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Les appels d’offres institutionnels en retrait en 2013

Option Finance - 25 novembre 2013 - Sandra Sebag

Allocation d'actifs, Appels d’offres, Consultants, Solvabilité 2, Gestion déléguée

Si les appels d’offres baissent en volume, ils portent sur des classes d’actifs plus diversifiées. A côté des obligations en euros qui dominent toujours, les actifs risqués gagnent ainsi du terrain. En 2014, le nombre d’appels d’offres pourrait grimper car les petits institutionnels s’interrogent sur l’opportunité d’externaliser leur gestion afin de répondre aux contraintes de Solvabilité 2.

L’année 2013 ne devrait pas être un bon cru en matière d’appels d’offres institutionnels en France. «A fin septembre, 50 appels d’offres avaient été émis sur le marché par des institutionnels pour un montant total d’environ 6,5 milliards d’euros, avance Frédéric Pétiniot, directeur général d’Amadeis. Si on projette la tendance d’ici à la fin de l’année, le volume total devrait s’élever à environ 8 milliards d’euros pour un nombre d’appel d’offres compris entre 65 et 70.» Ce niveau se situe en dessous de la moyenne historique du marché français.

«En moyenne, les appels d’offres initiés par des institutionnels français ressortent chaque année aux alentours de 15 milliards d’euros, poursuit Frédéric Pétiniot, sauf lorsque certains appels d’offres émis par de grands institutionnels publics, comme le Fonds de réserve pour les retraites (FRR) ou encore l’ERAFP (établissement retraite additionnelle de la fonction publique), viennent gonfler ces chiffres. 2013 se situera dans la moyenne basse du marché français.»

Un constat assez général chez les consultants, pour Mercer comme pour bfinance : 2013 sera en repli par rapport à 2012, une année qui avait déjà vu les appels d’offres des institutionnels se hisser péniblement à 11 milliards d’euros. Un recul qui s’explique notamment par la taille des appels d’offres. «Il y a eu peu d’appels d’offres de taille importante cette année, la plupart se situent entre 50 et 200 millions d’euros», précise Marco Fusco, président-directeur général de State Street Global Advisors (SSgA) France.

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