Stratégie

Parole d'expert - Agrica

AGRICA Epargne, des offres sur mesure pour les PME et les ETI

Option Finance - 26 mai 2015 - Communiqué

Présente depuis plus de dix ans dans le domaine de l’épargne salariale, la filiale de gestion du groupe de protection sociale spécialisée dans le monde agricole a réussi à convaincre plus de 600 entreprises de mettre en place un dispositif d’épargne grâce à une offre financière et à une tenue de comptes adaptées. Le conseil et la proximité sont au cœur des propositions de la société de gestion.

Agrica Epargne a été créée il y a un peu plus de dix ans par le groupe de protection sociale complémentaire dédié au monde agricole, Agrica. Elle propose une offre d’épargne salariale qui complète les dispositifs de retraite complémentaire et supplémentaire du Groupe Agrica.

Elle s’adresse déjà à plus de 600 entreprises du secteur et rencontre un véritable succès. L’an dernier, la collecte a d’ailleurs augmenté de près de 47 % par rapport à 2013. «Nous sommes maintenant un acteur reconnu sur le marché de l’épargne salariale, nous progressons régulièrement», se félicite Patrick Leroy, directeur général délégué d’Agrica Epargne.

Si Agrica Epargne reste un acteur modeste en termes d’encours, avec près de 50 millions d’euros sous gestion, son objectif n’est pas de développer son chiffre d’affaires à tout prix, à travers une offre industrialisée, mais bien de créer des dispositifs sur mesure et de s’adresser aux petites et moyennes entreprises, une clientèle souvent délaissée par les grands réseaux. «Les très petites entreprises (TPE) et les petites et moyennes entreprises (PME) sont sous-équipées. Pour les convaincre, il faut démontrer au chef d’entreprise l’intérêt patrimonial et fiscal des différentes formules d’épargne salariale», précise Patrick Leroy.

Outre le fait qu’ils constituent des outils de fidélisation pour les salariés, le chef d’entreprise, comme son conjoint collaborateur et/ou associé, sont en effet éligibles à ces dispositifs. «Notre démarche auprès des chefs d’entreprise et des salariés repose sur la proximité et la transparence, nous sommes là pour les aider, les accompagner et leur apporter une solution pérenne», témoigne Patrick Leroy. Cette démarche se retrouve dans les prestations offertes à la fois en matière de tenue de comptes et de gestion financière.

Agrica Epargne collabore dans la tenue de comptes avec Amundi Tenue de Comptes, qui figure parmi les leaders en France dans ce domaine. Il s’agit d’un véritable partenariat de long terme. «Amundi Tenue de Comptes a développé un outil qui permet à la petite entreprise d’externaliser sa gestion administrative, calculant l’abondement, les charges afférentes, etc. Il s’agit d’un outil très souple et très pratique pour les entreprises, notamment pour celles qui ne disposent pas d’un service dédié, mais aussi pour les salariés qui peuvent ainsi recevoir des reportings détaillés et qui ont accès à une plateforme téléphonique pour les guider», détaille Patrick Leroy.

Du côté de la gestion financière, l’accent est mis sur les besoins des clients pour bien préparer leur retraite et/ou se constituer une épargne de précaution. La gamme est centrée sur une dizaine de fonds au total. «Nous gérons sept FCPE et, pour compléter notre gamme, nous distribuons trois FCPE d’Amundi», précise Patrick Leroy. Pour Amundi, les fonds sélectionnés comptent un fonds monétaire et deux fonds solidaires.

La spécificité de la gamme des FCPE d’Agrica Epargne réside dans le fait que la société de gestion propose des fonds avec quasi systématiquement une part actions. «En dehors du fonds obligataire, tous nos fonds intègrent une part d’actions qui va de 15 % à 75 %. Il s’agit d’une démarche volontaire d’Agrica Epargne qui cherche à encourager les épargnants à investir dans une optique de moyen/long terme», avance Patrick Leroy.

Une démarche qui fonctionne puisque le fonds qui recueille le plus de souscriptions est un fonds diversifié défensif (15 % d’actions) qui représente 25 % des encours, contre 18 % pour le fonds monétaire qui arrive ex aequo avec le fonds dynamique. «Nos clients ont compris le sens de l’épargne salariale», se félicite Patrick Leroy. Autre spécificité de la société de gestion : l’ISR. Cette démarche, au cœur de l’offre et de la stratégie de la société de gestion, a d’ailleurs été reconnue par ses pairs, puisque Agrica a obtenu le prix de l’investisseur responsable.

Quesitions à ... Patrick Leroy, directeur général délégué d’Agrica Epargne

Patrick Leroy occupe cette fonction depuis 2003. Diplômé d’études supérieures en droit des affaires, il a débuté sa carrière en 1989, en tant que juriste au sein de la Caisse centrale de la mutualité sociale agricole. Il devient en 1993 responsable du département juridique de l’institution de prévoyance CCPMA. Il occupe ensuite les mêmes fonctions au sein du Groupe Agrica, dès sa création en 1997.

Vous venez de fêter les dix ans d’Agrica Epargne. Quel bilan en tirez-vous ?

Agrica Epargne a reçu son premier agrément au mois de mars 2004, nous entrons donc dans notre onzième année d’existence. Nous considérons avec le recul que nous avons eu raison de créer une société de gestion de portefeuille avec comme objectif de développer l’activité épargne salariale au sein du Groupe. Celle-ci lui permet de compléter son offre en matière de retraite complémentaire et supplémentaire, notamment dans le cadre du PERCO. Par ailleurs, nous avons réussi à nous affirmer comme un acteur de référence en matière d’investissement socialement responsable (ISR), concrétisée par l’obtention en 2009 du prix de l’investisseur responsable. Notre démarche ISR va donc au-delà de notre gestion, nous appliquons une politique rigoureuse en matière de RSE. Enfin, nous avons participé récemment à des négociations de branche qui ont abouti à la signature de deux accords majeurs pour la filière agricole.

Quelles sont les spécificités et quel est le potentiel de ces accords signés au mois de septembre dernier ?

Il s’agit des tout premiers accords de branche d’épargne salariale signés par le secteur agricole. Nous avons été retenus comme société de gestion pour gérer deux dispositifs : un plan d’épargne interentreprises (PEI) et un plan d’épargne retraite collectif interentreprises (PERCOI) pour la branche des entreprises de travaux agricoles, forestiers et ruraux. Les PEI et PERCOI peuvent être alimentés par la participation et l’intéressement, mais aussi par des versements volontaires et par l’abondement des employeurs et ce dans le cadre de formules flexibles par leurs taux et plafonds. Ces deux accords concernent potentiellement 23 000 entreprises du secteur agricole, ce qui correspond à 85 000 salariés et à leurs dirigeants.
Ces dispositifs facultatifs concernent principalement des entreprises de petite taille ayant moins de 50 salariés, la participation n’y est donc pas obligatoire. Il s’agit d’un challenge important pour nous, car nous devons réussir à déployer notre offre auprès de toutes ces petites entreprises. Les forces commerciales du Groupe Agrica sont mobilisées. Nous disposons d’un savoir-faire commercial important auprès de ce type d’entreprises, que nous couvrons par ailleurs en retraite complémentaire, en prévoyance et parfois en complémentaire santé. De plus, nous participons à des réunions d’information organisées par les partenaires sociaux de la branche dans toute la France pour promouvoir ces accords et les présenter le plus largement possible. Nous souhaitons capitaliser sur cette expérience et travaillons sur d’autres projets de ce type au sein du monde agricole.

Le projet de loi Macron devrait-il, d’après vous, stimuler le marché de l’épargne salariale ?

Le projet intègre de nombreuses mesures de simplification des dispositifs qui sont toujours les bienvenues. Cependant, elles ne seront pas suffisantes pour convaincre des petites entreprises de sauter le pas. Les éléments ayant trait à la fiscalité nous semblent donc plus convaincants. L’absence de forfait social pendant trois ans, en cas de premier accord d’intéressement et/ou de participation, devrait favoriser l’installation de ces dispositifs dans les petites entreprises. Autre point positif envisagé : la suppression d’une taxe sur les abondements PERCO supérieurs à 2 300 euros.
Là encore, toute baisse de la fiscalité peut avoir un effet vertueux sur le développement de l’épargne salariale. Enfin, on peut également souligner l’affectation par défaut dans le cadre du PERCO à un dispositif d’épargne pilotée plutôt qu’une affectation au sein des fonds monétaires qui ne sont pas adaptés à une gestion de long terme. Cela suppose de communiquer davantage et de faire de la pédagogie autour de cette gestion afin qu’elle soit bien comprise.