et small markets représentaient 15 % du portefeuille, soit une surpondération de 10 % par rapport au benchmark, tandis que les plus gros marchés étaient sous-pondérés de 13 %.

Qu'en est-il de l'effet «retour à la moyenne» ?

Le retour vers la moyenne suppose qu'un pays qui dépasse à la hausse sa performance boursière moyenne va sous-performer pour revenir vers cette moyenne et que, inversement, un pays qui s'éloigne à la baisse de sa moyenne va surperformer pour revenir vers cette moyenne. Pour capturer ces mouvements oscillatoires et revenir vers les poids cibles définis dans l'allocation géographique, il faut périodiquement vendre les marchés qui surperforment avant qu'ils ne baissent pour revenir vers leurs moyennes, et acheter ceux qui sous-performent avant qu'ils remontent vers leur moyenne. Cette technique de gestion est donc «contrariante» et permet là encore d'optimiser le couple rendement/risque sur l'univers des marchés émergents.

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