Stratégie

Parole d’expert

«La rémunération du risque doit dicter les choix d’allocation»

Option Finance - 15 juin 2015 - Communiqué

Avec R Club, Rothschild & Cie Gestion propose depuis 2003 un fonds flexible diversifié basé sur une approche différentiante du risque. Son processus de gestion solide et éprouvé lui a permis de progresser de 8 % en moyenne en rythme annualisé sur 10 ans mais également depuis juin 2007, date des derniers plus hauts sur les Bourses européennes. Explications de Didier Bouvignies et Philippe Chaumel, associés-gérants chez Rothschild & Cie Gestion et cogérants du fonds.

Didier Bouvignies et Philippe Chaumel

Quels sont les atouts de la gestion flexible diversifiée ?

La gestion flexible diversifiée est la meilleure réponse aux besoins des investisseurs particuliers. Ce style de gestion permet de déléguer son allocation d’actifs à des spécialistes et ainsi d’aller capter du rendement plus sereinement. Cela permet aussi d’éviter de réaliser des arbitrages aux périodes les moins opportunes. Et ce d’autant plus que la succession de crises depuis 2007 a rebattu la traditionnelle cartographie des risques entre classes d’actifs et ainsi complexifié les choix d’allocation.


Comment définissez-vous la gestion flexible diversifiée ?

Pour être performante dans la durée, la gestion flexible diversifiée doit avoir une forte latitude d’investissement sur toutes les grandes classes d’actifs, et ce sur l’ensemble des zones géographiques. C’est en effet la condition sine qua none pour pouvoir aller capter la valeur et le rendement là où ils se trouvent selon les configurations de marché. Pour autant, cette grande latitude n’implique pas de devoir modifier fréquemment son allocation, mais plutôt de la faire varier en fonction de l’évolution du cycle économique.


Quelle est l’expertise de Rothschild & Cie Gestion ?

Nous développons une expertise en gestion flexible diversifiée depuis 2003. Nous avons donc été confrontés à différentes phases du cycle économique ainsi qu’à des situations de marché extrêmement variées. Notre équipe de gestion est stable, expérimentée et reconnue. Nous avons près de 30 ans d’expérience sur les marchés financiers avec une double compétence sélectionneur de valeurs et allocataire d’actifs. Nous nous appuyons également sur l’expertise de notre équipe de gestion obligataire pour la sélection des émetteurs et sur 5 analystes spécialisés sur la sélection des actions.


Quels fonds ouverts proposez-vous ?

Notre fonds phare, R Club, dont les encours dépassent aujourd’hui les 450 millions d’euros, est géré par la même équipe depuis 2003. Il peut investir de 20 % à 80 % sur les actions et sur les taux. Sa gestion de conviction repose sur une allocation discrétionnaire entre les différentes classes d’actifs et zones géographiques. Pour les investisseurs recherchant un produit moins exposé aux actions, nous avons lancé, en 2012, R Alizés dont l’allocation sur cette classe d’actifs varie entre 0 et 30 % et celle en taux de 70 à 100 %.


Quelles sont les spécificités de R Club ?

Les choix de gestion résultent d’une confrontation entre la vision macroéconomique et l’analyse financière approfondie des titres. L’allocation d’actifs est définie selon une approche spécifique du risque, basée sur l’évaluation de sa rémunération. Nous avons en effet la conviction qu’il est opportun d’investir sur une classe d’actifs si sa prime de risque est attractive, c’est-à-dire si le risque est correctement rémunéré. Cette approche nous a ainsi incités à revenir majoritairement sur les actions dès mars 2009 avec, depuis, une allocation stable autour de 80 %. Nous avons également pu capter des rendements attrayants sur les obligations périphériques en 2011.


Quel est aujourd’hui son positionnement sur les actions ?

Nous avons une pondération élevée sur la zone euro pour profiter de son potentiel de revalorisation, avec le rééquilibrage de la croissance économique et des primes de risque élevées. Nous privilégions les valeurs en retournement ayant un fort levier opérationnel, même dans un contexte de reprise économique encore très progressive. Nous sommes en revanche prudents sur les valeurs de croissance qui présentent des risques liés à des valorisations élevées et sensibles à une hausse de taux d’intérêt mais également à des déceptions sur les résultats.


Qu’en est-il de la poche taux ?


Nous privilégions, depuis 2011, les obligations des Etats périphériques, notamment Italie et Portugal, qui bénéficient toujours d’une baisse des spreads. Le portefeuille est également largement couvert contre une remontée des taux.