Sélection de fonds

Actions

Swiss Life Funds (LUX) Equity Euro Zone I Cap

Funds Magazine - Mars 2018 - Marianne di Meo

Le fonds SLF (LUX) Equity Euro Zone répond à une approche de gestion multifactorielle, caractérisée par un pilotage très actif du risque en fonction de l’évolution des conditions de marché.

Pourquoi investir dans ce fonds ?

Swiss Life Asset Managers gère des actifs selon des modèles multifactoriels depuis 2012. L’idée sous-jacente consiste à s’exposer de manière systématique à certaines primes de risque qui sont source de surperformance. Cette stratégie ayant déjà fait ses preuves pour le fonds d’actions américaines SLF (LUX) Equity USA, la société de gestion a décidé de la décliner également pour le fonds d’actions zone euro à partir de 2015. Ce virage a permis de dynamiser les performances du fonds SLF (LUX) Equity Euro Zone et de réduire sa volatilité. Ainsi, du 2 février 2015 au 31 janvier 2018, le fonds a surperformé le MSCI Euro de 10,91% tout en enregistrant une volatilité moyenne inférieure de 2,40 points.
Afin de proposer aux investisseurs un modèle transparent et prévisible et de limiter le risque du portefeuille, le gestionnaire d’actifs choisit toutefois de ne s’exposer qu’à des primes de risque rationnelles, c’est-à-dire basées sur des fondements économiques et étayées par la théorie financière, peu volatiles et à l’efficacité éprouvée. En l’occurrence, les quatre facteurs de risque retenus sont la valorisation du titre au regard de différents ratios («price to book», «price to sales»…), la qualité de l’entreprise et la stabilité de son business model (en se basant notamment sur la génération de cash-flow, sur le «return on equity», ou encore sur la capacité à rembourser les dettes), le momentum et la croissance. À noter : la décorrélation entre ces différents critères de sélection des titres assure une plus grande stabilité des performances du fonds.

Le processus de gestion

Les équipes de recherche quantitative de Swiss Life Asset Managers et les gérants de portefeuilles d’actions travaillent en étroite collaboration. L’équipe d’ingénierie financière de la société de gestion réalise chaque mois un «screening» des 300 titres qui composent l’indice Euro Stoxx à partir des quatre primes de risque préalablement énoncées et soumet ensuite au gérant du fonds la liste des valeurs éligibles. Deux modèles de gestion des risques, la parité de risque – qui tient compte de l’inverse de la volatilité historique des titres – et le minimum variance – qui cherche à minimiser la volatilité globale du portefeuille –, sont ensuite utilisés et combinés de manière dynamique pour pondérer la composition du portefeuille. Le but est double : atténuer l’impact de fortes fluctuations des marchés et être en capacité de profiter de leur remontée. L’importance accordée à chacun de ces deux modèles de pondération va donc évoluer en fonction de l’environnement de marché. Ainsi, la pondération des poches parité de risque et minimum variance peut varier entre 20 et 80 %, en fonction du caractère plus ou moins défensif que l’équipe de gestion veut donner au fonds. Le portefeuille compte en moyenne 110 lignes.

La société de gestion

Avec plus de 1 500 collaborateurs, Swiss Life Asset Managers est implantée en Suisse, en France, en Allemagne, au Luxembourg et au Royaume-Uni. Elle gérait au 30 juin 2017 142,1 milliards d’euros pour compte propre et 49,6 milliards d’euros pour le compte de tiers : institutions de prévoyance et caisses de retraite et de pension, fonds et fondations de placement, compagnies d’assurances et mutuelles, conseils patrimoniaux (family offices) et entreprises. La philosophie de placement de Swiss Life Asset Managers vise à améliorer la performance dans la durée, la création de valeur s’accompagnant d’une gestion très étroite du risque et d’une réduction de la volatilité. 

Les convictions de l’équipe de gestion

L'équipe de gestion

Tatjana Xenia Puhan
a rejoint Swiss Life Asset Managers en août 2014 en tant que gérante de portefeuilles actions et diversifiés. Depuis décembre 2015, elle assume les fonctions de responsable de la gestion actions et diversifiée. Elle avait auparavant occupé un poste d’analyste-gérante chez MM Warburg & CO. Elle est titulaire d’un doctorat en finance de l’université de Zurich et d’un master en banque, finance, audit et gestion de l’université de Hambourg.
Didier Corbet
a intégré Swiss Life Asset Managers en 2001 en tant que gérant de portefeuilles actions. Il est analyste financier européen certifié (CEFA) et membre de la Société française des analystes financiers (SFAF).

Quelles sont vos anticipations concernant les marchés d’actions européens en 2018 ?
Nous restons confiants quant à l’orientation de ces marchés, avec une hausse attendue de l’ordre de 5 % pour l’ensemble de l’année. Compte tenu de la situation macroéconomique stable et de la bonne santé des entreprises, les investisseurs devraient à nouveau se positionner sur ces marchés. Néanmoins, cette année sera certainement plus agitée que la précédente, au cours de laquelle la volatilité a été artificiellement basse. La correction intervenue sur les marchés début février en est d’ailleurs l’illustration. La publication aux Etats-Unis du rapport mensuel sur l’emploi a mis en lumière une augmentation significative des salaires en janvier, ce qui a ravivé les craintes d’inflation, et donc de remontée des taux d’intérêt plus rapide que prévue. Ce n’est toutefois pas le scénario que nous retenons. Nous estimons que le marché a surréagi et qu’il n’y a pas de raison de paniquer.

Cet environnement de marché plus difficile est-il favorable à votre style de gestion ?
Notre stratégie devrait continuer à bien performer dans ce contexte, pour plusieurs raisons. Tout d’abord, notre approche multifactorielle (les quatre facteurs de risque retenus étant la valorisation, la qualité, le momentum et la croissance) assure une bonne diversification du portefeuille. Ceci est d’autant plus important qu’il est difficile d’établir des prévisions sur l’évolution dans le temps du rendement des différentes primes de risque. Ensuite, nous pilotons le risque de manière constante et dynamique en faisant varier le poids relatif des modèles intervenant dans la pondération des titres. Nous pouvons ainsi renforcer le biais défensif de notre portefeuille, en renforçant la part du minimum variance aux dépens de la parité de risque selon l’évolution de la volatilité. Nous allons donc rester prudents et observer l’évolution des conditions de marché.

Quelle est la partie la plus innovante dans votre gestion ?
C’est clairement notre gestion dynamique du risque ! Nous intégrons cette approche très en amont, dès la phase de construction du portefeuille, une fois la sélection des titres réalisée. Notre approche est plus dynamique et plus élaborée qu’une simple pondération selon la capitalisation d’une entreprise ou qu’une équipondération. Notre expérience en tant que gérants de stratégies actions à risque contrôlé nous permet de créer, sur la base de l’univers sélectionné, un portefeuille en parité de risque et un portefeuille en minimum variance. La pondération entre les deux portefeuilles est déterminée de manière dynamique à partir d’indicateurs de sentiment du marché, des tendances, des valorisations et des cycles de risque à plus long terme. Cela nous permet d’intégrer un biais défensif important au portefeuille, en temps réel et dans les régimes de marché qui le justifient le plus.

Rechercher un autre fonds

Autres fonds gérés par cette société

Gestion diversifiée

SLF (F) Defensive