Stratégie

Systèmes d’information

Les asset managers veulent des outils intégrés mais flexibles

Option Finance - 3 juin 2019 - Séverine Leboucher

Systèmes d'information

Les asset managers veulent des outils intégrés mais flexibles

Les sociétés de gestion ne veulent plus multiplier les outils informatiques pour réaliser les différentes tâches qui suivent une décision d’investissement. Aujourd’hui, les solutions technologiques «front-to-back» doivent être le plus intégrées possible. Un enjeu d’efficacité opérationnelle, mais aussi de rationalisation des coûts.

Fabrice Silberzan, chief operating officer de BNP Paribas Asset Management
BNP Paribas Asset Management

Reflet de l’histoire, les systèmes d’information des sociétés de gestion ont longtemps été un millefeuille d’outils technologiques hétérogènes : progressivement intégrés à chaque étape de développement de l’entreprise, ils avaient bien du mal à dialoguer entre eux. Aujourd’hui, cette «tour de Babel technologique» n’a plus la cote. «Notre groupe s’est construit à partir de la réunion de plusieurs entités et nous disposions de multiples solutions informatiques que nous faisions fonctionner ensemble mais au prix d’une complexité technique, raconte Fabrice Silberzan, chief operating officer de BNP Paribas Asset Management. Nous avons donc décidé de basculer sur un système unique intégré, allant du front au back-office. Le chantier devrait être achevé pour l’essentiel avant l’été.»

Donner plus de cohérence au système

BNP Paribas AM est loin d’être le seul à faire le choix d’une solution intégrée «front-to-back» en lieu et place d’un modèle dit «best of breed», qui consiste à retenir les meilleures solutions informatiques par métier ou par classe d’actifs, et à les agréger. C’est également le cas de grands gestionnaires comme Aviva Investors, Generali, Groupama AM ou encore Axa IM. Ils se tournent ainsi vers une poignée de prestataires, certains historiques, comme les éditeurs de logiciels SimCorp, Finastra et Neoxam, et d’autres plus récents comme Amundi ou encore BlackRock avec sa marque Aladdin (lire encadré), et nouent des relations privilégiées avec eux. «Aujourd’hui, les gestionnaires d’actifs tendent à limiter...

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