Stratégie

Parole d'expert - Christophe Da Silva, Natixis AM – Investment et Client Solutions et Thomas Benoist, NGAM Distribution France, Suisse romande et Monaco.

«Durable Portfolio Construction®, une approche personnalisée face aux enjeux des entreprises»

Option Finance - 17 novembre 2014 - Communiqué

En accordant la priorité au risque et en cherchant à améliorer la diversification, l’approche Durable Portfolio Construction1 (DPC) a vocation à répondre aux besoins des entreprises comme le démontre cet entretien croisé entre Christophe Da Silva et Thomas Benoist.

Christophe Da Silva, Directeur Solutions Epargne et Retraite Entreprises, Natixis AM – Investment et Client Solutions et Thomas Benoist, Directeur Entreprises, NGAM Distribution France, Suisse romande et Monaco.
Christophe Da Silva,  Directeur Solutions Epargne et Retraite Entreprises, Natixis AM – Investment et Client Solutions. Thomas Benoist,  Directeur Entreprises,  NGAM Distribution France, Suisse romande et Monaco.

Comment se définit le DPC ?

Christophe Da Silva : Le durable portfolio construction® est une approche qui place la gestion et l’allocation des risques au cœur de la construction de portefeuille. Elle vise à produire des portefeuilles capables de résister à tous les aléas en intégrant toujours trois grands principes : accorder la priorité au risque et en faire le déterminant premier dans l’allocation d’actifs, gérer la volatilité en créant un portefeuille qui réduit l’impact des mouvements extrêmes du marché, et enfin améliorer la diversification en augmentant l’exposition aux placements alternatifs et en faisant un meilleur usage des classes d’actifs traditionnelles.

Comment cette approche est-elle implémentée chez vos clients ?

Christophe Da Silva : La force de notre organisation repose sur des équipes de gestion et d’ingénierie spécialisées par typologie de clients leur permettant de bien appréhender leurs spécificités. La démarche consiste d’abord à définir pour chaque client son «benchmark propre», qui doit exprimer l’ensemble de ses contraintes et de ses objectifs. Puis, nous construisons l’allocation stratégique optimale du client et procédons à l’allocation des risques sur un univers d’investissement élargi. L’allocation d’actifs devient une résultante de l’allocation des risques et non l’inverse.

Comment le concept DPC s’est-il si rapidement imposé ?

Thomas Benoist : Dans des conditions de marché particulièrement instables ces dernières années, nos clients ont eu à faire face à une recorrélation de leurs actifs, et donc à une concentration des risques difficile à maîtriser. De plus, ils sont confrontés à un environnement de taux bas, non compatible avec les rendements attendus. Aussi, ils recherchent des solutions d’investissement leur permettant de mieux maîtriser les risques de leurs portefeuilles, tout en leur procurant des rendements attractifs. C’est pour répondre à ces enjeux que l’approche Durable Portfolio Construction a été développée tant à Boston, Londres qu’à Paris.

En quoi votre modèle multi-affiliés est-il pertinent dans ce cadre ?

Thomas Benoist : Face à l’évolution imprévisible des marchés, l’intégration de nouvelles stratégies dans des portefeuilles d’actifs traditionnels peut être judicieuse. Elles peuvent notamment contribuer à la construction de portefeuilles plus robustes. Dans cette perspective, le modèle multi-affiliés de Natixis Global Asset Management est un véritable atout.

Votre approche vis-à-vis des entreprises est-elle très différente de celle des consultants ?

Christophe Da Silva : Nous sommes des gérants, aussi nous utilisons notre connaissance des marchés pour formuler des vues à court, moyen et long terme. Nous accordons également une attention toute particulière à l’implémentation de nos décisions, au choix des instruments jugés les plus adaptés et au timing d’investissement. Enfin, il est très important de monitorer régulièrement l’adéquation de l’allocation stratégique d’actifs au «personnal benchmarking», qui évolue dans le temps.

Comment le DPC répond-il aux besoins des entreprises ?

Thomas Benoist : Nous voulons accompagner les entreprises dans la gestion de leurs portefeuilles, tant sur la trésorerie que sur les passifs industriels et sociaux. Face au défi des taux courts extrêmement faibles, nous offrons plusieurs types de solutions d’investissement sur la trésorerie, d’une offre alternative au monétaire, composée de fonds, directionnels ou de performance absolue, à des solutions dédiées combinant plusieurs moteurs de performance associés à un pilotage du risque calibré avec le client. Par ailleurs, les enjeux de nos clients sur les passifs nous permettent de déployer toute la richesse de l’approche DPC : une analyse complète du passif, puis la définition d’une allocation stratégique d’actifs permettant d’améliorer l’adossement du passif. Nous travaillons sur l’amélioration du ratio de financement via la création d’une poche de performance (à côté de la poche d’adossement) budgétée en risque. Par ailleurs, nous accompagnons nos clients sur le timing du «dérisking», visant à basculer progressivement les actifs «de performance» vers l’adossement en fonction de l’évolution du ratio de financement. C’est dans une relation de long terme que nous inscrivons l’approche DPC.