Stratégie

Parole d’expert

L’approche factorielle pour répondre à une nouvelle demande des investisseurs

Option Finance - 7 novembre 2016 - Communiqué

Investisseur, Amundi

Améliorer la performance tout en limitant les risques : telle est la problématique des investisseurs en cette période de taux bas. Bruno Taillardat, Responsable Smart Beta chez Amundi, détaille ce que l’approche factorielle peut apporter.

Bruno Taillardat, Responsable Smart Beta, Amundi
Amundi

Quels sont les besoins des investisseurs dans la période actuelle ?
Dans un contexte de taux bas voire négatifs, les investisseurs sont à la recherche de nouvelles sources de performance sans pour autant vouloir prendre davantage de risque ni subir davantage de volatilité. On voit aussi émerger de nouvelles manières de structurer les portefeuilles. Au lieu de répartir les portefeuilles par zones, pays ou secteurs, les investisseurs cherchent à construire leurs portefeuilles en diversifiant les biais dans une approche factorielle («value» ou «momentum», par exemple). L’approche factorielle est véritablement une nouvelle demande des investisseurs. Limiter et diversifier les risques d’un côté, trouver de nouvelles sources de performance de l’autre : voici comment on peut résumer les besoins actuels des investisseurs.

Comment les solutions Smart Beta répondent-elles à cela ?
Les stratégies à faible volatilité («minimum variance» ou «low volatility») peuvent répondre à la logique de diminution des risques. A budget de risque égal par rapport à un portefeuille standard, ces stratégies permettent aux investisseurs d’inclure davantage d’actions dans leur allocation. Cette approche en budget de risque est surtout pertinente pour les investisseurs institutionnels. Ce type de stratégie intéresse également une clientèle privée investie sur les marchés actions mais échaudée par les crises successives subies depuis quelques années.

Que peut apporter l’investissement factoriel aux investisseurs ?

L’investissement factoriel peut être abordé de différentes façons par les investisseurs, selon leurs besoins. Il faut d’abord identifier les facteurs sur lesquels on souhaite être exposé. Ensuite, il est important de connaître la façon dont chaque facteur est construit : par exemple, pour définir la caractéristique «value» d’un titre, quel est le ratio le plus judicieux ? La solidité de la méthodologie de construction du facteur peut impacter la robustesse de la solution factorielle proposée.
Les investisseurs peuvent considérer de plusieurs façons l’investissement factoriel : au-delà d’une utilisation individuelle des facteurs, il est possible de les combiner, ce qui permet de diversifier les risques. On peut envisager la combinaison de ces facteurs de deux manières : la première consiste à équipondérer des facteurs. On peut aussi combiner ces facteurs de manière plus active, en partant d’une vision «top-down» intégrant la macroéconomie (est-on en phase de récession ou de croissance ?) mais aussi des données de marché (est-on en période de stress ?). Sans aller jusqu’à un vrai «timing» des facteurs, il s’agit de surpondérer ceux qui sont en phase avec le contexte. Par exemple, lors de la crise de 2008, les facteurs «low volatility» ou «quality» fonctionnaient mieux que le «momentum» ou le facteur «value».

Cette approche factorielle est-elle réservée à une gestion passive ?
Les facteurs peuvent en effet être utilisés par les investisseurs via des solutions de gestion passive, dans lesquelles un ou plusieurs facteurs viennent compléter une allocation d’actifs. Une gestion active est aussi possible sur l’approche factorielle. Le gérant pourra par exemple utiliser des facteurs construits sur des critères propres et pourra proposer une combinaison dynamique de ces facteurs.

Que représente le Smart Beta chez Amundi en termes d’actifs gérés et d’équipes ?
Amundi gère plus de 9 milliards d’euros en stratégies Smart Beta1, actives ou passives, tant sur des solutions fondées sur des approches factorielles que sur une gestion efficiente du risque. L’équipe dédiée est constituée de cinq personnes et elle interagit avec de nombreuses équipes du groupe, spécialisées en recherche quantitative, en recherche fondamentale, en prévision macroéconomique ou encore en ISR (investissement socialement responsable). Cette interaction est cruciale, car elle permet notamment à Amundi de répondre à des demandes très spécifiques d’investisseurs telles que la combinaison du Smart Beta avec des critères ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance). Parallèlement, notre équipe échange régulièrement avec d’autres partenaires comme l’Edhec sur son approche multifactorielle.

1- Source : Amundi au 30/09/2016.
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