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Union Europe Growth

Funds - 4 janvier 2016 - Carole Leclercq

Véritable fonds de convictions, Union Europe Growth de CM-CIC Asset Management a vocation à être investi à 100 % dans des sociétés offrant des perspectives de croissance régulière de leur chiffre d’affaires d’au moins 5 % par an quel que soit le contexte économique, et ce à un prix raisonnable.

Pourquoi investir dans ce fonds ?

Cette philosophie de gestion active, sélective et opportuniste s’appuie sur un processus stable depuis 2005 et privilégie quatre thématiques de croissance structurelle, à savoir : l’innovation, l’émergence de nouveaux consommateurs, l’optimisation des coûts et le vieillissement de la population. Ce fonds recherche une valorisation du capital à long terme dans le cadre de la constitution d’un portefeuille d’actions de sociétés de croissance sélectionnées au sein des marchés paneuropéens (zone euro, pays scandinaves, Suisse et Royaume-Uni).
«Union Europe Growth est un fonds à fortes convictions qui dispose d’une grande liberté dans sa gestion, ajoute Caroline Lamy, la gérante du fonds. Nous sommes capables de saisir les opportunités de croissance quels que soient les pays ou les secteurs. La discipline de vente est par ailleurs stricte : le non-respect du critère de croissance organique conduit à une sortie du portefeuille.» Autre atout : une volatilité modérée comparativement à son univers d’investissement et aux fonds concurrents.
A fin novembre, la volatilité moyenne du fonds à un an était de 17,6 %, contre 21,7 % pour l’indice Stoxx 50 DR, qui est un indicateur utilisé a posteriori. «Cette moindre volatilité est liée à l’application rigoureuse de critères de sélection de valeurs, précise Caroline Lamy. Faire du critère de croissance organique soutenue et régulière le pilier de notre stratégie nous conduit à sélectionner majoritairement des valeurs à forte visibilité.»
La philosophie de gestion de ce fonds, noté quatre étoiles par Morningstar sur cinq ans, continue de faire ses preuves. A fin novembre, Union Europe Growth affichait une progression de 97,2 % sur cinq ans et de 59,7 % sur trois ans. Il a par ailleurs bien résisté aux turbulences de l’été 2015 pour afficher au plus bas de l’année, à fin septembre, une progression de 12 % depuis le 1er janvier, contre seulement 1,8 % pour l’indice Stoxx 50 DR. Une surperformance et une moindre volatilité d’autant plus remarquables que le portefeuille est toujours totalement investi. Ce fonds, dont les encours se montent à 400 millions d’euros, s’adresse aussi bien aux investisseurs institutionnels qu’à la clientèle des particuliers du fait de son éligibilité au PEA.

Le processus  de gestion

Pour entrer dans le portefeuille d’Union Europe Growth, un titre doit répondre à huit critères de sélection quantitatifs et qualitatifs. Les deux principaux sont une croissance organique future et pérenne du chiffre d’affaires supérieure ou égale à 5 % et une valorisation raisonnable. «La recherche de croissance du chiffre d’affaires supérieure à 5 % représente la base du process de gestion. Toutes les valeurs du fonds sans exception doivent pouvoir répondre à ce critère de sélection. Nous privilégions la croissance régulière», explique la gérante. Elle s’assure également que la société présente une amélioration attendue de sa rentabilité, une forte génération de free cash-flow, de la création de valeur (notamment dans les opérations de croissance externe), et bénéficie de barrières à l’entrée, gages de pérennité de la croissance future. Caroline Lamy attache aussi de l’importance à la solidité du bilan et à la qualité du management, qu’elle ou son équipe rencontre deux à trois fois par an. «Nous nous assurons de la capacité du management à déployer une stratégie génératrice d’une croissance soutenue et pérenne, mais aussi de sa détermination à améliorer, en conséquence, les ratios de rentabilité de la société», précise Caroline Lamy. Dans le cadre d’une approche bottom-up sans aucune référence à un indice, la gestion se veut particulièrement flexible concernant le choix des valeurs. La gérante est susceptible d’investir dans tous les types de capitalisation, sous contrainte de préserver la liquidité du fonds. Les petites et moyennes capitalisations (généralement entre 1 et 5 milliards d’euros) représentent d’ailleurs moins de 30 % de l’actif.

La société de gestion

CM-CIC Asset Management est la société de gestion d’actifs du groupe Crédit Mutuel. Avec près de 66 milliards d’euros d’encours, CM-CIC Asset Management, se place, fin octobre 2015, au quatrième rang national des groupes financiers en actifs gérés (source EuroPerformance). Son offre intègre les gestions classiques (monétaires, obligataires, actions, diversifiées, gestions indicielles et structurées) et des pôles plus novateurs (gestion multistratégies, gestion flexible, gestion de style growth et value, ISR, gestion quantitative et gestion thématique).

Les convictions du gérant - Caroline Lamy

Caroline Lamy est responsable de la gestion actions Europe chez CM-CIC AM. Elle a rejoint la société de gestion en 2005 et dispose d’une expérience de plus de quinze ans dans la gestion d’actifs. Elle a été analyste financière puis gérante au sein de différents établissements.
Chez CM-CIC AM, la gestion actions s’effectue sous la direction de Christophe Besson (trente années d’expérience).

Quelle est la dynamique structurelle des thématiques que vous retenez ?
L’innovation assure la pérennité de la croissance grâce à de fortes barrières à l’entrée qui permettent aux entreprises de rester leader sur leurs marchés. C’est une thématique transversale qui ne s’applique pas uniquement aux secteurs technologiques. La dynamique structurelle de la thématique du vieillissement de la population est portée par le profil démographique de la plupart des pays développés, mais aussi par l’accès aux soins et aux loisirs de nouvelles classes de consommateurs dans les zones émergentes. Le thème de l’émergence de nouvelles classes de consommateurs permet aux entreprises européennes exposées à la consommation discrétionnaire de profiter du développement des classes moyennes. Enfin, la thématique de l’optimisation des coûts découle d’une croissance structurelle plus faible en Europe, incitant notamment les ménages, mais également les entreprises, à réduire certaines dépenses et à privilégier sur ces postes des produits «low cost». Les sociétés que nous sélectionnons peuvent d’ailleurs voir leur croissance portée par plusieurs thématiques.

La valorisation de ces sociétés est-elle toujours attractive ?
Les sociétés à même de dégager une croissance organique régulière d’au moins 5 % par an, mais aussi d’améliorer en conséquence leur rentabilité, ont tendance à afficher une prime boursière. Cette prime est actuellement à des plus hauts par rapport aux valeurs dites «value». Mais un tel profil de croissance est gage de surperformance dans le temps. Il reste aussi très attractif dans un contexte de croissance molle en Europe et structurellement plus faible partout dans le monde. La visibilité assurée par une croissance organique soutenue et pérenne joue d’ailleurs un rôle d’amortisseur dans les périodes de stress sur les marchés financiers.

Pouvez-vous nous donner des exemples de convictions ?
Ryanair est une société bénéficiant de la thématique de l’optimisation des coûts, mais aussi de celle de l’innovation. Les investissements réalisés ces dernières années sur la flotte permettent en effet à cette compagnie aérienne d’accroître ses capacités par avion. Le développement d’une offre «affaires» lui permet aussi d’améliorer son coefficient de remplissage, mais aussi son chiffre d’affaires par siège. La clientèle «affaires» n’hésite pas à solliciter les services payants à bord. Ryanair poursuit par ailleurs son développement sur les aéroports primaires, qui représentent désormais 40 % de son activité. Sa valorisation est toujours attractive, avec une croissance moyenne attendue de 9 % sur les deux prochaines années et un PE de 13 fois les résultats attendus en mars 2017.
Le bijoutier danois Pandora bénéficie, pour sa part, d’une position de leader sur une niche grâce à une offre différentiante basée sur des «charms», petits pendentifs en argent à ajouter sur un bijou initial, et donc générant un chiffre d’affaires récurrent. Par ailleurs, la société se développe aux Etats-Unis avec un réseau de boutiques «en propre» et une licence exclusive avec Disney qui remporte un vif succès. Le potentiel boursier reste prometteur avec une croissance moyenne à trois ans du chiffre d’affaires de 25 % par an (+ 8 % à magasins constants).

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