Stratégie

Parole d'expert

La stratégie Global Income de Newton fête ses dix ans

Funds Magazine - 23 novembre 2015 - Communiqué

Les investisseurs tendent à sous-estimer la contribution des dividendes à la performance totale des actions sur le long terme. Au sein de la stratégie Global Income de Newton, qui célèbre son dixième anniversaire en novembre, la contribution des dividendes s’élève à environ 60 % de la performance depuis le lancement. Nick Clay, gérant du BNY Mellon Global Equity Higher Income Fund, nous explique l’approche et le positionnement de cette stratégie.

Nick Clay, gérant de portefeuille, Newton
Newton

Pourriez-vous décrire l’approche d’investissement du BNY Mellon Global Equity Higher Income Fund ?
Nick Clay, gérant de portefeuille, Newton : Ce fonds d’actions internationales propose une approche de gestion non contrainte via un portefeuille concentré autour de 50 valeurs (au 30 septembre 2015). À travers une discipline rigoureuse, nous ciblons les entreprises qui parviennent à distribuer durablement des dividendes. Nous investissons exclusivement dans des sociétés qui versent un dividende au moins 25 % supérieur à celui de l’indice FTSE World. Lorsque le rendement chute en deçà de ce seuil, nous liquidons la position. Toutefois, notre processus de sélection repose essentiellement sur l’analyse fondamentale. Celle-ci résulte de l’approche thématique de Newton et s’appuie sur notre équipe de recherche composée de plus de 30 stratégistes et analystes. Nous identifions des thèmes d’investissement, qui reflètent les grandes évolutions à l’échelle globale et constituent les fondations de nos idées d’investissement.
Le thème «state intervention» occupe actuellement un rôle clé au sein des portefeuilles de Newton. Quel est son impact sur le positionnement du fonds ?
Les autorités politiques estiment qu’une amélioration de la croissance passe nécessairement par davantage d’interventionnisme économique, de manipulation des marchés et de réglementation. Nous pensons que cette approche a alimenté une volatilité accrue, gonflé les prix des actifs et s’est traduite par une mauvaise allocation du capital. En ce qui concerne les actions, ce phénomène a eu pour effet une augmentation généralisée des valorisations. La question essentielle qui se pose alors est la suivante : quelle nature et quel degré de risque suis-je prêt à accepter pour atteindre le niveau de revenus que je me suis fixé ?» Faut-il obéir à l’instinct grégaire, ou viser un retour sur investissement plus durable et plus robuste en recherchant des flux financiers pérennes, susceptibles de résister à différents scénarios ? Chez Newton, nous sommes convaincus que la deuxième approche s’impose. En conséquence, nous restons sous-pondérés sur des secteurs procycliques tels que la finance et les matières premières.


Les valorisations des banques américaines semblent attrayantes et ces valeurs performent généralement assez bien dans un contexte de hausse prévisible des taux d’intérêt. Pourquoi se tenir à l’écart de ce secteur ?

Nick Clay : En effet, le système financier américain est celui qui a le plus œuvré pour désendetter ses bilans et mettre un terme aux excès du passé. Plus particulièrement, les banques régionales ont amorcé un retour aux origines, à savoir remplir une mission de service public. Toutefois, nous préférons nous tenir à l’écart de ces valeurs car ces banques doivent obtenir l’autorisation du régulateur américain pour verser un dividende. Dès lors, ce sont les autorités qui dictent in fine l’allocation du capital au sein de ces institutions. Nous avons été témoins de plusieurs cas, dans d’autres pays tels que la Suisse ou en Europe du Nord, où le régulateur change brutalement d’avis et préfère renflouer les caisses des banques. Par conséquent, tant que les banques américaines resteront dépendantes du bon vouloir du régulateur, nous n’investirons pas dans ces entreprises.


Quel est le rendement de votre fonds ?

Nick Clay : Le rendement s’élève à environ 3,4 %, contre 2,7 % pour le FTSE World (au 30 septembre 2015). La majorité de nos positions se situe dans la tranche de 4 % à 5 % de rendement. Cependant, nous ne sélectionnons pas nos positions uniquement sur des critères de rendement élevé du dividende. En 2007, les banques internationales affichaient les rendements les plus élevés au monde, et nous savons tous ce qui leur est arrivé. Il est important de rester très actif dans son approche de gestion et de sélectionner les valeurs les plus pertinentes : celles qui offrent des dividendes pérennes et/ou en hausse. Il convient de se méfier de celles qui affichent les taux de distribution les plus élevés, car elles pourraient bien mettre en danger leur potentiel de croissance pour tenter de conserver de tels niveaux.