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Swiss Life Funds (LUX) Bond High Yield Opportunity 2026

Funds Magazine - 2 juillet 2021 - Marianne di Meo

Forte de son expertise développée depuis 2012 en matière de fonds obligataires high yield à échéance, la société de gestion Swiss Life Asset Managers France a décidé de lancer un nouveau produit de ce type en juillet 2020 : Swiss Life Funds (LUX) Bond High Yield Opportunity 2026.

Pourquoi investir dans ce fonds ?

Ce fonds luxembourgeois, commercialisé en France, présente les mêmes caractéristiques que les fonds précédents, qui ont fait leur succès en matière de performances.

Tout d’abord, il est exclusivement investi en obligations à haut rendement, émises par des entreprises privées (sans limites en termes de notation) libellées en euros, en dollars et en livres sterling, le risque de change étant intégralement couvert en ce qui concerne les investissements réalisés dans ces deux dernières devises. Le fonds n’est pas exposé aux marchés émergents.

Autre particularité du fonds : il ne répond à aucune contrainte en ce qui concerne les maturités finales des obligations en portefeuille au regard de son échéance. « Environ 80 % des obligations high yield ont une structure de call et peuvent donc être rappelées par anticipation, observe Edouard Faure, responsable de la gestion high yield. Il est difficile de savoir à l’avance quelle sera la maturité effective d’une obligation, puisqu’elle va dépendre du contexte de marché ou encore de l’évolution de la qualité de crédit de l’émetteur. Nous préférons donc raisonner en termes de maturité statistique. Nous calculons ainsi, pour chaque obligation, la probabilité que les différents calls soient exercés. Au final, la maturité statistique moyenne du portefeuille doit être centrée sur l’échéance du fonds, en juillet 2026, en sachant que certaines obligations matureront avant cette date, d’autres, après. »

Pour gérer au mieux le risque de défaut – qui représente le principal risque –, l’accent est mis sur la diversification. Diversification en termes de secteurs, avec deux exceptions notables : sont exclues de l’univers d’investissement les dettes subordonnées financières, qui n’offrent pas suffisamment de protection au créditeur en cas de défaut, et le secteur de l’énergie (pétrole et gaz), pour des raisons de volatilité et pour répondre aux engagements et convictions relatifs à l’ESG de la société de gestion. Diversification aussi en termes de zones géographiques, avec une exposition à l’Europe et aux Etats-Unis. Le marché américain, plus important en taille, plus mature et plus liquide, offre en effet une plus grande profondeur. Diversité en termes d’émetteurs, enfin, puisque leur poids individuel ne peut excéder 2 % en rythme de croisière. Le fonds comprenait 108 lignes au 31 mai 2021, ce qui reflète bien cette stratégie de diversification.


Le processus de gestion

Le fonds répond à une approche de gestion bottom-up, centrée sur une analyse poussée des émetteurs et des titres. Cette analyse porte à la fois sur le business model de l’entreprise, sur ses résultats financiers et sur ses ratios de crédit. L’ensemble des analyses permet de limiter autant que possible le risque de défaut.

Les dossiers sont revus à chaque publication trimestrielle et en cas d’événement majeur pouvant impacter la qualité du crédit (opération de fusion-acquisition, problématique sectorielle, explosion du coût des matières premières, etc.).

Ce travail d’analyse est mené par l’équipe de quatre gérants-analystes spécialisés dans le high yield, qui s’appuie sur de multiples ressources : analyses réalisées en interne par les dix analystes crédit de Swiss Life Asset Managers en Suisse, notes fournies par trois sociétés d’analyse indépendantes partenaires, notation des agences.

Tout en suivant une stratégie de portage, le fonds est géré de manière active. De fait, l’équipe de gestion opère les arbitrages nécessaires pour optimiser la maturité du portefeuille – et donc son rendement –, et pour tenir compte de l’évolution du couple rendement/risque de défaut des titres détenus – que ce soit dans le sens d’une amélioration de la qualité de crédit ou d’une dégradation.


La société de gestion

Swiss Life Asset Managers France est l’entité de gestion d’actifs de Swiss Life Asset Managers en France. Forte de 255 collaborateurs, la structure compte 57 milliards d’euros d’actifs sous gestion (au 31 décembre 2020). Acteur multispécialiste de la gestion d’actifs, Swiss Life Asset Managers France capitalise sur des équipes expérimentées, un savoir-faire et des compétences reconnus afin de proposer une offre complète de solutions d’investissement, au service du groupe Swiss Life et pour le compte de clients tiers. Les équipes gèrent activement une large gamme de solutions d’investissement en immobilier, actions, obligations, et multi-actifs sous forme de mandats ou de fonds ouverts. 

Les convictions du gérant

Pour quelles raisons avez-vous décidé de lancer ce nouveau fonds obligataire high yield à échéance ?

Depuis que nous avons commencé à proposer des produits de ce type, en 2012, c’est toujours le timing de marché qui nous a guidés. Ce fonds est le 4e fonds commercialisé en France, deux de nos fonds à échéance sont commercialisés sur le marché suisse.

La pandémie de Covid a entraîné une correction massive sur tous les marchés, sans distinction en fonction de la qualité de crédit des émetteurs, et les primes de risque sont revenues à des niveaux très attrayants. Nous avons donc considéré qu’il y avait là une opportunité à saisir. Une telle structure de fonds nous semble aujourd’hui intéressante pour plusieurs raisons. Tout d’abord, cela offre un portage attrayant par rapport aux autres classes d’actifs obligataires. A fin mai, le fonds offrait un rendement brut (hors frais de gestion) de 3,9 %*, quand les taux étaient négatifs et que le marché investment grade rapportait entre 0 et 0,5 % (source : ICE BofA). Par ailleurs, les obligations high yield présentent à la fois une corrélation négative à moyen terme avec les taux d’Etat – ce qui leur permet de bien se comporter dans un contexte de hausse des taux –, et une corrélation élevée avec les actions. Un bon point, puisque les classes d’actifs risquées sont recherchées par les investisseurs dans les phases de reprise économique, comme celle que nous connaissons actuellement. Enfin, les taux de défaut devraient diminuer et se stabiliser autour de 2 à 2,5 % (selon les estimations de Moody’s), un niveau bien inférieur à la moyenne historique.


Vous avez fait le choix ne pas limiter la période de commercialisation du fonds…

Les souscriptions et les rachats de parts sont en effet possibles du premier au dernier jour de vie du fonds, afin d’offrir de la flexibilité aux investisseurs.

Pour faire face aux éventuelles sorties sans pour autant impacter le rendement pour les porteurs restants, nous avons mis en place des frais de rachat de 1 % acquis au fonds (correspondants au coût moyen de liquidité des obligations à haut rendement). Précisons que notre philosophie consiste à porter nos fonds le plus longtemps possible, jusqu’à leur échéance. Seul le premier que nous avons lancé a été fermé par anticipation, car nous avions réalisé au bout de deux ans la performance prévue sur cinq ans !


Quelle est la physionomie actuelle du portefeuille ?

Il est exposé à hauteur de 60 % au marché européen, de 25 % au marché américain et de 10 % aux obligations libellées en livres sterling.

Il est bien diversifié en termes de secteurs (à l’exception des valeurs bancaires, du pétrole et du gaz), avec une surpondération sur le commerce de détail qui a été très impacté par la crise en termes de valorisation, mais qui y a apporté une réponse exemplaire, à travers des baisses de coûts et le développement accéléré du commerce en ligne. Même chose pour le secteur automobile, qui, malgré les problèmes d’approvisionnement en semi-conducteurs, a de bonnes perspectives. En termes de notation, le portefeuille est majoritairement exposé au segment B (à hauteur de 55 %), qui offre les rendements les plus attrayants.

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