Stratégie

Jacques-Aurélien Marcireau, directeur adjoint des gestions actions et gérant du fonds Edmond de Rothschild Fund Big Data

«Le big data est un thème d’investissement transversal»

Funds Magazine - Novembre 2018 - Communiqué

Big Data

L’exploitation des données informatiques est une source de création de valeur bien évidemment pour les entreprises technologiques mais aussi pour de nombreux secteurs d’activités plus traditionnels. Jacques-Aurélien Marcireau, directeur adjoint des gestions actions et gérant du fonds Edmond de Rothschild Fund Big Data, fait le point sur les opportunités d’investissement liées à cette révolution.

Jacques-Aurélien Marcireau, directeur adjoint des gestions actions et gérant du fonds Edmond de Rothschild Fund Big Data

Quelles sont les principales transformations induites par la croissance exponentielle des données informatiques disponibles ?

Grâce au big data, les entreprises peuvent acquérir un certain nombre d’avantages stratégiques. Nous avons identifié trois axes majeurs de création de valeur.

L’exploitation des données permet en premier lieu de mieux connaître sa propre société. La prise en compte d’un plus grand nombre de paramètres est une aide précieuse pour prendre des décisions et améliorer l’existant (gains de productivité, optimisation et réduction des coûts, etc.).

Elle permet aussi de mieux connaître ses clients et donc de mettre en place un marketing plus ciblé et d’améliorer l’expérience clients en leur proposant des services ultra-personnalisés. Il est par exemple possible de faire de la maintenance préventive, c’est-à-dire de réparer avant même que la panne ne se produise.

Enfin, le big data permet de proposer des produits et des services qui n’existaient pas auparavant, ce qui peut changer radicalement le paysage concurrentiel. C’est par exemple le cas dans l’univers des sociétés de taxis, avec l’arrivée d’Uber.

Est-il encore temps d’investir sur le thème du big data ?

Il est exact que le secteur technologique est à son plus haut historique aux Etats-Unis. Néanmoins, la création de valeur liée au big data dépasse ce seul secteur et nous n’en sommes encore qu’au premier stade. Tous les pans d’activités seront impactés à une échéance plus ou moins longue, en fonction de la vitesse à laquelle l’information se répand. Dans le secteur de la distribution, la convergence entre les canaux de vente physiques (offline) et digitaux (online) est déjà une réalité. De même, le secteur de l’assurance a déjà pris en compte les enjeux du big data. Les données collectées grâce à toutes sortes d’objets connectés permettent par exemple de proposer des assurances habitations sur mesure en fonction des habitudes des clients. Même chose dans l’automobile, les capteurs présents dans nos voitures ayant pour objectif de rendre la conduite plus sûre, plus responsable et plus écologique.

Votre fonds a d’ailleurs pour objectif de bénéficier du potentiel de création de valeur des data dans tous les secteurs…

Nous avons en effet adopté une approche de gestion transversale. Le portefeuille est donc exposé pour moitié à des sociétés technologiques qui collectent et permettent la mise à disposition des données ou qui fournissent des logiciels pour les exploiter et les analyser. Ainsi, Google constitue la première ligne de notre portefeuille. En parallèle, nous investissons dans des sociétés plus traditionnelles dans les secteurs de la finance, de la consommation ou encore de l’industrie. Grâce à la complémentarité de ces deux piliers en termes de performances boursières, notre fonds, qui a fêté ses trois ans d’existence le 31 août dernier, affiche une performance de 42 %* depuis son lancement, surperformant l’indice MSCI World (NR) de 12 %.

Sur quels critères vous fondez-vous pour opérer votre sélection de valeurs non technologiques ?


Nous nous appuyons sur différents éléments, parmi lesquels le budget alloué à la transformation de l’entreprise, qui doit être supérieur à la moyenne sectorielle, ou encore le background technologique des membres du conseil d’administration. De manière générale, il s’agit de juger les moyens mis en œuvre dans le cadre de la stratégie d’utilisation de la donnée.

Il y a encore peu d’informations à l’état brut sur ce sujet. Il faut donc se renseigner en amont auprès des entreprises technologiques qui fournissent des solutions et discuter avec les équipes dirigeantes pour glaner des renseignements.

Chacune des valeurs introduites dans le portefeuille fait l’objet d’une double conviction : celle de l’équipe de gestion du fonds EdR Fund Big Data, complétée par celle des gérants stock-pickers traditionnels de la société de gestion, qui ont un point de vue plus global sur le titre.

* Source : Edmond de Rothschild Asset Management (France). Performance de la part A EUR du compartiment Edmond de Rothschild Fund Big Data du 31/08/2015 (date de création) au 19/10/2018. Performance de l’indice MSCI World (NR) du 31/08/2015 au 19/10/2018 : + 30 %.

Edmond de Rothschild Fund Big Data est un compartiment de la Sicav de droit luxembourgeois, géré par EdRAM (France) par délégation d’EdRAM Luxembourg, agréée par la CSSF, et autorisé à la commercialisation en France. Ce compartiment est noté en catégorie 6 sur une échelle de 1 à 7, ce qui reflète l’exposition jusqu’à 100 % de son actif sur les marchés actions, qui présentent un profil de rendement/risque élevé. Les risques décrits ci-dessous ne sont pas limitatifs. Il appartient aux investisseurs d’analyser le risque inhérent à chaque investissement et de se forger leur propre opinion. Risque de perte en capital, risque actions, risque lié aux petites et moyennes capitalisations, risque de change, risque de concentration.